Bien dormir

BIEN DORMIR

Fatigué ? Irritable ? Découragé ?

Vous vous êtes encore réveillé plusieurs fois cette nuit ? Vous avez encore eu une insomnie ? Vous vous sentez très fatigué en vous levant ?

Ce problème de sommeil est un des maux du siècle, le stress, le surmenage, les soucis familiaux, financiers ou autres encore, agissent sur notre santé physique et morale.

Nous négligeons consciemment ou inconsciemment notre sommeil, nos périodes de repos, car « c’est pas grave », « j’ai pas le temps », « je dormirais mieux demain ou ce week end » !!

STOP !!!

Nous n’y faisons pas ou plus attention ou sommes résignés car cela fait des mois, des années que ça dure, mais le sommeil est un élément clé de notre bonne santé.

Il est difficile de penser que l’on va pouvoir agir sur notre sommeil pour qu’il redevienne bon et réparateur, mais c’est possible. Encore une fois, il faut juste prendre un peu de temps pour préparer la bonne nuit que vous voulez passer. Comment ?

Voici quelques conseils qui vous permettront de vous détendre, de vous endormir en ayant lâché prise avec votre journée et vos tracas, qui vous permettront de passer une bonne nuit ou au départ juste une nuit meilleure que les précédentes. Et tout ça, sans vous conseiller la moindre prise de médicaments.

1/ Ne pas jouer ou lire sur un écran de téléphone portable, de tablette, d’ordinateur ou de télévision juste avant d’aller se coucher. Il est conseillé d’arrêter tout écran au moins une heure avant d’aller se coucher.

Pourquoi ? « Car cela modifie la somnolence et la vigilance, cela supprime les niveaux de mélatonine » Cf Docteur Anne-Marie CHANG, neuro scientifique.

Reprenez un livre, une BD, ce que vous voulez comme support mais un support papier et non un écran lumineux. Si vous regardez la télé par exemple tous les soirs, prenez un peu de temps avant de vous endormir pour lire quelques pages d’un roman, d’une BD que vous aimez ou que vous venez de commander. Retrouver le plaisir de lire. Votre sommeil ne pourra que s’en trouver amélioré.

2/ Eviter toutes les boissons et tous les aliments excitants après 16 heures

Thé, café, chocolat, soda, cigarettes, alcool sont autant de choses à bannir après 16 heures pour favoriser votre future nuit de sommeil. Pour certaines personnes plus sensibles à tout ça que les autres, il est même conseillé de bannir tout ça dès 14 heures. Privilégier une tisane avant de vous coucher.

3/ Maintenez une température fraîche dans la chambre, pas plus de 18-19°C

Cela permet à votre corps d’abaisser sa température interne et de se préparer au sommeil.

4/ Ne pas garder son téléphone portable sur sa table de nuit avec le bluetooth ou la wifi activés.

Si votre téléphone vous sert de réveil, mettez-le en réglage avion ce qui signifie que la wifi, le bluetooth, les données mobiles (SMS, appels, …) seront désactivés. Cela améliorera votre sommeil car il ne sera pas perturbé par les ondes négatives de vos téléphones, les messages, mails ou appels qui pourraient venir interrompre votre sommeil.

5/ Lumière tamisée puis obscurité totale

Indiquer à son corps qu’il peut se détendre, se préparer à dormir. Commencer par une lumière tamisée pendant que vous lisez par exemple. Ensuite éteindre toute source de lumière. Cela stimule la sécrétion de mélatonine, l’hormone du sommeil.

6/ Ecoutez vous !!

Votre corps vous indique quand il a besoin de dormir, écoutez le ! Vous clignez des yeux, les yeux vous piquent ou vous brûlent, vous baillez, vous iriez bien vous coucher, vous avez les paupières lourdes ? Ecoutez cette tentation, allez vous coucher, c’est le moment !

Il faut vous coucher au moment où vous en ressentez le besoin, au moment où votre corps vous dit qu’il est temps d’aller dormir et non plus seulement quand vous avez décidé d’aller vous coucher. Le problème est souvent qu’on ne s’écoute pas et qu’on laisse passer les premiers signes envoyés par notre corps pour aller dormir. On laisse passer ce moment et notre cycle de sommeil s’en retrouve donc chamboulé, perturbé, décalé.

