L’homéopathie menacée, Comprendre et agir

Texte de Jean Remy, Revue Weleda / Printemps-été 2019

Depuis un an, l’homéopathie subit les attaques d’une partie du corps médical français. Remboursement des médicaments, enseignement universitaire, sont sur la sellette. Une campagne de soutien à l’homéopathie, #MonHomeoMonChoix, permet aux patients de faire entendre leur voix.

« Il faudrait rembourser le sirop à la fraise, alors ! » De la dérision à l’insulte, ce tweet choisi parmi des milliers d’autres en dit long sur la manière dont le débat sur l’efficacité de l’homéopathie s’est dégradé depuis un an. Un véritable retour en arrière !

Tout commence en mars 2018. Le Figaro fait paraître une tribune au vitriol, signée de 124 professionnels de santé membre d’un collectif appelé #Nofakemed. Le texte appelle les pouvoirs publics et l’Ordre des médecins à bannir les « médecines dites alternatives », tout particulièrement l’homéopathie, jusqu’à interdire aux médecins et professionnels de santé qui les utilisent de faire valoir leur titre. Tempête médiatique !

Sous la pression, la ministre de la Santé saisit la Haute Autorité de Santé (HAS) afin d’évaluer l’efficacité de l’homéopathie et le bien-fondé de son remboursement. Verdict en juin prochain. Libre à Agnès Buzyn de suivre ou non l’avis de cet organisme qui a récemment consulté toutes les parties prenantes, dont les laboratoires Weleda.

Une décision qui pourrait tomber comme un couperet

Les patients seraient les premiers à souffrir d’un éventuel déremboursement des médicaments homéopathiques. Au siège de l’Association de Patients de la Médecine Anthroposophique (APMA), Jessie Delage, membre du conseil d’administration, ne cache pas son inquiétude : « Nos adhérents nous font part de leur tristesse et de leur colère face à l’ampleur de cette attaque et le sentiment que la décision pourrait tomber comme un couperet. Ils craignent aussi la raréfaction des médecins formés à l’homéopathie. Or ce sont déjà des patients qui ont fait des choix thérapeutiques en associant à des traitements lourds, lorsqu’ils y sont confrontés, des médicaments homéopathiques ou anthropomorphiques pour les soulager. Devront-ils se rendre en Allemagne ou en Suisse pour continuer de se soigner comme ils le souhaitent ? L’homéopathie va-t-elle être condamnée à devenir une médecine de luxe en France ? »

Joël Siccardi, président de l’Association Homéopathiques Patients France (AHP France), regrette amèrement le manque d’attention à l’expérience vécue par les patients : « Les médias restent focalisés sur la question de l’effet placebo et des preuves scientifiques. Bien sûr, découvrir le mode d’action de l’homéopathie serait important. Il est nécessaire que les chercheurs y travaillent. Mais nous invitons les autorités de santé à prendre aussi en compte l’efficacité du traitement et l’intérêt de notre expérience. Un patient qui constate l’efficacité d’un traitement homéopathique prescrit pas un médecin retourne généralement le consulter. À la longue, parfois plusieurs décennies de suivi, il bénéficie d’un recul qui lui permet de dire comment l’homéopathie l’a accompagné tout au long de son parcours de vie, dans des pathologies très diverses. N’est-ce pas aussi important ? »

En plus de priver les patients de traitements efficaces, le déremboursement produirait d’autres effets délétères. Pour commencer, la collectivité pourrait subir le coût des transferts vers des médicaments plus coûteux : le prix moyen des médicaments homéopathiques remboursables (SNC : Spécialité à Nom Commun) est de 2,70 € selon l’arrêté de 1984, celui des autres médicaments remboursable de 10,00 € (selon le rapport d’activité CEPS 2017, page 10). Tout aussi grave serait l’exclusion de l’homéopathie de l’enseignement médical : « Enseigner l’homéopathie dans les facultés de médecine et de pharmacie est le seul moyen de maintenir les patients dans un parcours de soins rigoureux » souligne le Dr Charles Bentz, président du Syndicat National des Médecins Homéopathe de France (SNMHF).

Se mobiliser de façon simple sur #MonHomeoMonChoix

Début avril, l’ensemble des acteurs de l’homéopathie (professionnels de santé, sociétés savantes, associations de patients, entreprises du médicament homéopathique ont lancé une campagne pour que chacun puisse exprimer son attachement à l’homéopathie et exiger le maintien de son remboursement.

Le collectif #MonHomeoMonChoix propose à chacun de se mobiliser de façon simple et gratuite :

En guerre contre les « arts de guérir »

Qui sont les #Nofakemed ? Médecins et autres professionnels de santé, la plupart militent pour une pratique qui reposerait exclusivement sur les lois de l’Evidence based medecine, c’est-à-dire la « médecine basée sur les preuves scientifiques », appuyée sur des modèles statistiques. Cette conception rejette toute technique complémentaire, toute approche intégrative. « La médecine basée sur les preuves contribue à mettre à la poubelle ce qu’elle nomme avec dérision « effet Placebo ». Son rêve est de guérir des corps en mettant entre parenthèse ce qui les anime. Elle est en guerre contre les arts de guérir, dont fait partie l’homéopathie », déclare la philosophe Isabelle Stengers, questionnée par le Monde le 27 novembre 2018.

« L’homéopathie dérange depuis ses origines, déplore le Dr Charles Bentz (SNMHF). Parce qu’elle utilise des médicaments hautement dilués, nos détracteurs voudraient limiter son action au seul effet placebo. Pourtant, en plus d’études cliniques et d’expérimentations conduites auprès de grandes populations dans la durée, nous disposons de bien des arguments qui démontrent qu’elle agit autrement : son efficacité sur le long terme, son utilisation en médecine vétérinaire, … »

Ignorer le mode d’action de l’homéopathie ne permet pas d’en déduire que les médicaments homéopathiques n’ont pas d’action au-délà du seul effet placebo, au même titre que les autres médicaments. Florian Petitjean, président et pharmacien responsable de Weleda France, rappelle que « la science finit souvent par expliquer ce que les hommes ont observé déjà depuis longtemps. Dans certains cas, la science ne dispose pas (encore) des outils ou des technologies adéquates. Elle ne peut que constater une action sans en comprendre les mécanismes sous-jacents. »

Le Dr Hélène Renoux, présidente de la Société savante d’homéopathie et du Comité européen d’homéopathie (ECH), souligne le rôle spécifique des sociétés savantes dans cette évolution : « Nous mettons en avant le désir de la communauté homéopathique d’approfondir ses réflexions sur la qualité des actes médicaux homéopathiques, leur pertinence et l’évaluation de leurs résultats. En cela la société savante d’homéopathie répond à un aspect primordial du questionnement en cours par rapport à l’homéopathie, celui d’une exigence de qualité et d’une capacité à se remettre en question et à s’évaluer. »

De son côté, le Dr Daniel Scimeca, président de la Fédération Française des Sociétés d’Homéopathie, rappelle enfin aux détracteurs de l’homéopathie qu’il n’existe qu’une seule médecine et des thérapeutiques plurielles : « Opposer médecines « conventionnelles », « traditionnelles » et « complémentaire », est une impasse. Seule l’intégration des différentes thérapeutiques nous permettra de répondre aux défis de santé publique. Nous avons beaucoup d’atouts à faire valoir ! J’ose espérer que du positif émergera de cette polémique. »

Le bilan naturopathique

Qu’est ce qu’un bilan naturopathique ? A quoi sert-il ?

Le bilan naturopathique est réalisé au cours du premier rendez-vous entre le naturopathe et la personne qui vient le voir.

Le naturopathe n’étant pas médecin, il ne pose pas de diagnostic et ne prescrit pas de traitement. Comme la naturopathie prend la personne dans son ensemble c’est à dire sur le plan physique, émotionnel, spirituel, psychologique, le naturopathe, par ce bilan, va tenter de vous comprendre et de comprendre qu’elles peuvent les causes de votre mal être physique et ou moral. Il pourra, dès la fin de l’entretien et de la technique manuelle qu’il vous proposera en fin de séance, vous indiquer ce que vous pouvez entreprendre ensemble pour vous aider à devenir maitre de votre santé, de votre bien-être.

Cet entretien dure environ 1 heure et demie, c’est le premier contact entre le naturopathe et le client. C’est lors de ce premier rendez vous que le lien de confiance doit s’établir entre le praticien et la personne. Pourquoi cette confiance est importante ? Pour moi, c’est crucial. S’il n’y a pas de confiance entre le client et le naturopathe, je pense qu’il n’y aura aucun résultat positif : le client sera déçu car il aura l’impression d’être incompris, d’avoir perdu du temps, … le naturopathe, quant à lui, sera déçu de n’avoir pas pu aider le client.

Le naturopathe est un éducateur de santé, il conseille son client, il lui propose d’adopter une hygiène de vie lui permettant de maintenir ou de retrouver un état de santé optimal. Il est donc nécessaire que le client fasse confiance au praticien, qu’il voit que ce dernier l’a écouté et compris et que, de fait, ce qu’il lui proposera ne sera pas une solution bateau donnée à tout le monde, que ce qui lui est proposé est pour son bien, adapté à sa propre personne.

Le but du bilan est de faire un point sur l’état de santé général du client, ses antécédents médicaux, de connaître ses habitudes, l’environnement dans lequel il vit, les difficultés qu’il a rencontré au cours de sa vie et celles qu’il peut rencontrer aujourd’hui, ce qu’il attend de vous, …

Chaque naturopathe dirige cet entretien comme il l’entend, il n’y a pas de questionnaire type ! Selon son expérience, son ressenti, il va conduire l’entretien de la manière la plus intuitive possible afin d’établir un lien avec vous. Ceci, pour que vous puissiez vous détendre et vous exprimer en toute sérénité sans avoir la moindre appréhension ou même peur que le praticien vous juge ou se moque de vous.

Un naturopathe est pour moi une personne empathe, qui sait écouter, qui ne juge pas et qui par son expérience, son ressenti, son professionnalisme vous aidera à vous épanouir dans le fait de prendre soin de vous et de votre santé.

J’ai indiqué plus tôt que la première séance consistait à un entretien suivi d’une technique naturopathique. Qu’est ce que c’est qu’une technique naturopathique ? Nous appelons techniques naturopathiques, les techniques que nous utilisons pour établir le bilan, pour visualiser les points sur lesquels il est important de travailler, pour mieux vous conseiller sur les choses à mettre en place comme votre hygiène de vie, de nouvelles habitudes pour maintenir ou rétablir votre état de santé idéal.

La réflexologie :

La réflexologie est une pratique thérapeutique qui utilise la correspondance entre des points spécifiques des pieds (réflexologie plantaire), des mains (réflexologie palmaire) et/ ou des oreilles (réflexologie auriculaire) pour agir sur certains organes du corps qui correspondent à ces points spécifiques. Il suffit de masser ou presser ces points pour interagir avec les organes correspondants.

