La décroissance heureuse

Article paru sur le site Mondequibouge.be, le 30 août 2007.

Maurizio Pallante est consultant en efficacité énergétique au Ministère italien de l’Environnement et de la Protection du Territoire et de la Mer. Chantre de la « décroissance heureuse », cet ancien professeur s’échine à bousculer nos idées sur ce que devrait être la société de demain. Interview.

Qu’entendez-vous par « décroissance heureuse », qui est aussi le titre de l’un de vos ouvrages ?

La décroissance est un concept opposé à celui de la croissance. En économie, la croissance est mesurée par rapport à l’augmentation du Produit Intérieur Brut (PIB) (Glossaire), celui-ci étant associé au bien-être d’une population: si le PIB augmente, il y a croissance économique et la population est donc sensée mieux se porter. C’est un leurre. Pourquoi ? Prenons l’exemple de la production d’objets ne nous servant pas : le PIB augmente sans pour autant augmenter notre bonheur. Par contre, l’échange des services à travers les banques du temps (Par exemple, Jean répare les chaussettes de Paul en échange de quoi celui-ci répare son ordinateur, ndlr ) ou l’autoproduction de biens (fruits,légumes, pain, yaourt, ndlr) n’entraîne pas une augmentation du PIB, alors la société y gagne en bien-être. Contrairement à ce que la croissance nous impose, ce dont nous avons besoin pour vivre n’est pas nécessairement marchand. La décroissance promeut la production et à la consommation de biens et services, pas forcément marchands et ne faisant pas toujours augmenter le PIB, mais qui améliorent nos conditions de vie et respectent l’environnement. C’est dans ce sens que je parle de «décroissance heureuse».

J’identifie la décroissance à un tabouret à trois pieds. Si l’un des trois pieds manque, le tabouret ne tient plus. Le premier pied représente le mode de vie. Il faut minimiser notre empreinte écologique et produire ce dont nous avons (vraiment) besoin avec un moindre impact sur la Terre. Par exemple, en utilisant les objets plus longtemps, en prenant les transports publiques au lieu des voitures ou en achetant les produits locaux plutôt que ceux d’importation. Le deuxième pied c’est la technologie. Les tenants de la décroissance sont parfois accusés de vouloir retourner au temps des carrosses. Rien de plus erroné : nous prônons une technologie plus respectueuse de l’environnement qui cherche à réduire soit l’utilisation d’énergie et de ressources, soit les déchets lors de la production ou de l’élimination des biens. Le troisième pied du tabouret c’est la politique. Nos politiciens doivent adopter des stratégies «décroissantes». S’il est nécessaire de réduire la consommation en énergie de chaque famille, le politique a aussi un rôle important à jouer. Par exemple, l’octroi des permis de construire devrait être lié aux paramètres d’efficacité énergétique. C’est déjà le cas, par exemple, dans certaines localités au Trentin Haut Adige et en Allemagne, où il est interdit de construire des immeubles qui consomment plus de 7 litres de mazout ou de gaz de chauffage par mètre carré par an.

Notre société est-elle préparée à changer son style de vie, actuellement basé sur le modèle de la croissance?

La décroissance n’est pas un choix. Il suffit de penser que les émissions de CO2 dans l’atmosphère ont augmenté de 33 pour cent dans les 100 dernières années. Le Groupe d’experts intergouvernemental sur le climat (GIEC) (Glossaire) estime qu’on devrait connaître une augmentation de la température moyenne terrestre de 1,8 °C à 3,4 °C d’ici 2050. C’est directement lié aux activités humaines. Les conséquences sur l’homme et la nature seront considérables. La décroissance devient donc une contrainte. Soit ce passage sera imposé par l’écosystème terrestre de façon incontrôlée, soit il sera contrôlé en toute conscience par l’homme, en améliorant ses conditions de vie. 

Le terme «décroissance» n’effraie-t-il pas le grand public ?

Oui, c’est possible. Mais c’est normal. On nous a tellement vendu le mot « croissance », qu’au moment de parler de décroissance, on crée une certaine résistance. Le but est d’ailleurs aussi celui-là : interpeller, montrer qu’il y a d’autres voies.

Serge Latouche dit carrément qu’on devrait parler d’«a-croissance», comme l’on parle d’a-théisme »…

Oui, il dit que l’économie ne devrait pas se poser le problème de croître ni celui de décroître. Elle devrait simplement produire ce dont on a besoin pour vivre mieux, en essayant de minimiser l’impact de cette production sur l’environnement. Il a raison, mais je crois aussi que l’économie devrait poursuivre la décroissance, car il faut inverser une tendance générale. Il faudrait développer des initiatives pour que le PIB diminue et réduire tant notre consommation de ressources que les émissions polluantes dues à la grande production de biens.

Que pensez-vous du concept de «développement durable» ? 

Les termes développement et durable se contredisent. Les gens pensent que le développement durable est une croissance associée à l’application de technologies plus respectueuses de l’environnement, telle que l’utilisation des ressources renouvelables au lieu des ressources fossiles. Or, si un train est lancé à toute allure vers un mur, rien ne sert de freiner : il faut changer de direction. Je préfère la «décroissance heureuse». Quand je parle de décroissance je me réfère, d’une façon polémique, à une idée opposée à celle du développement durable. Malgré sa signification négative, la décroissance est un nouveau paradigme culturel qui dépasse celui qui a gouverné notre société de la révolution industrielle à nos jours. Par analogie avec le mot«déconstruction», utilisé par certains philosophes français, la décroissance vise à démonter un modèle de pensée pour en construire un autre.

Comment diffusez-vous vos idées ? 

Nous avons fondé le Mouvement pour la décroissance heureuse afin de construire un programme politique pour la décroissance. Nous ne sommes pas un parti politique et nous n’avons aucune intention de l’être. Nous sommes plutôt un groupe de personnes qui développe une réflexion et diffuse les résultats de ses raisonnements via un site Internet, des essais, des conférences… Notre but c’est que les associations, les communes, les groupes politiques, les mouvements, toute personne auxquelles nous nous adressons, concrétisent nos idées en mode de vie, en technologie ou en actions politiques décroissantes.

Propos reccueillis par Emanuela Giovannetti

Le massage

Ce livre date de 1985, mais est encore dispo sur des sites comme amazon.fr.

Pour ma part, c’est le premier livre que j’ai acheté concernant le massage et je l’ai toujours sous la main. Il est très bien écrit, très illustré et, à sa lecture, on ressent le plaisir de masser et le bien être ressenti lors d’un massage, c’est une invitation à masser et à se faire masser.

Voici l’avant propos de ce livre, écrit par Clare Maxwell-Hudson qui enseigne l’art du massage à travers le monde, aux particuliers comme aux professionnels. Elle dirige un enseignement destiné aux médecins et donne des conférences sur les vertus thérapeutiques du massage.

« Le massage est peut-être le plus ancien et le plus simple de tous les traitements médicaux. Dans les cultures traditionnelles, notamment en Orient, on trouve naturel que des personnes de tous âges puissent tirer profit d’un massage régulier. Mais chez nous, en Occident, si sa valeur a toujours été reconnue dans le monde du sport, son usage ne s’est étendu que récemment à d’autres domaines.

Nous avons trop souvent tendance à redouter le contact d’autrui. Pourtant, les recherches actuelles nous prouvent l’efficacité extraordinaire du toucher, qui est au coeur du massage. Une étude récente a révélé que le seul fait de masser améliore le moral des malades et accélère leur convalescence. (…)

En effet, comme on le découvre en le pratiquant, le massage n’est pas seulement physique. Il comporte une grande part de psychologie. La compréhension du sujet qui est entre vos mains se développe grâce à l’empathie. Tout bon kinésithérapeute sait qu’elle est implicite dans la devise : « Je suis ici pour aider. »

Avantage unique, le massage est aussi agréable à donner qu’à recevoir. On a scientifiquement établi que caresser un animal domestique procure une détente et abaisse la tension. Masser les gens produit les mêmes effets.