7/ Faire une séance de sophrologie

Sur internet, vous disposez de tout un tas de séance gratuite de sophrologie dédiée à l’endormissement, au lâcher prise pour une bonne nuit de sommeil. Prenez le temps, un jour, de chercher celle qui vous convient, voix de celui ou celle qui parle, bruit ambiant qui vous apaise, durée que vous souhaitez, … Enregistrez là et écoutez la le soir en vous couchant. Vous verrez ça fonctionne très bien.

8/ Utiliser des huiles essentielles

Vous pouvez aussi mettre une goutte d’huile essentielle de lavande sur un mouchoir et glisser ce mouchoir dans votre tête d’oreiller. Ne mettez pas le mouchoir en contact avec votre peau. Cela peut vous brûler la peau dans certains cas. C’est tout simple mais très efficace. L’huile essentielle de lavande est calmante, sédative, elle favorise le sommeil, l’élimination des tensions nerveuses, des migraines et des douleurs musculaires. Une seule goutte de cette huile dans votre oreiller vous aidera à passer une nuit plus sereine. Mais ce n’est pas la seule, l’huile essentielle de mandarine rouge ou jaune, de pin de patagonie, de lantana entre autres ont des pouvoirs relaxants, d’élimination des tensions, des angoisses, du stress, des cauchemars, et surtout de favoriser le sommeil. A vous de choisir selon leur parfum. Laissez vous guider par vos sens, celle qui sentira bon à votre goût sera celle qu’il vous faut.

9/ Ecouter de la musique ZEN

Faites vous une compilation de musique ZEN, là encore vous en trouverez plein sur internet et gratuites. Octroyez vous un moment détente avant de vous endormir, écouter une musique douche, zen indiquera à votre corps que vous êtes prêt à laisser venir le sommeil. Vous vous détendez ainsi tout doucement, sereinement et le sommeil va venir tout seul.

10/ Eviter le sport avant d’aller se coucher.

Faire du sport ? Oui bien sûr mais dans la journée plutôt que le soir. Si à cause du travail ou de la vie de famille vous n’avez pas les moyens de faire autrement, prenez une douche tiède voire froide après la séance pour faire redescendre la température de votre corps et ainsi favoriser la production de mélatonine et de ce fait votre sommeil.

Voilà quelques petits conseils pour vous aider à trouver un sommeil plus réparateur, pour retrouver le plaisir de dormir, ne plus avoir l’angoisse d’aller au lit en pensant qu’on va encore passer une mauvaise nuit. Offrez-vous, autorisez vous un moment rien qu’à vous avant d’aller au lit, un bain, une douche, une séance de sophrologie, une bonne tisane, bref ce que vous voulez du moment que c’est un moment de détente, de retour au calme, de lâché prise. Mettez une lumière tamisée ou des bougies, mettez des huiles essentielles, … Ecoutez vous, votre corps sait quand il a besoin de dormir et vous envoie des signaux. Sachez les écouter.

Dormez bien !

Céline DUBAT

Naturopathe bénévole pour l’association Bien-être au naturel

L’homéopathie menacée, Comprendre et agir

Texte de Jean Remy, Revue Weleda / Printemps-été 2019

Depuis un an, l’homéopathie subit les attaques d’une partie du corps médical français. Remboursement des médicaments, enseignement universitaire, sont sur la sellette. Une campagne de soutien à l’homéopathie, #MonHomeoMonChoix, permet aux patients de faire entendre leur voix.

« Il faudrait rembourser le sirop à la fraise, alors ! » De la dérision à l’insulte, ce tweet choisi parmi des milliers d’autres en dit long sur la manière dont le débat sur l’efficacité de l’homéopathie s’est dégradé depuis un an. Un véritable retour en arrière !

Tout commence en mars 2018. Le Figaro fait paraître une tribune au vitriol, signée de 124 professionnels de santé membre d’un collectif appelé #Nofakemed. Le texte appelle les pouvoirs publics et l’Ordre des médecins à bannir les « médecines dites alternatives », tout particulièrement l’homéopathie, jusqu’à interdire aux médecins et professionnels de santé qui les utilisent de faire valoir leur titre. Tempête médiatique !

Sous la pression, la ministre de la Santé saisit la Haute Autorité de Santé (HAS) afin d’évaluer l’efficacité de l’homéopathie et le bien-fondé de son remboursement. Verdict en juin prochain. Libre à Agnès Buzyn de suivre ou non l’avis de cet organisme qui a récemment consulté toutes les parties prenantes, dont les laboratoires Weleda.