L’iridologie :

L’iridologie est un examen fondée sur l’observation de l’iris de l’œil, c’est à dire l’examen de la partie colorée de l’oeil. Cet examen permet d’avoir une idée sur l’état de vitalité global de la personne, de voir son « terrain », ses forces et ses faiblesses organiques.

Son l’objectif est d’étudier la partie colorée de l’œil, l’iris, pour apprécier l’état de santé global d’une personne. En complément de l’analyse morphologique et de l’étude des antécédents médicaux du patient, l’iridologie est un outil majeur du naturopathe afin d’appréhender la vitalité d’un individu, son « terrain » ainsi que ses forces et faiblesses organiques.

Trois proverbes peuvent illustrer cette pratique en toute simplicité :

  • Les yeux sont le miroir de l’âme, Yves le Guern,
  • L’âme peut parler avec les yeux, Gustavo Adolfo Bécquer,
  • Tels sont les yeux, tel est le corps, Hippocrate.

L’iris est en lien avec le cerveau, et dévoile de nombreuses informations sur la santé : état immunitaire, faiblesse de tel ou tel organe, présence d’inflammation ou d’intoxication médicamenteuse ou aux métaux lourds…

La morphopsychologie :
Chacun se développe comme il peut sur le plan physique et émotionnel, cela se manifeste sur son physique, sur sa morphologie. De ce fait, une observation minutieuse permet de détecter les signes d’éventuels problèmes, de mieux connaitre votre tempérament, votre caractère, ceci afin de vous conseiller d’une façon particulièrement adaptée.


Le bilan par les fleurs de Bach

Le naturopathe peut conseiller à son client l’utilisation des fleurs de Bach afin de l’aider à comprendre et améliorer ses états émotionnels, passagers ou récurrents, mal vécus. L’utilisation des fleurs de Bach permet à chacun de retrouver un état de santé idéal que ce soit sur le plan physique ou émotionnel.

Notre école enseigne ces différentes techniques de bilan, tant dans les modules théoriques que dans les stages pratiques.

N’hésitez pas à consulter la page suivante pour connaitre les dates et lieu des stages proposés par l’antenne Auvergne de l’école Synergie Naturopathie.

https://synergie-naturopathie-auvergne.com/les-stages/

Les plantes qui soignent

Quand je pense à la Phytothérapie, je pense aux propos de Yann Arthus Bertrand dans le film HOME quand il parle des arbres :

« Tout est vivant, tout est lié : l’eau, l’air, le sol, les arbres. Toute la magie du monde se déroule sous nos yeux (…) Les forêts primaires apportent les remèdes qui nous guérissent. Notre corps peut les reconnaitre, nos cellules parlent le même langage, nous sommes de la même famille ».

Pour moi, tout est résumé dans ces quelques mots. Si nous respectons la nature, elle nous donne énormément, si nous utilisons les remèdes qu’elle nous offre, notre corps les assimilent et s’en nourrit pour aller mieux, pour aller bien.

Encore faut il savoir quelles plantes utiliser et comment.

Dans cet article, je vais tenter de vous l’envie de cultiver votre propre jardin médicinal en vous donnant des exemples de plantes qui soignent, comment les utiliser mais aussi quelques titres de livres que j’ai trouvé très intéressants sur le sujet.

Tout d’abord commençons par parler du lieu où trouver les plantes aromatiques et médicinales. Vous pouvez bien sûr aller les acheter mais le but de cet article est de faire comprendre les avantages d’avoir votre propre jardin médicinal. Cela vous permettra d’avoir à porter de main tout ce dont vous avez besoin, sans plus avoir à acheter. De plus, le fait d’avoir son propre jardin aromatique et médicinal permet de produire en plus grande quantité et de faire des préparations en avance avec la récolte que vous aurez faite, avec la certitude que ce jardin n’aura pas été traité aux pesticides ou autres produits de « merde ». Des plants sains pour des produits d’entretien maison, des produits cosmétiques maison et des remèdes maison sains !

Vous pouvez aussi aller cueillir ses plantes dans la nature. Pour cela, il y a des consignes importantes à respecter : être sûr de la plante que vous cueillez car les plantes soignent mais peuvent rendre malade ou tuer si vous ramassez des plantes toxiques !!! Mieux vaut ne pas ramasser si vous avez le moindre doute. Il existe une grande quantité de livres sur le sujet mais aussi des applications smartphones pour identifier les arbres, plantes, … que vous croisez sur votre chemin. Cela fonctionne très bien.

Autre avantage de créer son propre jardin aromatique et médicinal c’est le côté financier. Tout ce que vous réussirez à faire pousser sera ça de moins à acheter et vu le prix des plantes aromatiques et médicinales, ce ne sont pas de petites économies ! Bien sûr, il y a des épices ou des plantes que vous ne pourrez pas faire pousser. Acheter donc ce qui vous manque en qualité bio, c’est certes un peu plus cher à l’achat, mais vu que vous n’achèterez plus ce que vous allez produire, vous pouvez maintenant vous le permettre si cela n’était pas possible avant.

Comment utiliser les plantes ?

Soient séchées soit fraiches selon l’utilisation que vous allez en faire.

Selon les plantes récoltées, vous allez pouvoir utiliser les feuilles, les fleurs, les baies, l’écorce ou encore les racines.

Quelles utilisation en faire ?

Huiles essentielles, Tisanes, Macérations, Décoctions, Hydrolats ou eaux florales, Teintures, Vinaigre aux plantes, Compresses et cataplasmes, Oxymels, Huiles infusées, Liniments, Crèmes, Savons, Sirops, Miels, Bonbons, Jus divers, Smoothies, Toniques, Stimulants, Shampooings, Huiles de massage, Pommades, Baumes, Hydromels, Remèdes divers, Lotions, sels de bains et divers produits d’hygiène mais aussi produits ménagers ainsi qu’une multitude de recettes de cuisine.

Quelles plantes ?

Ci-dessous vous trouverez une liste, non exhaustive bien sûre, de ce que vous pouvez essayé de cultiver dans votre jardin aromatique – médicinal :

Nom françaisNom scientifique
AbsintheArtemisia absinthium
Achillée millefeuilleAchillea millefolium
Actée à grappesCimifuga racemosa
AgripaumeLeonurus cardiaca
AigremoineAgrimonia SSP
AilAllium sativum
Alchémille communeAlchémilla vulgaris
AloèsAloe vera
AnethAnethum graveolens
AngéliqueAngelica archangelica
Armoise communeArtemisia vulgaris
Astragale de ChineAstragalus Membranaceus
AubépineCrataegus laevigata
AunéeInula Helenium
AvoineAvena sativa
BaptisieBaptisia Tinctoria
BardaneArctium lappa
BasilicOcimum basilicum
Basilic sacréOcinum sanctum
BétoineStachys officinalis
BourracheBorago officinalis
Camomille allemandeMatricaria chamomilla
Camomille romaineAnthemis nobilis
CannelleCinnamomum verum
Cannelle casseCinnamomum cassia
Cannelle de ChineCinnamomum cassia
CardamomeElettaria cardamomum
Cèdre blancThuja occidentalis
Chardon MarieSilybum marianum
ChélidoineChelifonium majus
Clou de girofleSyzigium aromaticum
ConsoudeSymphytum officinale
CréosotierLarrea tridentata
CurcumaCurcuma longa
ÉchinacéeEchinacea angustifolia
Epine-vinetteBerberis vulgaris
FramboisierRubus idaeus
Gaillet gratteronGalium aparine
GentianeGentiana lutea
GingembreZingiber officinale
GinkgoGinkgo biloba
GinsengPanax gingeng
Ginseng américainPanax quinquefolius
Ginseng de SibérieEleutherococcus senticosus
GuimauveAlthaea officinalis
Igname sauvageDioscorea villosa
Iris versicoloreIris versicolor
Laitue sauvageLactuca SPP
LavandeLavandula angustifolia et Lavandula SPP
LobélieLobelia inflata
Mahonia à feuille de houxMahonia aquifolium
Marronier d’IndeAesculus hyppocastanum
Mélisse officinaleMelissa officinalis
Menthe Mentha SPP
Menthe poivréeMentha piperita
Menthe verteMentha spicata
MillepertuisHypericum perforatum
MolèneVerbascum thapsus
Mouron des oiseauxStellaria media
Nombril de VénusUmbilicus rupestris
Noyer noir d’AmériqueJuglans nigra
OriganOriganum vulgare
OrtieUrtica Dioica
PassiflorePassiflora incarnata
PersilPetroselinum crispum
PimentCapsicum annuum
Piment de CayenneCapsicum SPP
PissenlitTaraxacum officinale
PlantainPlantago major
Poivre noirPiper nigrum
Prêle des champsEquisetum arvence
RaifortArmoracia rusticiana
Raisin d’AmériquePhytolacca decandra
RéglisseGlycyrrhiza glabra
Reine des présFilipendula ulmaria
RomarinRosmarinus officinalis
RoquetteEruca vesicaria SSP
RosierRosa SPP
Sauge officinaleSalvia officinalis et SPP
Saule blancSalix alba et SPP
Sceau de SalomonPolygonatum biflorum
ScutellaireScutellaria lateriflora
Scutellaire du lac BaïkalScutellaria baicalensis
SolidagoSolidago SPP
SouciCalendula officinalis
SureauSambucus nigra
ThymThymus vulgaris
Trèfle rougeTrifolium pratense
TussilageTussilago farfara
ValérianeValeriana officinalis

Quelques livres très bien rédigés, bien illustrés et clairs :

  • Mes meilleurs tisanes aromatiques, Danièle Festy, éditions Poche Leduc santé.
  • Plantes médicinales, le guide du débutant, Rosemary Gladstar, éditions Marabout.
  • Le grand livre des plantent qui soignent, Pipe Waller, éditions Larousse.
  • et pleins d’autres, …

À chacun de faire son choix !

Voilà, j’espère que cet article vous aura plu, n’hésitez pas à laisser des commentaires ou à mettre des photos de vos jardins aromatiques- médicinaux.

Prenez soin de vous

Céline BOUTAIN – DUBAT, Naturopathe bénévole au sein de l’association Bien-être au Naturel.

Les petites attentions

Pourquoi parler de ça sur un site qui parle de la Naturopathie ? Et bien une des caractéristique de la Naturopathie est de considérer la personne dans son ensemble et pas seulement dans l’analyse des symptômes qu’une personne décrit. À ce titre, je suis persuadée qu’une personne bien dans sa peau aura une meilleure santé que celle qui ne l’est pas. Pour moi, il est très important de faire à attention à soi, à son bien-être mais aussi au bien-être des gens qui nous entourent qu’ils soient de la famille, des amis ou autre relation. Si tu es serein et que tu fais en sorte que ton entourage le soit aussi, cela évitera bien des maux et des mots ! + de calme, moins de non-dits, moins de rancoeur, moins d’amertume, moins de stress, + d’amour et de tendresse, + de communication et + d’échanges. C’est une des clés du bonheur et la santé.

On se plaint souvent de ne pas avoir de petites attentions de son conjoint ou de ses amis ou de sa famille. Mais donne-t-on des petites attentions à ceux dont on souhaite en recevoir ?