Le massage peut être stimulant ou apaisant, selon la vitesse et la force de nos manoeuvres. C’est pourquoi il peut rendre une personne alerte et prête à courir un marathon, ou bien, au contraire, la détendre et la disposer à dormir. Il peut soulager la tension, dissiper des migraines, détendre des muscles douloureux et supprimer l’insomnie. Surtout, il peut créer un climat propice à la guérison en éveillant un sentiment de bien-être. Beaucoup de mes clients estiment que le plaisir qu’il procure est thérapeutique en soi.

Tout en représentant ces nombreux avantages, le massage est facile à apprendre. C’est une compétence que chacun peut acquérir, car il s’agit, au fond, du prolongement de ce que nous faisons tous d’instinct. Nous nous passons la main sur le front en cas de fatigue ou de migraine, nous caressons les enfants sur la tête ou le visage afin de les rassurer, nous prenons la main d’un ami pour le réconforter, et nous massons un point douloureux aussi spontanément que nous caressons nos animaux domestiques. Le but de ce livre est de vous aider à développer cette aptitude naturelle.

On peut définir le massage comme toute forme systématique de contact qui s’est révélée capable de soulager une douleur ou de favoriser la bonne santé. Ce livre décrit trois techniques différentes : le massage proprement dit, où les manoeuvres sont généralement larges ; le shiatsu, une méthode de pressiothérapie orientale, liée à l’acupuncture et la réflexologie, qui touche toutes les parties du corps en opérant sur les réflexes du pied. Le livre du massage constitue ainsi une excellente introduction au sujet. Grâce à lui, chacun peut se mettre à développer le pouvoir thérapeutique de ses mains.

Dites vous bien que si la vie vous prend votre énergie, le massage peut vous la rendre. »

Clare Maxwell-Hudson.

Voilà, cet avant propos vous donne le ton du livre, c’est un résumé parfait de ce que vous trouverez dans le livre.

Laisser vous aller à masser et à vous faire masser ! Une fois qu’on y a goûté, on ne peut plus s’en passer. Les résultats sont impressionnants tant pour le masseur que pour le massé.

N’hésitez pas à laisser vos commentaires sur vos expériences.

Céline BOUTAIN-DUBAT, Naturopathe bénévole pour l’association Bien-être au Naturel.

Livre : La prophétie des Andes

Livre magnifique, que j’ai lu et relu, que je conseille à tous mes élèves mais aussi à mes amis.

Chacun a à apprendre de la lecture de ce livre, c’est une merveille, une perle d’amour, de bienveillance, mais aussi un formidable outil d’apprentissage d’ouverture d’esprit et d’ouverture de ses yeux sur le monde tel qu’il est. Apprendre à voir, à ressentir les choses.

Ce qui est impressionnant dans ce livre, c’est que chaque personne qui l’a lu a l’impression que le livre a été écrit pour lui. Chaque personne avec qui j’ai discuté de ce livre a le même ressenti : un livre qui parle à chacun d’entre nous, qui nous touche, …

Pour vous donner envie de lire ce magnifique livre, voici ce qui le contenu du dos de la couverture du livre :

La prophétie des Andes

À l’origine, un manuscrit fabuleux rédigé 600 ans avant J.C et une prophétie : intrigué, le héros de cette histoire s’envole pour le Pérou à la recherche du mystérieux grimoire, objet de toutes les convoitises. Commencent alors une aventure magique et une dangereuse initiation : une quête en neuf étapes qui le mène du sommet des Andes, au coeur de la forêt amazonienne, sur la voie des révélations de la vie.

Quand, au terme de son périple, le héros découvre le vrai sens de son existence, c’est notre propre quête qui débute.

Pour James Redfield, si nous restons attentifs et savons percevoir le grand mystère de l’existence, nous découvrirons que nous avons été judicieusement placés à l’endroit adéquat… pour changer quelque chose en ce monde.

————————-

Vous pouvez aussi regarder le film en version française sur YouTube. Il est ancien mais cela permet de mettre des images sur ce que vous aurez lu, cela vous permettra très certainement d’illustrer au mieux ce que vous avez compris des révélations.

Bonne lecture, bonne vidéo.

N’hésitez pas à laisser des commentaires sur cet article une fois que vous aurez lu le livre ont/ou vu la vidéo.

Céline BOUTAIN-DUBAT,

Naturopathe bénévole au sein de l’association Bien-être au Naturel

Citations diverses

Citations trouvées sur Pinterest

Cuisinons les fanes et les épluchures

Ôna Maiocco – Magasine Bio contact Avril 2016

La cuisine des fanes et des épluchures est non seulement un geste anti-gaspillage, mais surtout une démarche pourvoyeuse de nouveaux goûts, de textures intéressantes et de nutriments bienfaisants… à condition que l’utilisation de ces « rebuts » s’intègre facilement à nos habitudes de cuisine.


Au vu du gaspillage alimentaire largement décrié, l’utilisation des fanes et des épluchures en cuisine représente une solution intellectuellement satisfaisante. Economique et écologique ? Parfait ! En pratique, cependant, les injonctions alimentaires pèsent lourd sur notre spontanéité et notre disponibilité.


Ainsi, l’utilisation des fanes ne devrait pas être préméditée au risque de nous enfermer dans le système de la recette imposée. Les livres de recettes aux fanes peuvent alors montrer tout le potentiel de la démarche et nourrir l’inspiration. Dans l’idéal, le cuisinier considère la fane ou l’épluchure, quand elles se présentent comme un ingrédient supplémentaire. Cela suppose une certaine « liberté de cuisine » que peu d’entre nous pratiquent ou s’autorisent, alors que les cuisiniers et les mangeurs les plus épanouis semblent faire avec « ce qui leur tombe sous la main ». La cuisine s’envisage alors non comme une contrainte mais comme un terrain de jeu, un espace de liberté. Dans ce cadre uniquement, intégrer les fanes et les épluchures prend toute sa dimension de plaisir et de créativité. On ne se demande plus « est-ce que ça se mange ? », on goûte, on teste. Belle occasion d’ouvrir nos sens à l’inconnu.


Il n’existe pas de règles particulières à suivre pour cuisiner les fanes et les épluchures en dehors du choix primordial de fruits et légumes bio ou non traités et du nettoyage minutieux à la brosse, voire à l’eau vinaigré si les légumes sont consommés crus. En pratique les « chutes » de nos fruits et légumes habituels sont toutes comestibles ; ce sont les feuilles (fanes) et les pelures, les coeurs (trognons), les tiges, …
Deux obstacles (relatifs) peuvent alors se présenter : une saveur forte (amertume souvent) et/ou une texture fibreuse. Cette dernière peut être déjouée ou apprivoisée grâce à des découpes malines (ou un simple épluchage !) à l’utilisation du mixeur ou de la centrifugeuse ou à une cuisson suffisante. Sans oublier que l’ingestion de fibres est un plus dans notre alimentation moderne (régulation de la glycémie, facilitation du transit et entretien d’une flore intestinale bénéfique, notamment). L’amertume, elle, doit être intégrée dans le goût du plat, par exemple, à l’aide d’assaisonnements qui contrebalancent cette saveur à laquelle nous ne sommes plus habitués (vinaigre balsamique, huiles parfumées, …)


La forme ou le goût ? Pour cuisiner les fanes et les épluchures, il existe plusieurs façons de procéder. Souhait-t-on jouer sur le forme ou sur le goût ?- Dans le premier cas, il s’agit de profiter de la texture et de la forme de l’élément (en plus de son goût !) pour élaborer une recette, comme pour les tempuras de pelures de légumes où la forme allongée des pelures donne un aspect aéré au beignet.- Dans le second cas, on s’intéresse surtout au goût. La texture et la forme ne seront pas utilisées pour enrichir la recette, parfois même on mixera l’élément afin d’éliminer à dessein les fibres récalcitrantes ou dans le but d’obtenir une texture de soupe ou de crème, comme dans le curry de fanes de radis aux pommes de terre.