Une décision qui pourrait tomber comme un couperet

Les patients seraient les premiers à souffrir d’un éventuel déremboursement des médicaments homéopathiques. Au siège de l’Association de Patients de la Médecine Anthroposophique (APMA), Jessie Delage, membre du conseil d’administration, ne cache pas son inquiétude : « Nos adhérents nous font part de leur tristesse et de leur colère face à l’ampleur de cette attaque et le sentiment que la décision pourrait tomber comme un couperet. Ils craignent aussi la raréfaction des médecins formés à l’homéopathie. Or ce sont déjà des patients qui ont fait des choix thérapeutiques en associant à des traitements lourds, lorsqu’ils y sont confrontés, des médicaments homéopathiques ou anthropomorphiques pour les soulager. Devront-ils se rendre en Allemagne ou en Suisse pour continuer de se soigner comme ils le souhaitent ? L’homéopathie va-t-elle être condamnée à devenir une médecine de luxe en France ? »

Joël Siccardi, président de l’Association Homéopathiques Patients France (AHP France), regrette amèrement le manque d’attention à l’expérience vécue par les patients : « Les médias restent focalisés sur la question de l’effet placebo et des preuves scientifiques. Bien sûr, découvrir le mode d’action de l’homéopathie serait important. Il est nécessaire que les chercheurs y travaillent. Mais nous invitons les autorités de santé à prendre aussi en compte l’efficacité du traitement et l’intérêt de notre expérience. Un patient qui constate l’efficacité d’un traitement homéopathique prescrit pas un médecin retourne généralement le consulter. À la longue, parfois plusieurs décennies de suivi, il bénéficie d’un recul qui lui permet de dire comment l’homéopathie l’a accompagné tout au long de son parcours de vie, dans des pathologies très diverses. N’est-ce pas aussi important ? »

En plus de priver les patients de traitements efficaces, le déremboursement produirait d’autres effets délétères. Pour commencer, la collectivité pourrait subir le coût des transferts vers des médicaments plus coûteux : le prix moyen des médicaments homéopathiques remboursables (SNC : Spécialité à Nom Commun) est de 2,70 € selon l’arrêté de 1984, celui des autres médicaments remboursable de 10,00 € (selon le rapport d’activité CEPS 2017, page 10). Tout aussi grave serait l’exclusion de l’homéopathie de l’enseignement médical : « Enseigner l’homéopathie dans les facultés de médecine et de pharmacie est le seul moyen de maintenir les patients dans un parcours de soins rigoureux » souligne le Dr Charles Bentz, président du Syndicat National des Médecins Homéopathe de France (SNMHF).

Se mobiliser de façon simple sur #MonHomeoMonChoix

Début avril, l’ensemble des acteurs de l’homéopathie (professionnels de santé, sociétés savantes, associations de patients, entreprises du médicament homéopathique ont lancé une campagne pour que chacun puisse exprimer son attachement à l’homéopathie et exiger le maintien de son remboursement.

Le collectif #MonHomeoMonChoix propose à chacun de se mobiliser de façon simple et gratuite :

En guerre contre les « arts de guérir »

Qui sont les #Nofakemed ? Médecins et autres professionnels de santé, la plupart militent pour une pratique qui reposerait exclusivement sur les lois de l’Evidence based medecine, c’est-à-dire la « médecine basée sur les preuves scientifiques », appuyée sur des modèles statistiques. Cette conception rejette toute technique complémentaire, toute approche intégrative. « La médecine basée sur les preuves contribue à mettre à la poubelle ce qu’elle nomme avec dérision « effet Placebo ». Son rêve est de guérir des corps en mettant entre parenthèse ce qui les anime. Elle est en guerre contre les arts de guérir, dont fait partie l’homéopathie », déclare la philosophe Isabelle Stengers, questionnée par le Monde le 27 novembre 2018.