On pense que oui. Mais la réponse, dans la majorité des cas, même si cela ne va pas vous plaire, est non.

Nous sommes tous pris par notre travail, la vie quotidienne, les tâches ménagères, la paperasse, les enfants, les finances, le temps qui passe trop vite, …

Nous ressentons tous un manque d’attention des personnes que l’on aime, on pense tous que nous faisons des efforts mais que les autres n’en font aucun à notre attention. Est-ce toujours le cas ? Non. Ce n’est pas un reproche, loin de moi l’idée de reprocher quoi que ce soit à qui que ce soit. Je ne donne ici que des clés, des idées, l’impulsion pour améliorer le quotidien, sa santé physique et émotionnelle.

A quand remonte votre dernier dîner aux chandelles avec votre conjoint ? A quand remonte le dernier repas entre copines ou avec vos amis ? Quand avez vous offert un petit cadeau à votre conjoint ou à votre meilleur(e) ami(e) ? Quand avez vous envoyez pour la dernière fois un mail ou un sms à vos amis pour prendre des nouvelles d’eux ?

Si vous êtes honnête avec vous-même, vous verrez que cela remonte à un moment voir à des années.

Je répète qu’il n’est ici question d’aucun reproche mais juste d’avoir l’honnêteté de faire cette constatation. En prendre conscience, permet d’effacer ou d’amoindrir les rancœurs qui peuvent vous assaillir et vous faire penser que tout le monde s’en fout, que personne ne fait d’efforts pour vous faire plaisir, que personne ne pense à vous,…

On a l’impression que les choses que nous faisons pour l’autre sont des attentions, mais même si les choses sont faites en ce sens, cela n’est pas forcément évident pour l’autre. Il s’agit souvent de mauvaise interprétation des choses ou pas du tout d’interprétation d’ailleurs. Un exemple que j’ai en tête : le mari d’une personne fait l’effort de se lever le matin pour réveiller les enfants pour que sa femme puisse dormir un peu plus longtemps avant d’aller au travail puisque celle-ci est + du soir que du matin. Et bien, jusqu’à ce qu’il lui dise que pour lui c’était une attention pour lui faire plaisir, elle ne le voyait pas comme telle. Ce n’est rien me direz vous, mais si vous analysez la chose, c’est l’exemple flagrant d’une attention qui passe inaperçue si elle n’est pas identifiée comme telle.

Le fait de donner est aussi important que de recevoir. Pour recevoir, il faut donner.

Il n’y a pas besoin de cadeaux, de présents ou de choses chères ou compliquées, juste des choses qui font plaisir !

Des exemples ? Il y en a des tonnes :

Un petit dîner aux chandelles, amener le petit déjeuner au lit à son conjoint, préparer un bain avec des bougies dans la salle de bain pour son conjoint, préparer un pique nique et sortir de la maison pour vous ressourcer un moment, acheter un petit cadeau et emballez le joliment pour l’offrir à votre conjoint ou à vos amis, c’est l’intention qui compte et qui fait plaisir, par forcément la valeur du cadeau, préparer le plat ou le gâteau préféré de votre conjoint ou de l’ami(e) à qui vous voulez faire plaisir, acheter une fleur ou un bouquet de fleur et offrez ça à la personne qui compte pour vous, coller des dizaines de post it sur le miroir ou sur l’écran de l’ordinateur ou sur le pare-brise ou le volant du véhicule de votre conjoint avec des petits mots doux, …

Pour faire plaisir avec des choses simples il suffit juste que cela ait une raisonnance pour la personne à qui vous faites un cadeau ou à qui vous donner de l’attention. La personne rêve d’un voyage à Disneyland mais vous n’avez pas les moyens de lui offrir ça ? Offrez lui un porte clé ou une figurine de Disney. La personne rêve d’une voiture ? Offrez lui la miniature de cette voiture, empaquetée dans une boite ou un paquet ultra décorée, l’effet est garanti car la personne comprendra que vous avez passez du temps à organiser cette petite surprise. La personne rêve d’un bon dîner au resto mais vous n’avez pas les moyens, achetez quelques bougies, préparez une jolie table avec les moyens du bord et prenez le temps de cuisiner un peu et ce sera super. Il y a plein de tuto sympa sur Pinterest ou internet pour fabriquer des décos sympa avec des objets de récup. Vos enfants rêvent d’une chambre décorée sur tel ou tel thême, fabriquez la déco vous même. Vous n’avez pas vu vos amis depuis un moment, vous ne leur avez pas envoyé de message depuis un moment ? Envoyez leur un mail ou un sms avec une photo de vous, ensemble, en indiquant simplement que cela vous manque. Ce ne sont ici que quelques exemples, je pourrais encore vous en donner des dizaines voir des centaines, mais cette petite liste est juste un début pour vous montrer que c’est très simple de faire plaisir quand on le veut, même si nous n’avons pas beaucoup de moyen ou beaucoup de temps. La personne sera touchée par l’attention mais aussi par le fait que vous ayez pris un moment pour préparer la surprise. Autre exemple, ce sera le dernier, si vous offrez un petit cadeau, faite un joli paquet tout mignon et mettez le dans une plus grosse boite au milieu de papier ou autre. La personne verra que vous avez passé du temps pour préparer la chose. C’est amusant et touchant.

N’hésitez pas à partager vos idées en commentaires sur cet article. Les idées sont toujours bonnes à prendre 🙂

Se libérer des Relations toxiques

Au quotidien, nous pouvons être la cible de pervers narcissiques, de manipulations émotionnelles, de harcèlement moral et/ou physique, d’ogres aspirateur de nos énergies, …

Comment se défaire de ces emprises, comment y faire face, comme se reconstruire après, comment ne plus attirer les personnes toxiques, comment se protéger à l’avenir de ces personnes et de leurs agissements sont autant de questions que nous pouvons nous poser, autant de questions qui peuvent nous aider à nous sortir de situations trop souvent difficiles et douloureuses, parfois dramatiques.

Les cibles préférées des personnes toxiques sont des personnes fragiles psychologiquement, émotionnellement ou physiquement tout le temps ou à un moment de leur vie, mais aussi des empathes. Il est tellement plus facile de s’attaquer à des plus « faibles » que soi !

Il n’y a aucune honte, aucun complexe à avoir par rapport au fait d’être empathe ou fragile. Au contraire, comprendre que cette perception du monde qui est différente pour vous, est en réalité une qualité et non un défaut à cacher.

Pour ma part, je pense que la société nous emprisonne dans des stéréotypes, dans un moule sociétal qui fait que la faiblesse est considérée comme un défaut, une tare à cacher, à étouffer. Je pense maintenant le contraire. Une citation indique « qu’il n’y a rien de normal à être adaptée à une société malade ». C’est tout à fait ça ! Il faut accepté d’être différent et pas forcément stéréotypée par rapport à la société car elle ne va pas bien. Créer et vivez votre propre monde par rapport à vos goûts, vos envies, vos propres pensées. Ce que peuvent en penser les autres n’a aucune importance.

La société, l’école, l’éducation familiale dans la majorité des cas, ne nous apprends pas l’empathie, la relaxation, l’acceptation de soi, de ses forces et de ses faiblesses, la communication, le toucher rassurant ou massant, tout ça est tabou encore aujourd’hui. C’est à mon sens une grave erreur car nous sommes désormais dans une société malade, dénuée de bienveillance et de partage. Et de toutes les conversations que j’ai pu avoir avec les personnes qui viennent me voir en entretien, mais aussi avec des inconnus rencontrés au fil des jours, mes amis, ma famille, une majorité d’entre eux pense qu’il y a un manque, que c’est dommage qu’il n’y ai pas plus d’écoute entre les gens, pas plus de partage de savoirs, de connaissances, de bons moments. Il est effarant de constater qu’en début de conversation les gens ne savent pas vraiment ce qui leur manque. Dès que j’aborde le sujet du manque, en posant des questions, il s’avère que le manque d’affection, le manque de gestes d’amour ou de bienveillance, le manque de conversations, le manque de partage de temps avec des amis, de la famille, le manque d’apprentissage sur comment aller mieux est la base d’un mal être sous-jacent et existentiel. Beaucoup se sentent démunis et triste de la situation mais indiquent qu’on ne leur à pas appris comment faire.

Les personnes toxiques ont une faculté à repérer les personnes empathes ou fragiles et déchargent leur méchanceté, leur agressivité, leur perversion sur eux. Ils sont tellement bons manipulateurs, la plupart du temps, que la « victime » fini par penser que c’est de sa faute et le cercle vicieux commence. Une personne attaquée va être sur la défensive, donc plus agressive, plus réceptive encore aux mots qui sont dits ou aux gestes qui sont faits, plus encline à faire des erreurs, plus maladroite et encore plus fragile car attaquée sur ces points faibles. Ceci « alimente » le sentiment de supériorité de la personne toxique qui va continuer de penser qu’elle est supérieure à vous, qui va accentué sa pensée qu’elle est réellement bien supérieure à vous.

Il est très difficile de se défaire de l’emprise d’une personne toxique car il est déjà très difficile de comprendre que nous sommes la victime d’une personne toxique.

On peut ressentir un mal être avec une personne, en disant je ne l’aime pas, ou je n’aime pas comment elle me parle, mais on ne l’associe pas forcément tout de suite à une emprise psychologique ou physique de la part de cette personne. Ça non plus, on ne nous l’apprend pas à l’école ou dans notre éducation. On ne nous apprends pas à mettre des mots sur nos faiblesses et à les partager. C’est mal ! Par contre ce que la société nous apprend, c’est à cacher tout ça au fond de soi, à ne pas en parler, à régler le problème soi même sans rien dire. C’est le meilleur moyen pour se rendre malade et péter un plomb ! Une citation indique que les mots qui ne sont pas dits se transforment en maux. J’adhère totalement à cet adage ! Si vous analysez vos problèmes de santé graves ou bénins à la symbolique du pourquoi vous avez ça, vous serez effaré de constater que la cause indiquée correspond pratiquement à 100 % au problème que vous rencontrez, à la situation que vous vivez. C’est un peu flippant au départ, mais une fois que vous acceptez le principe, l’idée que les mots sont associés au maux, vous aurez compris le principal et pourrez ainsi y remédier plus rapidement.

Comment se défaire de l’emprise d’une personne toxique ? Déjà, il faut accepter l’idée que nous avons été fragile à un moment et que cela suffit, accepter l’idée que c’est vous qui décidez quand cela suffit et que c’est à vous de faire le nécessaire pour que cela s’arrête. Il est très difficile de prendre la décision de dire STOP mais c’est le début d’une nouvelle vie, une renaissance ! Je suis passée par là aussi et j’ai mis des années à dire STOP, mais depuis que j’ai prononcé ce mot directement à la personne toxique, ça va beaucoup mieux ! Cette personne n’existe plus pour moi, j’ai tiré un trait sur elle. Quand vous arrivez à vous sortir d’une telle emprise, vous êtes au départ très fatigué, vidé, comme s’il vous manquait quelque chose, mais très vite, vous reprenez le dessus, vous arrivez à voir la personne toxique telle qu’elle est vraiment, telle qu’elle a toujours été, c’est à dire une pauvre personne, sans vie réelle, qui n’a de vie que dans la destruction de l’autre, qui n’a pas ou peu de vie sociale et qui se donne de l’importance en ayant une emprise malsaine sur quelqu’un. Si vous y regardez de plus près, ces personnes n’existent pas vraiment en tant que personne individuelle, ce sont souvent des personnes jalouses de la vie ou de la réussite des autres, qui pensent que seule leur vision des choses est la bonne et que tout ce que font les autres c’est mal ou mal fait ou mal dit. Pour eux, quoi que vous fassiez, ça ne va jamais.