Autres choix, autres possibilités : se servir des fanes et épluchures soit comme légumes à part entière, soit en condiment, c’est à dire par « petites touches ».- La première solution est préférable lorsque l’ingrédient est présent en quantité et ne possède pas un goût trop marqué dans le contexte de cuisson choisi (car la cuisson peut affaiblir l’amertume). C’est le cas  de beaucoup de fanes, tiges et pieds de légumes, lorsqu’ils sont cuits : pieds de brocoli, feuilles vertes du chou-fleur, fanes de radis, de betterave et de navet. Ces rebuts sont à cuisiner comme des légumes : en soupe, en gratins, sautés à l’ail, … Les possibilités sont nombreuses !- La seconde option sera préférée pour des ingrédients aux goûts plus forts, telles les vannes crues (carottes, navets, radis). On intégrera alors l’élément par petites touches, comme une herbe aromatique : dans des pestos ou déshydraté et réduit en poudre pour agrémenter des sels parfumés ou servir de bouillon instantanés, intégré à une salade composée.


La peau des fruits et légumes : Les peaux des fruits et légumes bio sont intéressantes du point de vue nutritif. Elles contiennent en effet un surplus de vitamines, notamment vitamine C (pour les hommes par exemple).Dans nos recettes habituelles, on peut simplement les garder . Une compote de pommes avec la peau est tout aussi bonne et un un petit coup de mixeur homogénéise le tout pour une couleur et une texture plus appétissantes.Autre exemple, les pommes de terre nouvelles cuisent sans problèmes avec leur peau, à la vapeur ou sautées. Quand la peau est plus épaisse, on la retire à l’économe ou au couteau d’office.D’autres possibilités s’offrent alors à nous … Les pelures de pommes et de pommes de terres, par exemple, se plaisent à être passées au four chaud afin d’être transformées en délicieuse chips.Les pelures de carottes et de panais, de céleri-rave et de radis noir peuvent être utilisées en beignets, par exemple avec de la farine de pois chiches, façon pakoras indiens (avec cuisson à la poêle), ou avec de la farine de blé.Et si l’on tombe sur des morceaux peu appétissants ou trop ligneux, on peut les jeter dans une casserole d’eau chaude et réaliser ainsi un bouillon d’épluchures. On laisse simplement sur feux doux et on prélève du bouillon selon les besoins. Ce bouillon 100 % végétal s’utilise possiblement sur plusieurs jours et s’agrément en continu selon l’arrivage d’épluchures. Il faut simplement le placer au frigo la nuit – l’idée vient de l’ethnobotaniste François Couplan, grand spécialiste des plantes sauvages comestibles.


Les zestes d’agrumes : Les zestes d’agrumes non traités ou bio sont une denrée précieuse. Récupérez le zeste à l’aide d’un économe, d’une râpe fine ou d’un testeur. Vous pouvez les utiliser frais pour parfumer un risotto, une vinaigrette (une demi-cuillerée à café suffit largement pour donner du pers à un plat pour 4 personnes), comme les garder dans un endroit sec afin de les faire dessécher. Alors réduits en poudre à l’aide du moulin à café électrique, ils constituent une poudre parfumée à glisser telle quelle dans toutes vos pâtisseries ou à mélanger (à volume égal) à du sel pour le transformer en un délicieux condiment fruité.


Les pieds et les tiges de légumes : Qui n’a jamais jeté la tige du brocoli, du chou-fleur ou de l’artichaut avec regret ? Ces parties de la plante sont pourtant goûteuses et méritent notre considération. On veillera simplement à éplucher un peu la partie la plus externe, parfois fibreuse. Le coeur des tiges, plus tendre, se cuisine comme le reste du légume, ou à part pour réaliser un autre plat. La mandoline sera votre meilleure alliée et vous permettra de réaliser des carpaccios de tiges, à laisser crus mariner une heure au moins dans une vinaigrette aigre-douce (sauce soja, citron ou vinaigre de cidre, sucre, ail), puis à déposer sur une belle salade agrémentée de câpres et d’herbes fraîches, le tout largement arrosé d’une bonne huile d’olive.


Les fanes vertes : Sachant que les fanes de nos légumes les plus communs sont toutes comestibles, il est assez simple de les intégrer comme condiment ou comme légumes à notre cuisine. Voyez ce bel exemple de curry de fanes de radis aux pommes de terre, où les fanes de radis ( radis qui seront par exemple utilisés au cours du même repas pour réaliser l’entrée : un gaspacho ou une salade) sont utilisées en lieu et place (ou en complément) des épinards.Le pesto est une recette parfaite aussi pour les fanes. La recette végétale de base est la suivante : mixez ensemble un beau bouquet de fanes avec une grosse gousse d’ail, 4 c-a-s de graines oléagineuses ou de noix ( pignons de pins de préférence, sinon graines de tournesol ou de courge, noix, noisettes, …), 3 c-a-s d’une bonne huile d’olive, 1/2 c-a-c de sel. Facultatif : un trait de jus de citron ou de vinaigre balsamique.


De nouveaux ingrédients sans déchets : Encore une fois, la curiosité et la souplesse en cuisine seront nos meilleurs alliées pour nous ouvrir à ces ingrédients trop souvent considérés comme des déchets.

Fruits et légumes de saison

LES FRUITS ET LEGUMES DE SAISON

Il est recommandé de manger des fruits et des légumes de saison.

Sauf que la plupart des gens a perdu la notion de ce qui est réellement de saison ou non puisque les grandes surfaces proposent dans leurs étals toutes sortes de fruits et légumes à longueur d’années, comme les tomates par exemple.

Pour vous aider à consommer des fruits et légumes de saison, vous trouverez plus loin dans l’article, une liste (non exhaustive)de fruits et légumes de saison, pour chaque mois de l’année où ils devraient être « normalement » consommés.

Au départ, pensez à l’emmener lors de vos courses ou ayez le à côté de vous lorsque vous préparez vos menus et votre liste.

Pour quelles raisons faut il privilégier les fruits et légumes de saison ?

  • Ils ont plus de goût,
  • Ils répondent au bon moment à nos besoins nutritionnels,
  • Ils sont plus riches en antioxydants,
  • Ils sont moins traités,
  • Ils sont moins chers, …

Le fait de manger des fruits et légumes de saisons permet de manger ces aliments avec un vrai goût et non un goût de « flotte », comme des tomates qu’on pourrait acheter en hiver par exemple.

Le fait de faire le choix de produits locaux permet de limiter la durée et la distance de transport, donc moins de carburant consommé, donc plus écologique, de permettre aux producteurs locaux de garder des prix à la hauteur de leur travail pour une meilleure qualité que ce qu’on peut trouver en grande surface.

Ils répondent au bon moment à nos besoins nutritionnels : la nature est bien faite et nous offre ce dont nous avons besoin au moment où notre corps en a besoin. En hiver, notre corps doit combattre le froid et le manque de soleil, la nature produit des légumes riches en minéraux et des agrumes pleins de vitamines C. En été, il fait chaud et notre corps dépense moins de calories, il demande plus d’eau que nous pouvons trouver dans les fruits et légumes de saison : melon, salade, tomates, …

Les fruits et légumes de saison sont moins traités que ceux produits à une saison qui n’est pas la leur, car ils viennent forcément de serres où ils sont dopés aux pesticides et autres produits nocifs pour la santé.

Bref, manger des fruits et légumes de saison c’est écologique et bon pour la santé.

Le corps sait ce dont il a besoin : Écoutez le !

Céline DUBAT

Naturopathe bénévole au sein de l’association Bien-être au Naturel

Aide mémoire Légumes :

JANVIER

Légumes :

Ail, betterave, Brocoli, Carotte, Céleri, Choux de Bruxelles, Chou fleur, Chou frisé, Chou rouge, Chou vert, Courges, Crosnes, Échalote, Endives, Épinards, Fenouil, Mâche, Navet, Oignon, Panais, Poireau, Pomme de terre, Salsifis, Topinambour.

Fruits :

Ananas, Citron, Clémentine, Datte, Kaki, Kiwi, Mandarine, Noix, Orange, Pamplemousse, Poire, Pomme.

FÉVRIER

Légumes :

Brocoli, Betterave, Carotte, Céleri, Choux de Bruxelles, Chou Frisé, Chou rouge, Chou vert, Cresson, Échalote, Endives, Mâche, Oignon, Panais, Poireau, Salsifis, Topinambour.

Fruits :

Citron, Clémentine, Kiwi, Mandarine, Noix, Orange, Pamplemousse, Pomme.