« L’homéopathie dérange depuis ses origines, déplore le Dr Charles Bentz (SNMHF). Parce qu’elle utilise des médicaments hautement dilués, nos détracteurs voudraient limiter son action au seul effet placebo. Pourtant, en plus d’études cliniques et d’expérimentations conduites auprès de grandes populations dans la durée, nous disposons de bien des arguments qui démontrent qu’elle agit autrement : son efficacité sur le long terme, son utilisation en médecine vétérinaire, … »

Ignorer le mode d’action de l’homéopathie ne permet pas d’en déduire que les médicaments homéopathiques n’ont pas d’action au-délà du seul effet placebo, au même titre que les autres médicaments. Florian Petitjean, président et pharmacien responsable de Weleda France, rappelle que « la science finit souvent par expliquer ce que les hommes ont observé déjà depuis longtemps. Dans certains cas, la science ne dispose pas (encore) des outils ou des technologies adéquates. Elle ne peut que constater une action sans en comprendre les mécanismes sous-jacents. »

Le Dr Hélène Renoux, présidente de la Société savante d’homéopathie et du Comité européen d’homéopathie (ECH), souligne le rôle spécifique des sociétés savantes dans cette évolution : « Nous mettons en avant le désir de la communauté homéopathique d’approfondir ses réflexions sur la qualité des actes médicaux homéopathiques, leur pertinence et l’évaluation de leurs résultats. En cela la société savante d’homéopathie répond à un aspect primordial du questionnement en cours par rapport à l’homéopathie, celui d’une exigence de qualité et d’une capacité à se remettre en question et à s’évaluer. »

De son côté, le Dr Daniel Scimeca, président de la Fédération Française des Sociétés d’Homéopathie, rappelle enfin aux détracteurs de l’homéopathie qu’il n’existe qu’une seule médecine et des thérapeutiques plurielles : « Opposer médecines « conventionnelles », « traditionnelles » et « complémentaire », est une impasse. Seule l’intégration des différentes thérapeutiques nous permettra de répondre aux défis de santé publique. Nous avons beaucoup d’atouts à faire valoir ! J’ose espérer que du positif émergera de cette polémique. »

La médecine anthropomorphique profondément liée à l’homéopathie

Article paru dans la revue Weleda / Printemps-Été 2019

La médecine anthropomorphique développe une conception holistique de l’être humain, prenant en compte les niveaux corporel, biologique et physiologique, psychique et spirituel. Elle relie l’homme à la nature, donc aux autres êtres vivants et aux minéraux, sources de ses remèdes. « Son lien à l’homéopathie est particulièrement fort puisqu’elle en partage les principes de dilution et de dynamisation du médicament d’une part et d’individualisation thérapeutique d’autre part. D’ailleurs plus de 80 % des traitements prescrits à nos patients sont des médicaments préparés homéopathiquement », explique le Dr Robert Kempenic, président de la Société Savante de Médecine Anthroposophie (SSMA) et de l’Association pour la Recherche et l’enseignement en Médecine Anthroposophique (AREMA).

En homéopathie, le principe de similitude indique que le patient peut être soigné par une substance diluée qui, si elle était administrée sans dilution à une personne en bonne santé, provoquerait des symptômes. La même substance, hautement diluée, apaise ces symptômes chez une personne malade. La méthodologie anthropomorphique, héritée de Goethe, se fonde sur la loi d’analogie qui considère que l’homme et la nature ont tissé une relation intime au cours de leur évolution commune.

Toute substance naturelle peut influencer la santé de l’homme : que ce soit au niveau moléculaire (comme en médecine conventionnelle), selon son rôle dans la nature et même dans sa dimension culturelle. « Par exemple, le fer pourra être prescrit en raison de ses nombreuses propriétés physicochimiques et biologiques, mais aussi, de son comportement, de son rôle dans l’environnement et de sa place dans l’histoire humaine », illustre le Dr Kempenich. Ces différentes dimensions composent ce que la médecine anthroposophique appelle l »image du médicament.

Les médicaments proviennent de matières premières appelées « souches », tirées des règnes minéral, végétal et animal. Les souches des médicaments anthropomorphiques sont, dans un premier temps, préparées par des procédés pharmaceutiques spécifiques, comme la chaleur par exemple. Puis elles sont diluées par étapes et dynamisées, c’est-à-dire rythmiquement agitées à chaque étape de dilution. « C’est le rôle de la préparation pharmaceutique, en laboratoire, de réorienter la substance de la nature vers un processus intérieur de l’homme : la substance devient alors un médicament », précise le Dr Kempenich.

Enfin, le traitement anthropomorphique correspond à une personne particulière, il est adapté à une situation biographique individualisée.

C’est à ce titre que les patients ont « le sentiment d’avoir doublement choisi l’homéopathie », comme le dit Jessie Delage (APMA) : « La médecine anthroposophique est fondée sur une médication homéopathique dynamisée. Elle partage avec l’homéopathie de nombreux ingrédients et méthodes de préparation, tout en intégrant une vue spirituelle de l’être humain. »