Vous verrez que dès que vous intégrez l’image, l’idée de cette personne telle qu’elle est, vous comprenez que celle-ci ne peut plus revenir vers vous pour tenter à nouveaux de vous manipuler, car vous n’avez plus peur de cette personne.

Alors comment passer de victime à indifférent ? Il y a plein de solutions mais je pense que la principale c’est de mettre des mots sur tout ça, d’en parler, de ne plus cacher le mal être ressenti. C’est un premier pas, mais qui pour moi est le plus important. Pourquoi ? Car vous verrez qu’en parlant de ça avec un psychologue, un thérapeute, un naturopathe ou des amis ou de la famille, le mécanisme d’acceptation que cela suffit se met très vite en place. C’est le début du « aller mieux ». Comprendre que c’est la personne toxique qui est malade fait un bien fou au moral. Comprendre que vous n’avez rien fait de mal en dehors d’être vous ça fait du bien au moral. Comprendre que la personne toxique s’en prend à vous pour détruire une vie dont il est jaloux car il a une vie de « merde » ça aussi ça fait un bien fou au moral !

Une autre citation dit « Quoi tu fasses, ça ne plaira jamais à tout le monde, alors fait ce que tu veux ». C’est tellement vrai ! Prenez la décision de vivre pour vous, avec vos idées, vos goûts, vos envies. Ça plaît ? Tant mieux. Ça ne plaît pas ? Tant pis. Ça va peut être faire le tri dans vos amis et votre entourage, mais ne resteront que ceux qui aime réellement la personne que vous êtes. Ça aussi ça fait un bien fou, de ne plus avoir besoin de paraître, de faire semblant pour ne pas paraître « bizarre ». Essayez, vous verrez que la vie est plus facile quand on arrête de réfléchir pour faire plaisir aux autres avant de s’écouter et de prendre soin de soi.

Sortir d’une relation toxique ouvre les yeux sur tout un tas de choses dans sa vie. Les priorités changent. C’est une bénédiction, une renaissance, une nouvelle vie qui commence.

Profitez de la vie ! Prenez soin de vous !

Céline BOUTAIN-DUBAT, Naturopathe

Reconnaissance de la Naturopathie

Article paru sur le site https://union-internationale-de-sante-naturelle.fr/reconnaissance-de-la-naturopathie-2018-france-belgique-suisse-canada/

Reconnaissance de la Naturopathie

Qu’en est-il en 2019 ? France, Belgique, Suisse, Canada

SOMMAIRE

Le métier est-il en phase de reconnaissance ou non?

La naturopathie a été reconnue depuis 1978 par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) comme « médecine traditionnelle occidentale ».

La même année,  le Bureau International du Travail (B.I.T), qui est une organisation agissant sous l’égide de l’ONU, a enregistré officiellement la naturopathie. Quant à l’Unesco, elle qualifie la naturopathie comme une « Médecine traditionnelle », tout comme l’OMS.

En Europe la naturopathie a été classée comme une “médecine non conventionnelle” à l’occasion de la résolution européenne du 29 mai 1997 (Collins & Lannoye) qui encourage les pays membres à intégrer dans leurs pratiques de santé les médecines non conventionnelles.

Malgré ces progrès dans son officialisation, la naturopathie ne fait pas l’objet d’une reconnaissance pleine et entière dans de nombreux pays, alors que d’autres ont reconnu cette médecine traditionnelle. Ainsi en Europe, la majorité des États ont reconnu la naturopathie comme étant une médecine non conventionnelle, mais dans peu d’entre eux la pratique de cette médecine est légalement réglementée.  La reconnaissance de la naturopathie dans les pays qui n’ont pas réglementé ce métier est faite à condition que le praticien ne soit pas considéré comme un médecin, donc ne pose pas de diagnostic.

Le statut de la naturopathie est donc différent selon les pays : en Allemagne, Royaume-Uni, Suède, Danemark, Norvège, Irlande, Pays Bas, Suède, le métier est reconnu et la seule limite commune à la plupart de ces pays est la non-usurpation du titre de « docteur en médecine ». Le métier de naturopathe est légalisé en Australie, dans 13 états des États-Unis, en Afrique du Sud, dans le Canada anglophone.

reconnaissance de la naturopathie - informations et legislation

Reconnaissance de la naturopathie – informations et législation

La situation en France :

En France, la Naturopathie est reconnue sans être réglementée de manière stricte. Son exercice est donc libre et sa pratique peut se faire sans diplôme particulier. Ainsi, la loi n’interdit pas sa pratique et le Ministère de la Santé inclut la naturopathie dans “les pratiques de soins non conventionnelles”. Même si le métier de naturopathe n’est pas reconnu comme une profession médicale, ni même paramédicale encadrée par le code de la santé publique (CSP), le Ministère reconnaît  que “certaines de ces pratiques non conventionnelles ont certainement une efficacité sur certains symptômes”. En plus, depuis 2010, la Direction générale de la santé (DGS) finance un programme pluriannuel qui a pour but d’évaluer des pratiques de soins non conventionnelles. Sur le site du Ministère se retrouvent d’ailleurs quelques fiches sur ces pratiques, mais la naturopathie ne fait pas l’objet d’une telle fiche.

Toutefois, certaines médecines naturelles bénéficient d’une reconnaissance plus avancée comme nous le verrons dans d’autres articles.

Le naturopathe n’est donc pas reconnu comme un professionnel de santé, car ce dernier doit être titulaire d’un diplôme ou certificat dont le programme est validé par le ministère de la santé et/ou le ministère de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur.
En plus, un professionnel de santé doit être inscrit au registre partagé des professionnels de santé (RPPS) s’il s’agit d’une profession médicale ou au fichier ADELI pour les autres professions de la santé. N’étant pas reconnue comme une médecine conventionnelle, les praticiens en naturopathie ne sont pas des professionnels de santé.

Néanmoins, la pratique de la naturopathie est indirectement reconnue par sa présence dans plusieurs organismes officiels comme l’INSEE qui l’inscrit dans la catégorie « Activités de santé humaine non classées ailleurs » sous le code APE 8690F.

La naturopathie s’inscrit également dans la fiche Rome K1103 de Pôle Emploi sous l’appellation “Développement personnel et bien-être de la personne” et le métier de “Conseiller(ère) en naturopathie” est inscrit dans le Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) sous le Code RNCP : 28414 en faisant l’objet d’une certification. Toutefois, seul un organisme de certification apparaît dans le RNCP pour ce métier : le Centre de formation professionnelle et de promotion agricole de Hyères (CFPPA de Hyères).

La profession s’organise autour de plusieurs organismes comme la Fédération Française de Naturopathie (FENA qui était avant la FENAHMAN), créée en 1985, qui réunit plusieurs école et une “certification fédérale” (c’est-à-dire délivrée par une fédération), réservée aux élèves des écoles affiliées (6 à l’heure actuelle). Cette certification n’est pas plus reconnue par l’Etat qu’une autre.

Une autre organisation : l’Organisation de la Médecine Naturelle et de l’Education Sanitaire (OMNES), créée en 1981, ayant une vocation syndicale et regroupant des praticiens naturopathes de France, diplômés et / ou certifiés en exercice, qui répondent à leurs critères de formation et d’adhésion. Elle est partenaire de la FENA.

Tout comme la FENA, l’OMNES vise à encadrer la profession de naturopathe et à la faire reconnaître comme une pratique médicale à part entière afin de permettre, entre autres, son remboursement par la Sécurité Sociale, ce qui n’existe pas dans l’état actuel des choses. Toutefois, de plus en plus de mutuelles acceptent les remboursements pour des consultations en naturopathie.

Le libre exercice de la naturopathie est donc reconnu en France par son implicite acceptation légale, tant que la personne qui la pratique respecte les normes en matière administrative et fiscale. En d’autres termes : la pratique doit se faire sous une forme juridique légale et les impôts et les cotisations dues doivent être acquittés selon la forme juridique choisie.

Pour conclure, même si en France des démarches pour la reconnaissance de la profession par l’Etat ont été menées depuis plusieurs années, les avancées sont pour l’instant assez floues et le jour où la naturopathie sera remboursée au même titre qu’une consultation chez un ostéopathe par la Sécurité Sociale demeure une inconnue. Il n’en reste pas moins que la pratique de la naturopathie est libre à condition de respecter l’article L4161-1 du code de la santé publique (concernant la pratique illégale de la médecine), c’est-à-dire de ne pas porter le titre de médecin et affirmer être un professionnel de santé, qui eux, doivent se déclarer auprès du conseil de l’ordre compétent et détenir un diplôme reconnu par l’Etat.

Même si la pratique de la naturopathie ne nécessite pas un diplôme en particulier, les assurances qui remboursent les soins de naturopathie exigent des naturopathes diplômés.

Comment exercer légalement le métier de naturopathe en France ?

Pour exercer légalement le métier de naturopathe en France, il faut le faire soit en tant que profession libérale, soit en créant une société pour exercer cette activité. Il y a le choix entre plusieurs statuts et formes juridiques :

  • auto-entrepreneur ou micro-entrepreneur qui est un statut simplifié pour des chiffres d’affaires inférieurs à 70 000 euros par an. Le bénéfice est déterminé  par l’administration fiscale de manière forfaitaire et est imposé à l’impôt sur le revenu.
    Les charges sociales sont payées au fur et à mesure des encaissements, et seulement en cas d’encaissements.
  • entreprise individuelle en nom propre (EI) qui est un statut sans limite en terme de chiffre d’affaires. Dans ce cas, une comptabilité complète doit être tenue et l’imposition et les cotisations sociales sont calculées sur la base du résultat réel.

Toutefois, dans ces deux statuts la responsabilité est illimitée et le patrimoine personnel se confond avec le patrimoine professionnel ce qui augmente les risques d’exercice.

Un autre statut juridique pour exercer le métier de naturopathe est la SASU (société par actions simplifiée unipersonnelle) qui suppose la création d’une personne juridique. Si le formalisme administratif est un peu plus élaboré, il n’en reste pas moins que la responsabilité est limitée au montant des apports, donc du capital social qui n’a pas de limites imposées. En plus, il y a la possibilité d’opter soit pour l’imposition sur les revenus – IR soit pour le régime de l’imposition sur les sociétés – IS. Cependant, le choix de l’IS ne permet pas de revenir ensuite au régime de l’IR. Pour ceux qui est des cotisations sociales du dirigeant, elles sont proportionnelles à sa rémunération, donc si aucune rémunération n’est perçue, alors aucune charge sociale n’est due.