MARS

Légumes :

Betterave, Céleri, Chou fleur, Chou rave, Chou rouge, Chou vert, Cresson, Échalote, Endives, Mâche, Morille, Oignon, Panais, Persil, Poireau, Salsifis, Topinambour.

Fruits :

Citron, Clémentine, Kiwi, Mandarine, Noix, Orange, Pamplemousse, Pomme.

AVRIL

Légumes :

Ail nouveau, Asperge, Carotte, Cerfeuil, Chou fleur, Chou rouge, Cresson, Échalote, Épinard, Fenouil, Fêve, Laitue, Morille, Oignon, Oseille, Persil, Pissenlit, Poireau, Radis.

Fruits :

Citron, Noix, Orange, Pamplemousse, Pomme.

MAI

Légumes :

Ail nouveau, Artichaut, Asperge, Blette, Carotte, Chou fleur, Chou rave, Cresson, Échalote, Épinard, Fenouil, Fêve, Frisée, Laitue, Navet, Oignon, Oseille, Persil, Pissenlit, Pomme de terre, Radis, Roquette.

Fruits :

Citron, Fraise, Pomme.

JUIN

Légumes :

Aneth, Ail nouveau, Artichaut, Asperge, Basilic, Blette, Brocoli, Carotte, Cerfeuil, Chou fleur, Chou rave, Ciboulette, Coriandre, Courgette, Cresson, Échalote, Épinard, Estragon, Fenouil, Fêve, Haricot vert, Laitue, Laurier, Menthe, Melon, Navet, Oignon, Origan, Oseille, Persil, Petit pois, Poivron, Pomme de terre, Radis, Romarin, Thym.

Fruits :

Citron, Cerise, Fraise, Framboise, Rhubarbe, Tomate.

JUILLET

Légumes :

Aneth, Ail, Artichaut, Asperge, Aubergine, Basilic, Blette, Brocoli, Carotte, Cerfeuil, Chou fleur, Ciboulette, Concombre, Coriandre, Courgette, Cresson, Échalote, Épinard, Estragon, Fenouil, Fêve, Girolle, Haricot vert, Laitue, Laurier, Maïs, Menthe, Melon, Navet, Oignon, Origan, Oseille, Pastèque, Persil, Petit pois, Poivron, Pomme de terre, Radis, Romarin, Thym.

Fruits :

Citron, Cerise, Fraise, Framboise, Figue, Groseille, Myrtille, Pêche, Prune, Tomate.

AOÛT

Légumes :

Aneth, Aubergine, Basilic, Betterave, Blette, Brocoli, Carotte, Céleri, Cèpes, Cerfeuil, Chou fleur, Ciboulette, Concombre, Coriandre, Courgette, Cresson, Échalote, Épinard, Estragon, Fenouil, Fêve, Girolle, Haricot vert, Laitue, Laurier, Maïs, Menthe, Melon, Origan, Oseille, Pastèque, Persil, Petit pois, Poivron, Pomme de terre, Radis, Romarin, Thym.

Fruits :

Abricot, Citron, Cerise, Fraise, Framboise, Groseille, Mûre, Myrtille, Noisette, Pêche, Poire, Pomme, Prune, Tomate.

SEPTEMBRE

Légumes :

Artichaut, Aubergine, Bette, Betterave rouge, Brocoli, Carotte, Catalonia, Céleri branche, Céleri rave, Chou blanc, Chou de Bruxelles, Chou frisé, Chou Romanesco, Chou rouge, Chou chinois, Chou fleur, Chou rave, Citrouille, Concombre, Courge, Courgette, Cresson, Épinard, Fenouil, Haricot, Laitue romaine, Maïs, Navet, Oignon, Oignon blanc, Panais, Pâtisson, Poireau, Poivron, Pomme de terre, Potiron.

Fruits :

Amande, Avocat, Banane, Châtaigne, Citron, Coing, Datte, Figue, Framboise, Fruit de la passion, Litchi, Mangue, Marron, Melon, Mirabelle, Mûre, Myrtille, Nectarine, Noisette, Noix, Papaye, Pastèque, Pêche, Poire, Prune, Quetsche, Reine-claude, Tomate.

OCTOBRE

Légumes :

Bette, Betterave rouge, Brocoli, Carotte, Catalonia, Céleri, Céleri branche, Céleri rave, Chou blanc, Chou de Bruxelles, Chou frisé, Chou rouge, Chou chinois, Chou fleur, Chou rave, Cima di tapa, Citrouille, Courge, Cresson, Épinard, Fenouil, Laitue romaine, Maïs, Oignon, Panais, Poireau, Poivron, Pomme de terre, Potimarron, Potiron, Salsifis, Topinambour.

Fruits :

Avocat, Banane, Châtaigne, Citron, Coing, Datte, Figue, Fruit de la passion, Kaki, Litchi, Mandarine, Mangue, Marron, Noisette, Noix, Papaye, Poire, Pomme, Prune, Quetsche, Raisin.

NOVEMBRE

Légumes :

Carotte, Catalonio, Céleri, Céleri branche, Céleri rave, Chou blanc, Chou de Bruxelles, Chou frisé, Chou rouge, Chou chinois, Chou rave, Cima di tapa, Citrouille, Courge, Cresson, Endive, Épinard, Fenouil, Mâche, Oignon, Panais, Poireau, Pomme de terre, Potimarron, Salsifis, Topinambour.

Fruits :

Ananas, Avocat, Banane, Châtaigne, Citron, Clémentine, Datte, Fruit de la passion, Grenade, Kaki, Kumquat, Mandarine, Mangue, Marron, Noix, Orange, Papaye, Poire, Pomme.

DÉCEMBRE

Légumes :

Carotte, Catalonia, Céleri, Céleri branche, Céleri rave, Chou blanc, Chou de Bruxelles, Chou frisé, Chou rouge, Chou chinois, Cima di tapa, Citrouille, Courge, Cresson, Endive, Mâche, Oignon, Panais, Poireau, Pomme de terre, Salsifis, Topinambour.

Fruits :

Ananas, Avocat, Banane, Châtaigne, Citron, Clémentine, Datte, Fruit de la passion, Grenade, Kaki, Kiwi, Kumquat, Litchi, Mandarine, Mangue, Marron, Orange, Orange sanguine, Pamplemousse, Papaye, Poire, Pomme.

Fait maison

Plats préparés contre le fait maison

Édulcorants, conservateurs, colorants, exhausteurs de goûts, sel, sucre, acides gras trans industriels, et j’en passe, autant de choses cachées ou non d’ailleurs dans les plats préparés industriels.

Les études sur le sujet des plats « tout prêt » démontrent la même chose : l’association de deux additifs peut être toxique, alors imaginez ce qui se passe dans notre organisme quand 3, 4, 5 additifs sont combinés !!!

Au DANEMARK, les acides gras trans industriels sont interdits depuis 2003, l’OMS milite pour leur interdiction mondiale, mais nous en sommes loin. Ces acides gras trans industriels sont extrêmement dangereux pour notre santé cardiovasculaire.

Il apparaît que les plats cuisinés ont un index glycémique hors norme qui favorise la trop grande production d’insuline par notre organisme, avec toutes les conséquences que l’on connait !

La valeur nutritionnelle des plats cuisinés est moins importante que des plats faits maison. De plus, il y a souvent beaucoup trop de sucre, trop de sel dans ces plats. Pourquoi ? C’est simple : pour rendre les consommateurs dépendants, pour façonner le goût des enfants à ces produits, pour qu’ils en ressentent le manque dès que le paquet ou le plat est fini.

Prenons l’exemple de la farine : une farine blanche c’est à dire raffinée de manière industrielle, a une valeur nutritionnelle amoindrie par rapport à une farine complète et intégrale. Le raffinage concentre la céréale en amidon ce qui fait augmenter l’index glycémique. Alors qu’y gagne-t-on ? Rien d’utile à notre santé bien au contraire !

Certains et certaines se laissent séduire par les plats préparés par manque de temps, parce que la cuisine n’est pas leur fort, mais faite l’expérience toute simple, d’un gâteau au yaourt, qui est un gâteau très simple et très rapide à faire, en changeant juste vos ingrédients. Soyez fous et faites cette expérience avec la même recette, le même jour, mais avec des ingrédients différents d’un côté des ingrédients industriels, raffinés, des œufs de poules élevées en batterie, et de l’autre côté des œufs bio de poules qui ont couru dans la campagne, des produits bio ou fermiers, non raffinés.

Comparez les deux gâteaux, ils n’aurons ni la même texture, ni la même couleur, ni le même goût.

En faisant l’effort de préparer tout soit même on redécouvre les goûts de notre enfance, des plats que nous préparent ou nous préparaient nos grands-mères, nos mamans. Rappelons nous d’une bonne purée maison dans laquelle nous creusions un trou au milieu pour mettre la sauce faite maison du poulet rôti ou de la viande que nous mangions avec !!!

Il faut du temps pour cuisiner, comme il faut du temps à la nature pour nous donner ce qu’elle nous offre, respectons les aliments et cuisinons les à la bonne saison, avec plein d’idées recettes que nous pouvons nous échanger. Faites vous plaisir à redécouvrir la vraie saveur des choses.

Bon appétit !!

Si vous cherchez des idées, j’ai créé un tableau sur Pinterest qui rassemble plein de recettes à faire soi-même : https:/www.pinterest.fr/liloceline/recettes/

Céline DUBAT, Naturopathe bénévole au sein de l’association Bien-être au Naturel

Prendre soin de soi

Plantons dans notre esprit cette petite graine : Il est bon de prendre soin de soi. Elle poussera toute seule et les choses finiront par se faire naturellement et sans plus avoir à y réfléchir.
Pourquoi prendre soin de soi ?Comment fait-on ?Qui va me montrer comme faire ?Quoi faire pour prendre soin de soi ?Où vais je trouver le temps de prendre soin de moi ?
Autant de questions qu’on fini par se poser un jour ou l’autre pour des raisons aussi diverses les unes que les autres : une grosse fatigue, un gros ras le bol, une dépression, un burn out, ou simplement envie de se sentir mieux dans sa peau, envie de perdre du poids, envie de reprendre le sport, de se reprendre en main physiquement et moralement, et la liste pourrait continuer encore et encore car nous sommes tous différents et que nous ressentons tous différemment le besoin à un moment donné de prendre soin de soi.
Il est déjà difficile d’admettre qu’on en a besoin et envie. La société de consommation, la vie en société, l’éducation en générale, ne tolère pas ou peu le fait qu’on puisse nous apprendre à prendre du temps pour soi.
Ma formation de Naturopathe m’a permis de travailler sur moi autant que sur les autres. Faire le choix de travailler avec une psycho-thérapeute, permet de faire le point sur soi, sur ses attentes, ses déceptions, ses rêves, ses besoins, mais aussi de se rendre compte de la multitude de choses qu’on s’interdit de faire, par peur de ne pas y arriver, par peur que les gens nous jugent et de savoir ce qu’ils vont penser de nous et de nos choix, par éducation, par croyances, par a priori, … Je fais parti ces personnes qui ont passé leur vie à refuser de faire tomber les barrières que je me suis mises toute seule ou que la société m’a imposées, et je me rends compte aujourd’hui que ce n’est pas ça la vie, que ce n’est pas le bonheur ! On déplaira de toute manière à certains, alors autant faire les choix qui nous conviennent, autant être enfin en harmonie avec soi-même, nos besoins, nos attentes, nos sentiments et notre ressenti. Depuis que j’ai pris cette route du retour vers ce qui est bien pour moi, j’ai beaucoup évolué et suis plus ouverte sur les autres. Et bien oui, en ouvrant son esprit, on devient plus ouverts aux différences morales, de vie des autres et cela aide énormément dans la consultation Naturopathique et dans le massage car il n’y a plus de barrières ou presque.

Mais comment faire pour s’occuper de soi ?
Et bien, il faut déjà se donner le temps de le faire. Se dire : je prends le temps de faire ce que j’ai envie ou ce dont j’ai besoin pendant tant de temps. Si au départ, ces minutes seront courtes et non régulières sur la journée, sur la semaine ou parfois même sur le mois, vous verrez qu’une fois qu’on s’est autorisé à le faire, qu’on y a pris goût, on y revient avec plaisir en se demandant pourquoi on ne l’a pas fait plus tôt.Il faut ensuite s’autoriser à prendre du temps pour soi, s’autoriser à se poser pour faire quelque chose que vous avez envie de faire.La société, notre éducation, le rythme de la vie actuelle, les contraintes, et j’en passe nous astreignent à un rythme de dingue et où le fait de se poser est mal vu.


Mais quoi faire pour s’occuper de soi ?Il existe tellement de choses à faire pour s’occuper de soi sur le plan physique ou psychologique !!!Je vais vous faire une petite liste des premières choses qui me viennent à l’esprit mais elle est loin d’être exhaustive puisque chacun ressentira un besoin différent selon le moment, le temps, l’endroit, …- écouter un bon morceau de musique en étant détendu sur son canapé, sur son lit, ou bien calé dans un fauteuil- écouter un bon morceau de musique et danser comme un ou une dingue dessus, ça défoule !- manger un truc qui vous plait beaucoup mais que vous ne vous autorisez pas à manger souvent pour quelque raison que ce soit- prendre un bon bain en éteignant la lumière et en mettant une petite musique sympa et des bougies dans la salle de bain, avec quelques gouttes d’huiles essentielles de votre choix en diffusion dans la pièce,- dormir, vous reposer. C’est tout bête mais pourtant si compliqué pour beaucoup !- faire de l’art-thérapie : dessiner, peindre, colorier, … il existe beaucoup de livres sur le sujet qui vous propose par exemple des choses à colorier. J’avoue avoir été sceptique sur le sujet avant de prendre le temps de le faire une fois et c’est devenu un plaisir. Se poser dans un coin tranquille, avec son livre de coloriage, ses crayons tout en écoutant de la musique, a sur moi, et sur ceux à qui je l’ai conseillé, un effet dé-stressant, relaxant.- faire une bonne séance de sport, où on se dépense, où on lâche prise, où on se fatigue, où on se fait plaisir, …- s’isoler dans un endroit : seul, sans bruit pour se ressourcer- faire une séance de sophrologie, de relaxation, de yoga, …- faire une soirée entre amis,- aller se faire masser ou prendre un peu de temps pour s’occuper de son corps, auto-massage, application de crème diverses et variées, – aller se faire faire un soin en institut- aller se balader en forêt ou en bord de mer, ou près d’une rivière, ou juste dans un endroit où vous vous sentez bien et qui vous ressource- faire du puzzle, une maquette, du bricolage, …

En conclusion :Vous voyez, chacun a des envies et des besoins différents. Il ne faut pas faire pour faire comme les autres. A vous de trouver ce ou ces petits plaisirs qui vont devenir votre moment de ressourcement, un plaisir, une pause dans votre vie quotidienne.
Octroyez-vous cela : du plaisir rien que pour vous, quand vous le voulez ou le pouvez. Appréciez-le et répéter sans modération.

Fait main

LE FAIT MAIN

Nous avons précédemment parlé du fait maison contre l’industriel en ce qui concerne les recettes de cuisine.

Nous allons aborder, aujourd’hui, la possibilité du fait main pour la décoration, les cosmétiques, les produits ménagers, des jeux pour enfants, des rangements, …

La situation du pays face aux évènements qui s’y déroulent, à la situation financière difficile de bien des ménages fait que bon nombre de personnes se retrouve en difficultés financières, inquiet sur l’avenir.

De plus en plus de personnes ont donc envie de faire des économies mais aussi envie de se rapprocher de ceux qu’ils aiment et apprécient, de passer du temps avec eux, de faire des activités ensemble ou de faire quelque chose pour eux sans que cela soit freiné par un problème d’argent.

En tant que Naturopathe, au cours des consultations ou de simples conversations avec les gens, les amis, … on se rend compte que beaucoup ressentent le besoin de faire des choses de leurs propres mains. Pour ma part, on me demande souvent des recettes de cuisine puisque je cuisine beaucoup. Mais depuis quelque temps, on me demande aussi où je vais chercher toutes mes idées pour faire des choses sympas et pas chères pour la maison, entre autre.