L’EURL ou la SARL (société à responsabilité limitée) est aussi un statut juridique adapté – le premier s’il s’agit d’un associé unique, la seconde s’il y a plusieurs associés.

Il y a aussi d’autres formes de sociétés commerciales qui peuvent être envisagées pour pratiquer la naturopathie, mais elles sont moins adaptées à une pratique individuelle.

Enfin le naturopathe peut aussi exercer comme salarié d’une entreprise ou en portage salarial ou même créer une association loi 1901 (minimum 2 membres).

La situation en Belgique :

La situation de la naturopathie en Belgique est similaire à la France, dans le sens que la naturopathie est reconnue comme une médecine non conventionnelle, mais pas réglementée. En 1999, une loi-cadre mettait en place l’étude des autres professions du secteur non conventionnel et a même été confirmée en 2002, mais sans pour autant mener à une véritable réglementation de la profession. En 2008, l’Union des Naturopathes de Belgique (UNB) avait été reconnue « union professionnelle », mais cette reconnaissance a été suspendue et se trouve actuellement en délibérations au Conseil de l’Etat. Toutefois, cette association vise, tout comme ses homologues français, la reconnaissance de la naturopathie et travaille pour que ces soins soient remboursés par les mutuelles – ce qui est encore moins le cas qu’en France.

L’UNB propose à ses membres des contrats d’assurances professionnelles et recommande aussi une formation minimum similaire à celles conseillées par les organisations français : 1 500 heures comprenant au moins un cursus d’anatomie, physiologie, hygiène vitale, techniques naturelles et méthodes de bilan de vitalité. Toutefois, on retrouve sur son site seulement 25 naturopathes. Au niveau de la Belgique, elle ne reconnait qu’une seule école – l’Institut Supérieur de Naturopathie Traditionnelle qui est une école de formation créée par la présidente de l’UNB elle-même.

En conclusion, en Belgique la situation ne semble pas plus avancée qu’en France, et la pratique de la naturopathie reste libre sans bénéficier des mêmes avantages qu’une pratique médicale. L’installation en tant que naturopathe se fait aussi de la même manière qu’en France et la pratique de la naturopathie est légale dès lors que vous payez les charges, taxes et impôts.

La seule différence avec la France est qu’il vous faut une preuve de connaissance en gestion de base pour vous installer comme indépendant. En d’autres termes, vous devez avoir des bases en comptabilité (rédiger une facture, calculer la TVA, etc.). Vous pouvez vérifier via le site entreprenant.be si vous disposez déjà de ce certificat ou non. Sinon, vous avez la possibilité de l’obtenir très rapidement via l’examen du Jury Central.

Vous êtes ainsi libre de suivre la formation de votre choix et vous n’êtes nullement obligé de faire partie d’une union ou autre organisme ! Veillez simplement à suivre une formation pertinente enseignée par des professionnelles de la santé.

Comment exercer légalement le métier de naturopathe en Belgique ?

Pour exercer légalement le métier de naturopathe en Belgique la situation est similaire à la France. La pratique est donc légale tant qu’elle ne contrevient pas à la Loi concernant l’exercice des professions de santé (Loi LEPS).

Le statut juridique peut être soit en tant que personne physique soit en tant que personne morale, c’’est-à-dire une société commerciale. Les formes sont un peu plus nombreuses qu’en France – SPRL (société privée à responsabilité limitée) ou SPRLU, SCRL (société coopérative à responsabilité limitée) ou encore SCRI (société coopérative à responsabilité illimitée), SCA (société en commandite par actions), SNC (société en nom collectif), SCS (société en commandite simple). Pour tous les détails concernant les formalités voir le site de la BECI. Les démarches pour la création d’une entreprise se trouvent ici. Toutes les démarches peuvent être faites au Guichet d’Entreprises de BECI.

En Belgique il y a aussi un statut d’indépendant complémentaire qui permet de tester ou de commencer une activité complémentaire, tout en bénéficiant du régime social de l’activité principale. Les démarches sont les mêmes que pour le statut normal d’indépendant et est possible si la personne est salariée ou perçoit une allocation (chômage, maladie, etc.).

La situation en Suisse :

La Suisse est certainement le pays francophone le plus avancé en matière de reconnaissance de la profession et le libre exercice des naturopathes est valable dans presque tous les cantons. Le métier de naturopathe est reconnu au niveau fédéral comme une profession de santé en faisant la distinction dans les disciplines suivantes :

  1. médecine ayurvédique
  2. homéopathie
  3. médecine traditionnelle chinoise MTC
  4. médecine naturelle traditionnelle européenne MTE

La reconnaissance d’une formation de naturopathe en médecine ayurvédique, homéopathie, MTC ou MTE, au niveau fédéral, se situe au degré tertiaire (CITE 6).

Un examen professionnel supérieur de naturopathe existe au niveau fédéral depuis le 28 avril 2015.
L’autorité compétente pour la reconnaissance des titres professionnels de naturopathe obtenus à l’étranger est la Croix-Rouge Suisse (CRS).

Le registre national des professions de la santé suisse (NAREG) recense les titulaires de diplômes des professions reconnues au niveau intercantonal et le métier de “naturopathe avec diplôme fédéral” y est inscrit. C’est d’ailleurs la CRS qui assure l’exploitation administrative du NAREG sur mandat de la CDS (Conférence suisse des directrices et directeurs cantonaux de la santé)

La fondation ASCA (Fondation suisse pour les médecines complémentaires) a été créée en 1991 et agit sous la surveillance de la confédération (DFI). Elle reconnait plus de 130 disciplines thérapeutiques qui sont classées en 12 groupes de thérapies. Elle dispose d’une Commission médicale et thérapeutique constituée d’experts, médecins et non-médecins, dans les médecines complémentaires et révise régulièrement l’ensemble des critères propres à chacune des méthodes.

Pour le métier de naturopathe, il y a 5 disciplines thérapeutiques faisant partie de 4 groupes de disciplines cités plus haut.

L’ASCA, regroupe des thérapeutes sur toute la Suisse et exerce une influence dans la reconnaissance des thérapies alternatives et complémentaires par les assureurs. Ainsi, plus d’une dizaine d’assureurs reconnaissent et remboursent certains soins naturels.

Comment exercer légalement le métier de naturopathe en Suisse?

Pour exercer le métier de naturopathe en Suisse il faut passer un examen professionnel supérieur (EPS) afin d’obtenir un diplôme fédéral qui donne le droit d’exercer. L’organisme responsable de l’organisation des examens est l’Organisation du monde du travail de la Médecine Alternative. Pour pouvoir passer l’examen il faut d’abord être admissible et pour cela il faut remplir 6 conditions :

  1. avoir une certification du degré secondaire II ou une qualification équivalente;
  2. attester d’au moins 2 ans de pratique professionnelle dans la discipline respective;
  3. disposer des certificats des modules exigés ou des attestations d’équivalence;
  4. avoir au moins 25 ans;
  5. obtenir la confirmation du secrétariat d’examen concernant la réception de
    l’étude de cas répondant aux conditions définies dans le guide;
  6. fournir un extrait de casier judiciaire vierge, sans inscription incompatible avec les buts des examens.

Les modules prévus au point 3 sont en nombre de 7 :

  • M1: formation médicale de base
  • M2: discipline avec branches optionnelles éventuelles
  • M3: santé et éthique
  • M4: travail de thérapeute
  • M5: diriger et gérer l’entreprise
  • M6: travail pratique
  • M7: pratique professionnelle des techniques sous mentorat

Il faut savoir que la validation des modules de M1 à M6 par le Secrétariat d’examen permet d’obtenir le «certificat OrTra MA» et donne aussi le droit de débuter la pratique professionnelle sous mentorat pendant maximum 5 ans, sanctionnée par le certificat du module M7 qui permettra l’inscription à l’EPS.

L’étude de cas du point 5 consiste dans la présentation concrète des processus thérapeutiques et le suivi d’un patient pendant une durée d’au moins six mois. L’étude doit contenir aussi des méthodes d’évaluation et des commentaires sur le déroulement de la thérapie et l’analyse en tant que naturopathe en exercice.

L’EPS comporte 5 épreuves :

  1. Étude de cas – épreuve écrite dans laquelle les candidats doivent démontrer leurs compétences de naturopathe avec diplôme fédéral dans la discipline visée et l’évaluation du traitement et suivi d’un patient dans sa pratique professionnelle
    quotidienne.
  2. Entretien professionnel – examen oral sur les contenus de l’étude de cas.
  3. Traitement du cas qui peut être écrit et / ou oral – pratique – le candidat doit prouver son savoir pratique, ses connaissances et ses capacités à évaluer la situation en fonction de la discipline et à la médecine traditionnelle.
  4. Travail pratique – une épreuve axée sur les gestes propres aux applications pour un travail pratique à visée thérapeutique dans la discipline visée, Cette épreuve comprend l’anamnèse et le traitement d’un nouveau patient choisi en fonction de la discipline visée.

Après le passage de l’examen et sa réussite (obtention d’au moins 60% du nombre maximum de points), le candidat obtiendra un diplôme fédéral délivré par le SEFRI à la demande de la CoAQ MA. Son nom sera inscrit dans le registre tenu par le
SEFRI.

Les praticiens naturopathes qui justifient d’une activité professionnelle de 5 ans dans la discipline où ils souhaitent obtenir le diplôme et ont une formation professionnelle initiale et continue en naturothérapie peuvent obtenir l’admission directement à l’examen final dans les conditions établies par la CoAQ MA. Il y a aussi d’autres dispositions transitoires pour les praticiens.

Toutefois, il faut savoir que dans certains cantons, la profession de naturopathe n’est pas encore réglementée comme dans le canton de Genève par exemple. Comme indiqué sur le site du canton, les prestations peuvent être remboursées par les assurances complémentaires si la formation suivie par le praticien est agréée par une des associations reconnues par les caisses-maladie (voir le site www.asca.ch). Toutefois, le “Règlement sur les pratiques complémentaires” prévoit à l’article 1 que les personnes qui ne sont pas des professionnels de la santé et qui exercent des pratiques complémentaires doivent demander leur inscription au médecin cantonal, qui leur délivrera une attestation d’inscription qui leur servira à informer leurs patients. Le même règlement prévoit l’interdiction aux praticiens complémentaires d’utiliser des termes se rapportant directement à l’exercice de professions de la santé comme « médical » ou « médecin ». Il faut savoir que l’attestation d’inscription ne vaut pas reconnaissance, mais permet l’exercice de la médecine complémentaire.

Dans l’Etat de Fribourg, les choses sont encore plus simples car l’exercice des médecines complémentaires n’est pas soumis à autorisation et donc il n’est pas obligatoire de demander une autorisation de pratiquer une profession dans ce domaine. Sur le site officiel figurent les conditions de l’exercice de ces pratiques, notamment d’informer clairement les patients sur les limites, les risques et le fait qu’ils ne peuvent pas poser de diagnostique, ni prescrire des médicaments. Toutefois, les naturopathes qui ont l’approbation cantonale sont acceptés au niveau de l’assurance complémentaire pour le remboursement des soins qu’ils prodiguent pour leurs patients.