Alors pour ma part, il y a un site internet que je consulte chaque jour, c’est PINTEREST. Je me suis créé plusieurs tableaux avec les choses que j’ai envie de réaliser tant en cuisine qu’en déco, rangements, … mais aussi les maisons que je trouve belles, les paysages qui me plaisent, les vêtements que j’aimerais porter, les citations et photos que j’aime, … Je vous donne le lien de ma page, chacun pourra y puiser les idées qu’il veut et se créer ses propres tableaux de ce qui l’intéresse. Mais aussi s’abonner à mes tableaux pour suivre ce que je met dans chacun.

Voici le lien : http://www.pinterest.com/damarwenn

Je vais ici mettre une idée de quelques tableaux que j’ai créé pour que vous puissiez vous faire une idée de tout ce qu’on peut trouver sur ce site mais surtout pour que vous puissiez avoir envie de faire plein de choses de vos propres mains. On y prend vite goût car on se rend compte ou on se rappelle qu’on aimait faire ça quand on prenait le temps de le faire, qu’on sait faire plein de choses par nous même, qu’on peut faire des économies rapidement en faisant soi-même.

Certains et certaines d’entre vous vont me dire qu’ils n’ont pas le temps de le faire. Nous en revenons toujours à la même chose. Prenons du temps pour nous, pour faire ce que l’on a envie de faire. C’est un problème récurrent que ce soit pour prendre soin de soi, pour faire des choses de ses propres mains, pour faire la cuisine. Effectivement, tout prend du temps, mais je trouve que nous sommes en paix avec nous même dès qu’on s’octroie le droit de prendre du temps pour soi. Je ne le répèterai jamais assez. Il faut se poser, se reposer, apprécier le moment présent, le moment qu’on se donne.

Avouez qu’il est super agréable de voir le résultat de ce qu’on a mis du temps à faire par soi-même, de recevoir des compliments sur ce qu’on a fait soi-même que ce soit en cuisine ou dans la maison.

Dans le fait main ou le fait maison, on a, au début l’impression de perdre du temps car il est tellement facile d’acheter tout fait, mais au final, on s’y retrouve financièrement et surtout moralement car on devient fier de ce qu’on fait.

L’avantage du fait main c’est qu’en plus cela a un côté écologique, car on recycle, on utilise des produits et des accessoires naturels qu’on a été chercher dans les bois ou dehors, des choses de récupération chez soi ou chez les amis ou les voisins, des produits simples comme le savon de Marseille, le miel par exemple pour les savons fait maison, … Non seulement on recycle mais on se rapproche de la nature en n’utilisant aucun produit chimique pour fabriquer, créer ou réaliser tout ça et j’avoue que cela a été une de mes premières motivations notamment pour les recettes de cuisine et les produits cosmétiques fait maison.

Voilà, j’espère vous avoir donné envie de faire par vous même, cet article sera aussi présent sur le blog de mon site internet http://www.celinedubat.wix.com/synergienaturopathie. Je serais ravie que vous mettiez des commentaires pour me dire ce que vous avez pensé de l’article, me dire ce que vous avez réalisé par vous même, donner de nouvelles idées, …

Pour info, sur internet vous trouverez une multitude de site sur le sujet, mettez les lettres DIY (Do It Yourself : en français fais le toi-même) et vous trouverez des centaines d’idées en tous genres.

Quelques idées :

Recettes de cuisine :

Petites roulades sympas et super simple à faire :

Ingrédients

1 pâte à pizza

3/4 livre de jambon

12 tranches de Gruyère

Sauce

1/2 tasse (125 ml) de beurre

2 cuillères à soupe (30 ml) de cassonade

1 cuillère à soupe (15 ml) de sauce Worcestershire

1 cuillère à soupe de moutarde de Dijon

1 cuillère à soupe de graines de pavot

Préparation

1-Préchauffer le four à 350 degrés F. Graisser un moule 9 x 13 allant au four.

2-Déroulez la pâte à pizza et formez un rectangle.

3-Garnir de tranches de jambon et de fromage.

4-Rouler et couper en 12 tranches, environ 1 pouce de large. Disposer dans le plat allant au four préparé.

5-Dans une casserole, combiner le beurre, la cassonade, la sauce Worcestershire, la moutarde et les graines de pavot. Fouetter jusqu’à ce que le beurre soit fondu Versez uniformément sur les rouleaux.

6-Couvrir et réfrigérer jusqu’à 24 heures ou cuire pendant 25 minutes.

Source crédit photo : http://www.kevinandamanda.com

Déco :

​​

Alors là, comment vous dire, c’est facile, pas cher puisque c’est du recyclage, et tellement sympa !!!!

Comment faire ?

Voici une idée  ‘Do it Yourself’ facile et originale, pour une ambiance chaleureuse et poétique, le must: 100% recyclage!! Et surtout 100% idée originale Youbold!

Une réalisation relativement simple,  qui nécessite uniquement, une boite de conserve, un pic de poterie (très important! n’essayer pas avec un pic à glace ou un couteau) et beaucoup d’huile de coude!

Une fois la boite toute nue, enroulez votre main dans un torchon et glissez le tout dans la boite de conserve. Et piquez ! Fort ! Assez fort pour percer la boite, et la déformer un petit peu. L’aspect métal frappé confère un certain charme à la boite de conserve, ainsi que le coté « non calculé » de l’espacement des trous. Quelques milliers de trous plus tard, votre lumignon est déjà terminé.

Pour un effet lumineux efficace, privilégiez les bougies chauffe-plats, qui sont assez plates pour remplir entièrement le lumignon de lumière.

Rangement et déco :

Toujours aussi simple :

Prenez une boite à chaussure. Si elle est belle, laissez là telle quelle, si la couleur ne vous plait pas recouvrez là d’un joli papier cadeau par exemple, ou de jolies pages de magasines ou de jolies serviettes en papiers, mettez des rouleaux de papiers toilettes à l’intérieur et vous voilà avec un super rangement pour vos stylos, crayons de couleurs, feutres et autres, … Cette idée est à dériver à l’infini car vous pouvez la faire de différentes tailles, pour y mettre tout ce qui vous passe par la tête dans n’importe qu’elle pièce. C’est astucieux, facile à réaliser et pas cher.

Voici seulement trois petites idées, qui j’espère vous donneront l’envie de faire par vous même, d’être curieux et de chercher les idées qui vous correspondent. Osez,

Bonnes activités à vous tous et à vous toutes. N’hésitez pas à partager vos réalisations sur le blog de mon site internet.

Céline DUBAT

Naturopathe bénévole au sein de l’association Bien-être au naturel

Confectionner ses produits cosmétiques et ses produits ménagers

Butane, isobutane, propane, cyclopentasiloxane, ppg-14 butyl ether, aluminum chlorohydrate, parfum, disteardimonium hectorite, octyldodecanol, bht, helianthus annuus seed oil, propylene carbonate, dimethiconol, tocopheryl acetate, citric acid, alpha-isomethyl ionone, benzyl alcohol, benzyl salicylate, butylphenyl methylpropional, cinnamyl alcohol, citronellol, coumarin, geraniol, hexyl cinnamal, hydroxycitronellal, isoeugenol, limonene, linalool, benzisothiazolinone, methylisothiazolinone, Hydrogenated castor oil, …

Ces composants aux noms barbares, sont autant de composants que l’on trouve dans les produits cosmétiques ou d’entretien vendus dans le commerce, que ce soit dans nos déodorants, nos lessives, … Certains sont inoffensifs, mais pas tous malheureusement !!!!

Tout le monde parle de l’aluminium dans les déodorants, mais si on compare cet ingrédient à un Iceberg, ce n’est qu’une infime partie du problème, une infime partie de ce que l’on sait et de ce que l’on voit !!!

A-t-on besoin de près de 30 ingrédients dans certains déodorants, dans un produit cosmétique ou un produit d’entretien pour qu’ils soient efficace ? Pour ma part, je pense que non.

Depuis quelques temps, je prépare mon shampooing, mon démêlant, mes savons, ma lessive moi-même. Et aussi surprenant que cela puisse paraître, cela fonctionne très bien !!!

Je n’y trouve que des avantages : c’est économique, je sais ce que je met dans mes préparations, cela fonctionne aussi bien que ce que j’achetais dans le commerce, c’est rapide à faire et on choisit le parfum qui nous plait grâce aux huiles essentielles.

Et oh surprise, 4 ingrédients me suffisent à faire mon shampooing, même chiffre pour ma lessive, 3 pour mon démêlant, …

Alors, n’hésitez pas, faites le test, seuls ou avec vos enfants. Pour les savons, par exemple, selon les moules que vous choisissez vous pouvez en faire de toutes les tailles et de toutes les formes, de couleurs différentes selon les ingrédients que vous mettrez dedans, aux senteurs différentes grâce aux huiles essentielles par exemple. Vos enfants vont adorer !!! Et ils sont ravis de se laver avec des produits qu’ils ont fabriqués et j’avoue que pour moi c’est pareil !!

Que peut-on faire soit même ?

Déodorant, savon, shampooing, démêlant, gel douche, crème anti-rides, crème jour, lait corps, galet effervescent pour le bain, bain moussant, lessive, produit vaisselle, produit lave vaisselle, produit dégraissant, et j’en passe. Une fois que vous aurez commencé, vous aurez envie de tout essayer.

En plus, vous recyclez vos flacons vides. Vous pouvez bien sûr en acheter des nouveaux pour cette nouvelle expérience. Il vous faudra peut être un peu de matériel au départ, si vous n’avez pas ce qu’il faut à la maison, mais l’investissement est vite rentabilisé (exemple : un chinois, un entonnoir, des contenants vides, …)

Alors à vos ustensiles et bonnes préparations. N’hésitez pas à partager vos expériences en m’envoyant des photos de vos préparations par exemple sur l’adresse mail suivante : bien_etre_au_naturel43@yahoo.fr. Je pourrais, si vous m’en donnez l’autorisation, les mettre sur le blog du site internet.

Céline DUBAT, Naturopathe bénévole au sein de l’association Bien-être au Naturel

Bien dormir

BIEN DORMIR

Fatigué ? Irritable ? Découragé ?

Vous vous êtes encore réveillé plusieurs fois cette nuit ? Vous avez encore eu une insomnie ? Vous vous sentez très fatigué en vous levant ?

Ce problème de sommeil est un des maux du siècle, le stress, le surmenage, les soucis familiaux, financiers ou autres encore, agissent sur notre santé physique et morale.

Nous négligeons consciemment ou inconsciemment notre sommeil, nos périodes de repos, car « c’est pas grave », « j’ai pas le temps », « je dormirais mieux demain ou ce week end » !!

STOP !!!

Nous n’y faisons pas ou plus attention ou sommes résignés car cela fait des mois, des années que ça dure, mais le sommeil est un élément clé de notre bonne santé.

Il est difficile de penser que l’on va pouvoir agir sur notre sommeil pour qu’il redevienne bon et réparateur, mais c’est possible. Encore une fois, il faut juste prendre un peu de temps pour préparer la bonne nuit que vous voulez passer. Comment ?

Voici quelques conseils qui vous permettront de vous détendre, de vous endormir en ayant lâché prise avec votre journée et vos tracas, qui vous permettront de passer une bonne nuit ou au départ juste une nuit meilleure que les précédentes. Et tout ça, sans vous conseiller la moindre prise de médicaments.

1/ Ne pas jouer ou lire sur un écran de téléphone portable, de tablette, d’ordinateur ou de télévision juste avant d’aller se coucher. Il est conseillé d’arrêter tout écran au moins une heure avant d’aller se coucher.

Pourquoi ? « Car cela modifie la somnolence et la vigilance, cela supprime les niveaux de mélatonine » Cf Docteur Anne-Marie CHANG, neuro scientifique.

Reprenez un livre, une BD, ce que vous voulez comme support mais un support papier et non un écran lumineux. Si vous regardez la télé par exemple tous les soirs, prenez un peu de temps avant de vous endormir pour lire quelques pages d’un roman, d’une BD que vous aimez ou que vous venez de commander. Retrouver le plaisir de lire. Votre sommeil ne pourra que s’en trouver amélioré.

2/ Eviter toutes les boissons et tous les aliments excitants après 16 heures

Thé, café, chocolat, soda, cigarettes, alcool sont autant de choses à bannir après 16 heures pour favoriser votre future nuit de sommeil. Pour certaines personnes plus sensibles à tout ça que les autres, il est même conseillé de bannir tout ça dès 14 heures. Privilégier une tisane avant de vous coucher.

3/ Maintenez une température fraîche dans la chambre, pas plus de 18-19°C

Cela permet à votre corps d’abaisser sa température interne et de se préparer au sommeil.

4/ Ne pas garder son téléphone portable sur sa table de nuit avec le bluetooth ou la wifi activés.

Si votre téléphone vous sert de réveil, mettez-le en réglage avion ce qui signifie que la wifi, le bluetooth, les données mobiles (SMS, appels, …) seront désactivés. Cela améliorera votre sommeil car il ne sera pas perturbé par les ondes négatives de vos téléphones, les messages, mails ou appels qui pourraient venir interrompre votre sommeil.

5/ Lumière tamisée puis obscurité totale

Indiquer à son corps qu’il peut se détendre, se préparer à dormir. Commencer par une lumière tamisée pendant que vous lisez par exemple. Ensuite éteindre toute source de lumière. Cela stimule la sécrétion de mélatonine, l’hormone du sommeil.

6/ Ecoutez vous !!

Votre corps vous indique quand il a besoin de dormir, écoutez le ! Vous clignez des yeux, les yeux vous piquent ou vous brûlent, vous baillez, vous iriez bien vous coucher, vous avez les paupières lourdes ? Ecoutez cette tentation, allez vous coucher, c’est le moment !

Il faut vous coucher au moment où vous en ressentez le besoin, au moment où votre corps vous dit qu’il est temps d’aller dormir et non plus seulement quand vous avez décidé d’aller vous coucher. Le problème est souvent qu’on ne s’écoute pas et qu’on laisse passer les premiers signes envoyés par notre corps pour aller dormir. On laisse passer ce moment et notre cycle de sommeil s’en retrouve donc chamboulé, perturbé, décalé.

7/ Faire une séance de sophrologie

Sur internet, vous disposez de tout un tas de séance gratuite de sophrologie dédiée à l’endormissement, au lâcher prise pour une bonne nuit de sommeil. Prenez le temps, un jour, de chercher celle qui vous convient, voix de celui ou celle qui parle, bruit ambiant qui vous apaise, durée que vous souhaitez, … Enregistrez là et écoutez la le soir en vous couchant. Vous verrez ça fonctionne très bien.

8/ Utiliser des huiles essentielles

Vous pouvez aussi mettre une goutte d’huile essentielle de lavande sur un mouchoir et glisser ce mouchoir dans votre tête d’oreiller. Ne mettez pas le mouchoir en contact avec votre peau. Cela peut vous brûler la peau dans certains cas. C’est tout simple mais très efficace. L’huile essentielle de lavande est calmante, sédative, elle favorise le sommeil, l’élimination des tensions nerveuses, des migraines et des douleurs musculaires. Une seule goutte de cette huile dans votre oreiller vous aidera à passer une nuit plus sereine. Mais ce n’est pas la seule, l’huile essentielle de mandarine rouge ou jaune, de pin de patagonie, de lantana entre autres ont des pouvoirs relaxants, d’élimination des tensions, des angoisses, du stress, des cauchemars, et surtout de favoriser le sommeil. A vous de choisir selon leur parfum. Laissez vous guider par vos sens, celle qui sentira bon à votre goût sera celle qu’il vous faut.

9/ Ecouter de la musique ZEN

Faites vous une compilation de musique ZEN, là encore vous en trouverez plein sur internet et gratuites. Octroyez vous un moment détente avant de vous endormir, écouter une musique douche, zen indiquera à votre corps que vous êtes prêt à laisser venir le sommeil. Vous vous détendez ainsi tout doucement, sereinement et le sommeil va venir tout seul.

10/ Eviter le sport avant d’aller se coucher.

Faire du sport ? Oui bien sûr mais dans la journée plutôt que le soir. Si à cause du travail ou de la vie de famille vous n’avez pas les moyens de faire autrement, prenez une douche tiède voire froide après la séance pour faire redescendre la température de votre corps et ainsi favoriser la production de mélatonine et de ce fait votre sommeil.