La situation au Canada :

Comme nous le disions au départ, il y a une grande différence entre la partie anglophone et francophone du Canada, à l’image de ce qui se passe aussi en Europe où les pays anglo-saxons reconnaissent davantage les médecines naturelles.

La naturopathie est réglementée dans quelques provinces du Canada, notamment l’Alberta, la Colombie-Britannique, la Nouvelle-Écosse, l’Ontario, le Manitoba et le Saskatchewan. Dans les autres provinces, la réglementation est faite par le biais des diverses associations qui représentent les intérêts des membres naturopathes sans pour autant avoir un caractère obligatoire. Il n’y a donc pas obligation dans les Etats francophones d’être membre d’un ordre ou association professionnelle pour exercer les métiers de naturopathe et naturothérapeute.

Dans l’État du Québec, il y a plusieurs associations et regroupements de naturopathes et naturothérapeutes ayant pour but d’encadrer la profession et de promouvoir les bienfaits de la médecine naturelle auprès du grand public.

Les plus importantes sont :

  • l’Association des naturopathes agréés du Québec, créée en 1993, et qui réunit plus de 200 naturopathes. Elle promeut deux écoles seulement : l’École d’Enseignement Supérieur de Naturopathie du Québec et l’Institut d’Enseignement en Science Naturopathique. Elle exige comme condition d’adhésion d’être naturopathe diplômé avec une formation en naturopathie d’un minimum de 1400 heures dans une école proposant une formation avancée en anatomie, physiologie, microbiologie, pathologie, nutrition, plantes médicinales, évaluation clinique, etc. et demande un examen d’entrée pour être agréé.
  • l’Association des naturopathes professionnels du Québec, créée en 1971 sous le nom de l’Association des Naturopathes de Montréal et qui se divisa ultérieurement en 3 entités – la présente, la suivante et le “Regroupement des Massothérapeutes du Québec”. Une division qui est expliquée par la “nécessité et par responsabilité d’ouverture et de développement”… Il n’en reste pas moins que l’union fait la force et donc la division, notamment dans une profession non-réglementée n’est pas forcément le meilleur chemin pour une reconnaissance au niveau fédéral. Cette association compte presqu’une vingtaine d’écoles recommandées et dispose aussi d’une déontologie et des conditions d’admission. Toutefois la formation demandée en naturopathie est d’un minimum de 1200 heures de formation d’une ou plusieurs des 9 catégories décrites sur le site et similaires à l’ANAQ.
  • l’Association des naturothérapeutes du Québec, tout comme l’association précédente, dispose d’une déontologie, mais l’exigence de formation en nombre d’heures pour l’admission est bien moindre : 400 heures. Elle a plus d’une centaine de membres et propose aux adhérents une assurance professionnelle, comme la plupart des associations de ce type.
  • l’Association nationale des naturopathes regroupe aussi des naturopathes, leur critère en matière de formation pour être admissible est de minimum 1000 heures de cours et 15 heures de formation continue par an. Elle présente sur son site internet presqu’une soixantaine d’écoles accréditées par leurs soins, mais bien entendu cette accréditation n’est pas du tout émise par l’État du Québec.
  • l’Association de naturopathie RITMA : regroupe également des naturopathes, mais aussi des thérapeutes de plusieurs autres disciplines des médecines alternatives. Les critères d’admission de cette association prévoit minimum 1000 heures de formation. Il y a plus d’une centaine d’écoles en médecines alternatives reconnues par la RITMA dont près de 70 écoles en naturopathie. Elle propose aussi des assurances pour les professionnels et assure la reconnaissance de ses membres par la majorité des compagnies d’assurance.
  • l’Alliance québécoise des thérapeutes naturels : regroupe des naturopathes, des naturothérapeutes, des massothérapeutes, kinésithérapeutes et orthothérapeutes. C’est une association plus récente, dynamique, qui propose beaucoup d’accompagnements pour leurs membres. Ils exigent 1200 heures de formation ou des compétences jugées équivalentes. Elle recommande presqu’une trentaine d‘écoles en naturothérapie ou naturopathie.

Comment exercer légalement le métier de naturopathe dans le Canada francophone?

La profession de naturopathe n’étant pas réglementée, sa pratique est similaire à ce qui se passe en France ou en Belgique.

Par exemple, la majorité des naturopathes qui exercent au Québec sont des travailleurs autonomes en cabinet ou dans une clinique de médecines alternatives, un centre multidisciplinaire de santé, etc. Certains sont associés en formant des sociétés en nom collectif et une petite partie travaille en tant que salariés.

La formation en naturothérapie est proposée seulement par des écoles privées, alors que le Doctorat en médecine naturopathique est proposé au Québec :

–    Collège de naturopathie du Québec à Montréal (durée de 700 heures à temps partiel pour médecins et chiropraticiens)

–    Collège des médecines douces du Québec (Diplôme en naturopathie avec une durée de 1 395 heures à temps partiel et doctorat en naturopathie avec 450 heures à temps partiel)

–    École d’enseignement supérieur de naturopathie du Québec à Montréal et Québec (Diplôme de 2e cycle en naturopathie de 2 800 heures)

L’avantage de faire partie d’une des associations ou fédérations canadiennes regroupant des praticiens des médecines naturelles est le fait que la plupart sont accréditées par les compagnies d’assurances et proposent une assurance responsabilité professionnelle.

Que sont l’Union Européenne de Naturopathie et la Fédération Mondiales de Naturopathie ? Faut-il se former auprès d’une de leurs écoles ?

Au niveau de l’Europe a été fondée en 2002 l’Union Européenne de Naturopathie (UEN) regroupant comme membres fondateurs les associations européennes comme la FENA (France), l’UNB (Belgique) – qui en est sortie en 2016 (!), puis l’APSN (Associação International De Naturopatia E Disciplinas Associadas – Portugal) et la FNNHP ( Federazione Nazionale Naturopati Heilpraktiker Professionisti – Italie). Elle vise notamment la reconnaissance d’un statut juridique européen des naturopathes et contribue à l’encadrement de la profession. L’UEN compte aussi d’autres membres provenant de la Belgique flamande, de la Suisse, de Portugal, Grèce et même d’Israël.

Au niveau mondial, depuis 2015 la Fédération Mondiale de Naturopathie (World Naturopathic Federation) regroupe plus de 50 organisations de naturopathie de plus d’une trentaine de pays, dont les pays francophones abordés.

Même si ces « unions » et les écoles affiliées sont pertinentes en termes d’enseignement, vous n’êtes nullement obligé de suivre ou d’être « reconnut » par une de ces unions pour exercer le métier de naturopathe. Et cela ne veut absolument pas dire qu’ils dispensent les meilleurs enseignements au monde. Des organismes totalement indépendants peuvent être tout aussi valables en termes d’enseignement.

Quel enseignement choisir pour devenir naturopathe en Belgique, en France, ou encore au Québec ?

Nous vous invitons à consulter via notre guide en ligne les enseignements que nous reconnaissons et jugeons comme pertinent pour apprendre le métier de naturopathe. Cette « liste d’enseignements » a été créée de manière totalement transparente, sans affiliation, sans contrepartie financière, et sans le moindre conflit d’intérêts (nous ne parlons pas de notre propre formation dans la liste), et surtout, uniquement selon les critères des membres de l’UISN.

Vous aurez ainsi une vision saine et épurée des formations que nous estimons pertinentes (cela ne veut pas dire que cette liste est exhaustive).

De notre côté, nous proposons notre propre formation pour devenir naturopathe (en Belgique, en France, et au Canada francophone) via notre école d’enseignement en ligne entreprenant.be (vive la transparence).

Quels parcours scolaires suivre pour devenir naturopathe ?

Comme vous avez vu plus haut, c’est le nombre d’heures qui diffère pour les formations recommandées pour pratiquer la naturopathie. Un parcours scolaire précis n’est pas exigé pour être praticien, mais conseillé et comprend généralement les mêmes cours d’anatomie, physiologie, morphologie, ainsi que des cours en nutritions, alimentation, techniques naturelles, etc.

En échange, pour faire partie d’une association de naturopathes, les conditions d’admission peuvent en effet exiger d’avoir suivi des formations des écoles agrémentées par l’organisation respective. C’est le cas aussi bien au Canada, qu’en France, Belgique et même en Suisse où le diplôme fédéral existe et protège la profession sans pour autant empêcher les naturopathes d’exercer librement dans les cantons qui autorisent cette pratique. À noter que même pour l’examen fédéral, un parcours scolaire précis et agrémenté n’est pas exigé, mais les modules qui doivent être validés comportent des connaissances et des compétences qui doivent être prouvées.

Quant au Canada, on fait la différence entre le titre : « Naturothérapeute diplômé(e) N.D. » dont la formation est similaire à celle existante en Europe, et celui de « Docteur(e) en naturothérapie D.N. » qui nécessite des études supérieures plus poussées et a une durée de 3 ou 4 ans à temps complet en fonction des universités.

Quelles compétences et connaissances faut-il avoir pour pratiquer la naturopathie?

Pour être naturopathe, vous devez posséder plusieurs qualités et compétences :

  •  bonnes connaissances des techniques naturelles, mais aussi d’anatomie et de physiologie humaines
  •  avoir une grande curiosité et une envie d’apprendre et de comprendre les articulations entre les différents fonctionnements de l’organisme et ses interactions avec son environnement
  •  un intérêt accru pour la santé et les médecines douces
  •  bonne capacité d’écoute et d’analyse
  •  être capable de faire un bilan de vitalité et de concevoir des programmes d’hygiène de vie
  •  avoir le sens des responsabilités, de l’organisation 
  •  capacité de travailler en toute autonomie, mais aussi en équipe dans le cas du travail au sein d’une institution

Que vaut l’enseignement par correspondance pour apprendre le métier de naturopathe ?

Nous sommes en 2019 et l’enseignement par correspondance (en ligne, à distance) n’a jamais été aussi abouti. Vous pouvez étudier de chez vous à votre propre rythme, via des cours envoyés par courrier postal et/ou via des plateformes d’enseignements en ligne (vidéos pratiques, cours théoriques, conférence en ligne, examen en ligne, etc.) pour un contenu bien souvent équivalent (parfois même supérieur !) aux formations « en présentiel », mais pour un prix bien moindre et surtout avec une liberté temporelle sans pareille.

Pour les techniques un peu plus « pratiques », elles sont généralement expliquées en vidéo (cela dépend néanmoins de la qualité du centre de formation) et vous avez toujours la possibilité d’effectuer un stage pour parfaire vos connaissances et les appliquer aux terrains.

Si vous cherchez ce type d’enseignement, sachez (comme expliqué un peu plus haut) que nous dispensons des cours via notre plateforme d’enseignement en ligne entreprenant.be.