Voilà quelques petits conseils pour vous aider à trouver un sommeil plus réparateur, pour retrouver le plaisir de dormir, ne plus avoir l’angoisse d’aller au lit en pensant qu’on va encore passer une mauvaise nuit. Offrez-vous, autorisez vous un moment rien qu’à vous avant d’aller au lit, un bain, une douche, une séance de sophrologie, une bonne tisane, bref ce que vous voulez du moment que c’est un moment de détente, de retour au calme, de lâché prise. Mettez une lumière tamisée ou des bougies, mettez des huiles essentielles, … Ecoutez vous, votre corps sait quand il a besoin de dormir et vous envoie des signaux. Sachez les écouter.

Dormez bien !

Céline DUBAT

Naturopathe bénévole pour l’association Bien-être au naturel

L’homéopathie menacée, Comprendre et agir

Texte de Jean Remy, Revue Weleda / Printemps-été 2019

Depuis un an, l’homéopathie subit les attaques d’une partie du corps médical français. Remboursement des médicaments, enseignement universitaire, sont sur la sellette. Une campagne de soutien à l’homéopathie, #MonHomeoMonChoix, permet aux patients de faire entendre leur voix.

« Il faudrait rembourser le sirop à la fraise, alors ! » De la dérision à l’insulte, ce tweet choisi parmi des milliers d’autres en dit long sur la manière dont le débat sur l’efficacité de l’homéopathie s’est dégradé depuis un an. Un véritable retour en arrière !

Tout commence en mars 2018. Le Figaro fait paraître une tribune au vitriol, signée de 124 professionnels de santé membre d’un collectif appelé #Nofakemed. Le texte appelle les pouvoirs publics et l’Ordre des médecins à bannir les « médecines dites alternatives », tout particulièrement l’homéopathie, jusqu’à interdire aux médecins et professionnels de santé qui les utilisent de faire valoir leur titre. Tempête médiatique !

Sous la pression, la ministre de la Santé saisit la Haute Autorité de Santé (HAS) afin d’évaluer l’efficacité de l’homéopathie et le bien-fondé de son remboursement. Verdict en juin prochain. Libre à Agnès Buzyn de suivre ou non l’avis de cet organisme qui a récemment consulté toutes les parties prenantes, dont les laboratoires Weleda.

Une décision qui pourrait tomber comme un couperet

Les patients seraient les premiers à souffrir d’un éventuel déremboursement des médicaments homéopathiques. Au siège de l’Association de Patients de la Médecine Anthroposophique (APMA), Jessie Delage, membre du conseil d’administration, ne cache pas son inquiétude : « Nos adhérents nous font part de leur tristesse et de leur colère face à l’ampleur de cette attaque et le sentiment que la décision pourrait tomber comme un couperet. Ils craignent aussi la raréfaction des médecins formés à l’homéopathie. Or ce sont déjà des patients qui ont fait des choix thérapeutiques en associant à des traitements lourds, lorsqu’ils y sont confrontés, des médicaments homéopathiques ou anthropomorphiques pour les soulager. Devront-ils se rendre en Allemagne ou en Suisse pour continuer de se soigner comme ils le souhaitent ? L’homéopathie va-t-elle être condamnée à devenir une médecine de luxe en France ? »

Joël Siccardi, président de l’Association Homéopathiques Patients France (AHP France), regrette amèrement le manque d’attention à l’expérience vécue par les patients : « Les médias restent focalisés sur la question de l’effet placebo et des preuves scientifiques. Bien sûr, découvrir le mode d’action de l’homéopathie serait important. Il est nécessaire que les chercheurs y travaillent. Mais nous invitons les autorités de santé à prendre aussi en compte l’efficacité du traitement et l’intérêt de notre expérience. Un patient qui constate l’efficacité d’un traitement homéopathique prescrit pas un médecin retourne généralement le consulter. À la longue, parfois plusieurs décennies de suivi, il bénéficie d’un recul qui lui permet de dire comment l’homéopathie l’a accompagné tout au long de son parcours de vie, dans des pathologies très diverses. N’est-ce pas aussi important ? »

En plus de priver les patients de traitements efficaces, le déremboursement produirait d’autres effets délétères. Pour commencer, la collectivité pourrait subir le coût des transferts vers des médicaments plus coûteux : le prix moyen des médicaments homéopathiques remboursables (SNC : Spécialité à Nom Commun) est de 2,70 € selon l’arrêté de 1984, celui des autres médicaments remboursable de 10,00 € (selon le rapport d’activité CEPS 2017, page 10). Tout aussi grave serait l’exclusion de l’homéopathie de l’enseignement médical : « Enseigner l’homéopathie dans les facultés de médecine et de pharmacie est le seul moyen de maintenir les patients dans un parcours de soins rigoureux » souligne le Dr Charles Bentz, président du Syndicat National des Médecins Homéopathe de France (SNMHF).

Se mobiliser de façon simple sur #MonHomeoMonChoix

Début avril, l’ensemble des acteurs de l’homéopathie (professionnels de santé, sociétés savantes, associations de patients, entreprises du médicament homéopathique ont lancé une campagne pour que chacun puisse exprimer son attachement à l’homéopathie et exiger le maintien de son remboursement.

Le collectif #MonHomeoMonChoix propose à chacun de se mobiliser de façon simple et gratuite :

En guerre contre les « arts de guérir »

Qui sont les #Nofakemed ? Médecins et autres professionnels de santé, la plupart militent pour une pratique qui reposerait exclusivement sur les lois de l’Evidence based medecine, c’est-à-dire la « médecine basée sur les preuves scientifiques », appuyée sur des modèles statistiques. Cette conception rejette toute technique complémentaire, toute approche intégrative. « La médecine basée sur les preuves contribue à mettre à la poubelle ce qu’elle nomme avec dérision « effet Placebo ». Son rêve est de guérir des corps en mettant entre parenthèse ce qui les anime. Elle est en guerre contre les arts de guérir, dont fait partie l’homéopathie », déclare la philosophe Isabelle Stengers, questionnée par le Monde le 27 novembre 2018.

« L’homéopathie dérange depuis ses origines, déplore le Dr Charles Bentz (SNMHF). Parce qu’elle utilise des médicaments hautement dilués, nos détracteurs voudraient limiter son action au seul effet placebo. Pourtant, en plus d’études cliniques et d’expérimentations conduites auprès de grandes populations dans la durée, nous disposons de bien des arguments qui démontrent qu’elle agit autrement : son efficacité sur le long terme, son utilisation en médecine vétérinaire, … »

Ignorer le mode d’action de l’homéopathie ne permet pas d’en déduire que les médicaments homéopathiques n’ont pas d’action au-délà du seul effet placebo, au même titre que les autres médicaments. Florian Petitjean, président et pharmacien responsable de Weleda France, rappelle que « la science finit souvent par expliquer ce que les hommes ont observé déjà depuis longtemps. Dans certains cas, la science ne dispose pas (encore) des outils ou des technologies adéquates. Elle ne peut que constater une action sans en comprendre les mécanismes sous-jacents. »

Le Dr Hélène Renoux, présidente de la Société savante d’homéopathie et du Comité européen d’homéopathie (ECH), souligne le rôle spécifique des sociétés savantes dans cette évolution : « Nous mettons en avant le désir de la communauté homéopathique d’approfondir ses réflexions sur la qualité des actes médicaux homéopathiques, leur pertinence et l’évaluation de leurs résultats. En cela la société savante d’homéopathie répond à un aspect primordial du questionnement en cours par rapport à l’homéopathie, celui d’une exigence de qualité et d’une capacité à se remettre en question et à s’évaluer. »

De son côté, le Dr Daniel Scimeca, président de la Fédération Française des Sociétés d’Homéopathie, rappelle enfin aux détracteurs de l’homéopathie qu’il n’existe qu’une seule médecine et des thérapeutiques plurielles : « Opposer médecines « conventionnelles », « traditionnelles » et « complémentaire », est une impasse. Seule l’intégration des différentes thérapeutiques nous permettra de répondre aux défis de santé publique. Nous avons beaucoup d’atouts à faire valoir ! J’ose espérer que du positif émergera de cette polémique. »