Si vous êtes intéressé pour suivre une formation en France, vous pouvez suivre notre formation par correspondance et en présentiel de Naturopathe Holistique et en techniques manuelles. Visitez mon site sur https://synergie-naturopathie-auvergne.com.

Devenir Naturopathe Holisitique

Vous souhaitez devenir Naturopathe Holistique ou simplement étudier la naturopathie pour votre culture personnelle et la pratique en milieu familial ?

Rejoignez l’antenne Auvergne de l’école Synergie Naturopathie.

Envoyer moi un bien_etre_au_naturel43@yahoo.commail si vous avez des questions, si vous souhaitez plus d’informations, si vous souhaitez discuter avec moi avant de me choisir comme formatrice, …

Nous pouvons discuter par mail mais aussi par messenger si vous le souhaitez. Pour messenger, envoyez moi juste votre numéro de téléphone par mail et je vous contacterai au plus vite pour que fassions connaissance et discuter de la formation.

Il est important de se sentir bien en adéquation avec son directeur d’antenne pour faire cette formation, c’est mon sentiment personnel. Apprécier nos idées respectives, parler le même language, nous comprendre, avoir les mêmes centres d’intérêts et le même cheminement, … Ainsi, un climat de confiance s’installe et il est plus simple d’échanger comme ça, plus simple de poser des questions, …

A très bientot

Céline BOUTAIN-DUBAT, Naturopathe bénévole au sein de l’association Bien-être au Naturel

Site : https://synergie-naturopathie-auvergne.com

Mail : bien_etre_au_naturel43@yahoo.com

Meal Prep ou comment préparer ses repas à l’avance

Depuis quelques mois maintenant, je m’organise différemment pour la préparation des repas. En anglais ça s’appelle le Meal prep, en français on pourrait traduire la chose par comment préparer ses repas à l’avance.

Cette technique a beaucoup d’avantages, nous allons tenté d’énumérer les principaux. Partagez vos expériences sur le sujet en commentant l’article, partagez vos recettes, vos idées menus, … Pour ma part, vous pourrez trouver toutes les idées recettes sur les tableaux que j’ai créé sur Pinterest :

Recettes en tout genre : https://pin.it/mnqkrg2c74n5qm

Recettes vegan : https://pin.it/tmwmkxmb2utr4f

Recettes de gelée, confitures, conserves : https://pin.it/2xtisymtersn5m

Cette méthode demande effectivement un peu de travail et un peu d’investissement au départ pour acheter des plats à gratin, des plats individuels, des boites conservations, des sachets congélations, … Mais très rapidement, on se rend compte des économies que l’on fait que ce soit financièrement ou niveau temps. Nous ne jetons presque plus rien puisque nous préparons tous (ou presque) le jour où nous faisons les courses et ensuite, nous congelons ou mettons en conserve et ressortons ce que nous avons envie de manger la veille pour le lendemain si c’est congelé ou le jour même si c’est en conserve.

Qui n’a jamais eu cette réflexion le soir en rentrant du boulot « qu’est ce que je vais faire à manger ? » « J’ai la flemme de préparer quelque chose » après une journée bien remplie. L’avantage de cette technique permet de ne plus se poser de questions au jour le jour, tout est question d’anticipation.

Première étape : Trouver des idées repas

Que vous viviez seul ou à plusieurs, la première étape est de décider des menus pour 1 ou 2 semaines (Voir + si vous avez un grand congélateur ou de grandes étagères pour les bocaux).

Faire un tableau avec une case pour chaque repas. Prenons l’exemple que nous prévoyons aujourd’hui les menus pour les 2 semaines à venir. Si vous petit déjeunez, déjeunez et dinez chaque jour, prévoir trois cases par jour, si vous ne petit déjeunez pas ne prévoir que deux cases par jour. Dans chaque case, indiquer ce que vous prévoyez de manger.

Deuxième étape : Établir son livre de recettes

Le but de ce Meal Prep est aussi de favoriser au maximum les préparations maisons. Pour cela, établissez un livre, un classeur, une boite avec des fiches ou ce qui vous convient comme livre de recettes. Pour chaque recettes indiquer les ingrédients et la préparation.

Troisième étape : Établir sa liste de courses

Par rapport aux recettes que vous avez prévu pour la ou les semaines à venir, établissez une liste de courses de ce qu’il vous faut pour toutes les recettes prévues. Une fois la liste établie, faire le point avec ce que vous avez dans vos placards, frigos, congélateur pour ne pas acheter plus qu’il ne faut. Si par exemple vous prévoyez de manger deux fois de la viande, n’oubliez pas de calculer précisément la quantité qu’il vous faut. Vous allez me dire que c’est évident, et bien, pas systématiquement car c’est une nouvelle gymnastique de pensée et si on ne note précisément la quantité qu’il nous faut et qu’on ne fait pas bien le calcul à la fin, pour certains repas, il manquera des ingrédients. On se fait avoir une fois ou deux au début, mais après ça roule très bien.

Quatrième étape : Aller faire ses courses

Le fait d’avoir fait une liste de courses vous permet d’aller plus vite, de ne pas vous laisser tenter par le superflu ou d’acheter des choses en plus en se disant je le cuisinerais dans la semaine sans avoir d’idée précise du quand ni dans quelle recette. Ce sont souvent des choses qu’on perd car on les oublie dans le frigo. Les contenants plus gros sont souvent moins chers que les petits, mais pas toujours. Vérifiez bien le prix au kilo de ce que vous acheter, ne vous faites pas avoir par le packaging ou les promos, ne vous fiez pas aux industriels, ils ne font rien pour vous faire dépenser moins, bien au contraire. Soyez vigilants, attentifs et malins : vos économies n’en seront que plus grandes. Dernièrement, j’ai montré à mes enfants la différences entre une promo de sirop d’érable (pour agrémenter des pancakes fait maison) et un flacon plus gros mais sans promo. Et bien le prix au litre était deux fois plus élevé en petit contenant en promo qu’en pot d’un litre. LE DOUBLE !!!! Ils prennent vraiment les clients pour des pigeons. Ne les laissez pas faire, vérifier tout.

Cinquième étape : Préparer ses repas pour la ou les semaines à venir

Pour ma part, avant cette technique, j’étais la seul à préparer la cuisine à la maison. Mon mari n’aimait pas cuisiner et nos enfants n’avaient pas envie de m’aider. Depuis que nous faisons tout maison (yaourts, pizzas, pain maison, biscuits maison, tartes maisons,… nous n’achetons pratiquement plus rien de tout prêt), tout le monde met la main à la pâte. Et c’est super sympa. Nous cuisinons soit mon mari et moi, soit parfois avec les enfants. Nous mettons de la musique et partageons ce moment de préparation tous ensemble, c’est un moment de détente, de bonne humeur, de discussion, de partage. J’adore.

Donc, généralement, mon mari et moi allons faire les courses le matin à l’ouverture du magasin. Nous rentrons à la maison et passons le reste de la journée à préparer les repas des deux semaines à venir. Alors, au départ, oui on se dit que c’est pénible de passer une journée complète entre les courses et la faire la cuisine, mais au quotidien, pour la ou les semaines à venir, ce n’est que du temps de gagner car il n’y a plus rien à préparer, à part faire cuire un peu de riz ou des pâtes pour agrémenter un plat préparer avant.

Donc sur le reste de votre journée, vous allez préparer en grande quantité ou simplement tel ou tel plat de votre choix et le mettre soit en congélation soit en bocal stérilisé. Une fois votre journée de préparation terminée, votre frigo sera presque vide, mais vos étagères et votre congélateur seront plein. Tous vos plats de la semaine ou des semaines à venir sont prêts.

Sixième étape : Dégustez

Au jour le jour, vous n’avez plus de préparation à faire ou presque, vous n’avez qu’à ouvrir un bocal ou sortir un plat du congélateur la veille pour le lendemain.

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Pour moi c’est une forme de liberté, plus besoin de son prendre la tête tous les jours de savoir ce qu’on va manger, de se dire qu’après le boulot ou une journée bien chargée, il faut encore cuisiner pour tout le monde. Comme je l’ai indiqué au début de cet article, cela permet aussi de faire de réelles économies et pas qu’un peu. Alors laissez vous tenté par l’expérience et donnez vos impressions en commentaires, partagez vos menus pour vos semaines, vos recettes, …

A très vite

Céline BOUTAIN-DUBAT, Naturopathe bénévole pour l’association Bien-être au Naturel

Le mal à dit = Maladie

Nous allons ici voir plusieurs articles parus sur le sujet des émotions refoulées qui se transforment en maux ou en maladie.

Il est important de prendre conscience de ça, que toute chose non dite, refoulée, ressassée ne vous fera que du mal. Votre corps vous alerte, vous met en garde par des symptômes que vous vous faites du mal en ne disant pas les choses ou en ne faisant pas ce que vous voulez. Écoutez vous, écoutez votre corps et guérissez !

Avant tout, je souhaite vous conseiller le livre de Jacques MARTEL « Le grand dictionnaire des malaises et des maladies », des Éditions Quintessence. Livre qui retrace pour des centaines de malaises et maladies leur relation avec les pensées, les sentiments et les émotions qui sont à l’origine de la maladie.

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9 douleurs exprimées par le corps et qui sont en lien avec vos émotions

Article paru sur le site santéplusmag.com en janvier 2019

Saviez-vous que chaque pensée et chaque sentiment que vous avez dans votre esprit se manifeste physiquement dans votre corps d’une manière ou d’une autre ? Eh oui, si vous n’avez pas compris que vous subissez un stress et que vous allez mal, votre corps vous le fera savoir. Que vous soyez heureux ou triste, votre corps continue de sécréter des hormones, certaines vont renforcer votre système immunitaire tandis que d’autres vont l’affaiblir. Voici 9 douleurs physiques liées directement au stress !

Si vous ressentez beaucoup de tiraillement ou de douleur dans tout votre corps et que cela n’est pas dû à une activité physique, écoutez ce que votre corps essaie de vous dire. Lorsque la vie devient difficile, il est normal de ressentir plus d’émotions négatives que positives. Cet état émotionnel accablant se manifeste de différentes manières sur votre corps. Continuez de lire pour en savoir plus !

Votre corps vous parle…

1. Douleur à la tête

Les maux de tête indiquent souvent que vous êtes soumis à beaucoup de stress. Essayez de passer plus de temps à vous détendre et à faire les choses que vous aimez. Marcher dans la nature, lire, peindre, faire de l’exercice et méditer sont de bons moyens de réduire le stress.

2. Douleur dans le cou

Ce type de douleur est probablement le signe que vous avez du mal à laisser aller les choses et à pardonner aux autres. Vous devriez accepter le fait que tout le monde fait des erreurs et que c’est humain de pouvoir pardonner. Commencez à voir les gens avec amour et essayez de ne pas laisser leurs erreurs vous influencer. 

3. Douleur aux épaules

La douleur à l’épaule est un indicateur d’un blocage émotionnel et d’un fardeau à l’intérieur de vous. C’est peut-être quelque chose qui vous dérange de l’intérieur, mais vous choisissez de l’ignorer. Essayez de creuser plus profondément et de trouver la cause réelle du problème, puis concentrez-vous sur sa résolution.  

4. Douleur dans le haut du dos

La douleur dans le haut du dos signifie généralement que vous manquez de soutien émotionnel. Vous vous sentez peut-être un peu seul, mal apprécié ou même mal aimé. Si vous êtes célibataire, cela signifie peut-être qu’il est temps de trouver votre âme sœur.

5. Douleur dans le bas du dos

Ce genre de douleur peut être un signe que vous vous inquiétez trop de votre situation financière. Vous êtes peut-être en crise financière en ce moment, ou peut-être que l’argent est un sujet délicat pour vous et que vous en êtes toujours inquiet. Essayez de reprendre le contrôle de cette affaire en gérant votre argent avec précaution ou demandez à un expert financier de vous aider.

6. Douleur aux coudes

La douleur au coude peut indiquer que vous abordez la vie de manière rigoureuse et planifiée. En outre, c’est un signe de votre réticence à changer. Plus vos coudes sont raides, plus la vie que vous menez est raide. Essayez d’être plus flexible et secouez les choses de temps en temps.

7. Douleur au niveau des mains

La douleur aux mains signifie que vous ne pouvez pas tendre la main aux autres comme vous le devriez. Pensez à vous faire de nouveaux amis, à déjeuner avec un collègue et à établir de nouvelles relations.

8. Douleur dans les hanches

Les hanches étant reliées à vos jambes, la douleur dans la région des hanches peut être un signe de votre peur de bouger. La douleur que vous ressentez dans vos hanches peut être liée à votre résistance pour prendre une décision et progresser dans la vie. Vous devriez envisager de faire un saut de temps en temps sans trop vous inquiéter des conséquences.

9. Douleur aux genoux

La douleur au genou est associée à votre ego. Si vous éprouvez ce type de douleur, cela peut vouloir dire que votre ego est un peu trop gros et que vous pensez beaucoup à vous-même. Même si un petit ego ne fait de mal à personne, en avoir trop n’est pas une bonne chose. Commencez à apprécier les autres et soyez humble et attentionné. Faire du bénévolat peut aussi aider.

Vous comprenez ainsi que l’esprit et le corps sont étroitement liés. Il devient donc très important de commencer à écouter les signaux que votre corps vous envoie au quotidien ! Partagez si vous aimez…


La maladie, LE MAL A DIT… Relation entre les émotions et les maladies,

article paru sur le site santé-nutrition.org, en août 2014

Le ressentiment, les regrets, la haine, forment dans notre être une accumulation de nœuds, tout comme la petitesse, les envies, la jalousie. Nos peurs et nos sentiments négatifs forment des nœuds, des barrières, des kystes émotionnels… Ces nœuds, tout comme des détritus dans un ruisseau, forment des barrages, et empêchent la force de vie et le flux d’énergie de circuler harmonieusement. Cette stagnation d’énergie, comme des déchets au fond d’une poubelle, finissent par créer des maladies, le mal a dit….ce que nous ne disons pas…. Niveler ces nœuds par la sérénité, l’acceptation de ce qui est, l’oubli, le pardon, c’est laisser à nouveau circuler la vie, l’amour, et la laisser irriguer tout notre être. « Tout m’est donné, et je redistribue tout ce qui m’est donné… » « Je vis sans peur, ni de la pauvreté, ni de la maladie » Cette affirmation, quand elle est dite avec confiance, irradie, propulse un merveilleux échange, tout le mystère de la charité y vibre et cette vibration empêche l’écoulement dans le néant. Tout m’est donné, je donne tout….rien ne se perd.
Voilà le grand mouvement dans lequel il faudrait s’incorporer pour être serein, confiant. (source)

Relation entre les émotions et les maladies
« Tout ce qui ne s’exprime pas s’imprime! » Toutes les émotions que vous refoulez à l’intérieur de vous-même parce que vous ne pouvez pas ou ne voulez pas les verbaliser, peuvent se cristalliser dans différentes parties de votre corps.
Les émotions génèrent des symptômes physiques, par exemple LA PEUR, L’ANGOISSE donnent des palpitations cardiaques, vertiges, sueurs, tremblements, mains moites.

  • LA PANIQUE peut provoquer des diarrhées.
  • LA COLÈRE retenue,
  • LA RANCUNE : une crise de foie.
  • LA DIFFICULTÉ A TROUVER OU A PRENDRE SA PLACE peut provoquer des infections urinaires à répétition.
  • QUELQUE CHOSE QU’ON NE VEUT PAS ENTENDRE OU QUAND ON NE VEUT PAS S’ÉCOUTER, des otites, douleurs d’oreilles.
  • QUELQUE CHOSE QU’ON N’A PAS OSE DIRE, QU’ON A RAVALE, une angine, des maux de gorge.
  • UN REFUS DE CÉDER, DE PLIER, D’OBÉIR OU DE SE SOUMETTRE, des problèmes de genoux.
  • PEUR DE L’AVENIR, PEUR DU CHANGEMENT, PEUR DE MANQUER D’ARGENT, des douleurs lombaires.
  • INTRANSIGEANCE, RIGIDITÉ, douleurs cervicales et nuque raide.
  • CONFLIT AVEC L’AUTORITÉ, douleurs d’épaules.
  • TOUT PRENDRE SUR SOI, également douleurs d’épaules, sensation d’un fardeau.
  • SERRER LES DENTS POUR AFFRONTER QUELQU’UN OU UNE SITUATION SANS RIEN DIRE…douleurs dentaires, aphtes, abcès.
  • PEUR DE L’AVENIR, DIFFICULTÉS A ALLER DE L’AVANT, OU BESOIN DE « LEVER LE PIED »: douleurs dans les jambes, les pieds, les chevilles.

Bien sûr, il ne faut pas généraliser, ça peut être tout simplement un problème mécanique, faux mouvement, coup de froid….mais si vous ne trouvez pas d’explications, essayez de réfléchir à ce qui se passe dans votre ressenti.
Au besoin, faites la thérapie par l’écriture, écrivez ce qui vous préoccupe, et brûlez ou déchirez. Ca permettra à l’émotion de s’évacuer. (source)

Je vous conseille le super bouquin de Jacques Martel « le grand dictionnaire des malaises et des maladies » aux éditions Quintessence 

Ces articles en sont inspirés :

– Origines émotionnelles possibles de la FIBROMYALGIE

– Causes émotionnelles des maladies du FOIE ET DE LA VÉSICULE BILIAIRE

– Origine émotionnelle possible des maladies LA PEAU, eczéma, acné, psoriasis

– Origine émotionnelle possible des maladies DES SEINS

– Origine émotionnelle possible des douleurs de JAMBES, HANCHES, BASSIN

– Émotions en relations avec les douleurs DES BRAS

– Émotions en relation avec les douleurs des ÉPAULES

– Émotions en relation avec les douleurs de LA NUQUE

– Émotions en relation avec les douleurs aux talons, chevilles

– Lise Bourbeau et la sclérose en plaques :

Blocage émotionnel:
La personne atteine de sclérose en plaques est du genre à vouloir se durcir pour ne pas souffrir dans certaines situations. Elle perd toute souplesse ce qui l’empêche de s’adapter à quelqu’un ou à une situation. Elle a l’impression que quelqu’un joue avec ses nerfs et une révolte intérieure s’installe contre cette personne. Ayant dépassé ses limites, elle s’abandonne complètement et ne sait plus de quel côté aller.
On dit aussi d’une personne sclérosée qu’elle est figée, n’évolue plus. Elle désire que quelqu’un la prenne en charge mais elle se force pour ne pas paraître dépendante car elle ne veut pas avouer sa dépendance. C’est le genre de personne qui voudrait que tout soit parfait et qui s’en demande beaucoup. Elle veut plaire à tout prix. Comme elle ne peut y arriver seule à satisfaire cet idéal non réaliste, en devenant handicapée, cette personne se donne une excuse pour ne pas avoir la vie parfaite qu’elle désire. Elle a aussi beaucoup de difficulté à accepter que les autres qui en font moins qu’elle, en aient plus qu’elle.

Blocage mental :
Plus la maladie est grave et plus ton corps t’envoie un message important et urgent. Il te dit de laisser sortir ta douceur naturelle et d’arrêter de te durcir, c’est-à-dire d’être dur envers toi-même et d’avoir des pensées dures envers les autres. Donne-toi le droit d’être dépendant au niveau affectif avant de le devenir complètement avec ta maladie.
Lâche prise, tu n’as plus besoin de t’en demander autant. Je te suggère de regarder l’idéal de personne que tu essaies d’atteindre et de réaliser que cet idéal est au-delà de tes limites. Tu n’as rien à prouver à qui que ce soit. Tu n’as plus à entretenir cette grande peur de déplaire qui t’empêche d’être toi-même. De plus, cette attitude t’empêche d’évoluer comme ton coeur le désire.

Il se peut fort bien que tu aies tellement été déçu de ton parent du même sexe, que tu fais tout maintenant pour ne pas être comme lui ou elle, ce qui a pour effet de trop t’en demander. L’acceptation et le pardon (surtout envers toi-même pour avoir tant jugé ce parent) peuvent avoir un effet considérablement bénéfique pour ta guérison.

Source : Ton corps dit: « Aime-toi! » -Lise Bourbeau

– Jacques Martel et la sclérose en plaques :

C’est comme si mon corps était piégé, placé dans une cage et de plus en plus limité dans l’enchaînement de ses mouvements. Si je suis atteint de sclérose en plaques, je suis généralement affecté par de grandes souffrances me faisant voir la vie avec découragement.
Quelque chose ou quelqu’un me paralyse, je me sens coincé.
Je ne suis plus fringant face à la vie.
La vie manque de douceur, de miel (sé-myel-inisation). Une profonde révolte anime tout mon être.
Je me sens obligé de devoir tout faire moi-même; étant très perfectionniste et intransigeant, je refuse de me tromper et j’accepte difficilement de l’aide.
J’accepte difficilement les contraintes, spécialement celles qui me proviennent de ma famille.
J’ai une volonté à toute épreuve.
Je prends conscience que je dois, pour ce faire, être très dur avec mes pensées et rester éloigné de mes émotions. La pensée de l’échec me terrorise.
J’ai de la difficulté à me pardonner et à pardonner aux autres. Je peux m’en vouloir d’avoir laissé filer une opportunité.
Je crains d’être laissé pour compte, d’être plaqué là. J’ai très peur qu’on me laisse tomber.
Je peux aussi avoir peur de tomber, autant au sens propre qu’au sens figuré, et craindre que cette chute entraîne la mort. Toutes ces peurs impliquent un déplacement vertical et qui peuvent m’amener à croire que ma vie est en danger peuvent déclencher la sclérose en plaques.
Ce peuvent être la chute d’une échelle, le risque de tomber dans un précipice, la perte abrupte d’altitude dans un avion, quelque chose qui me tombe sur la tête, etc…
D’une façon symbolique, « tomber en amour » ou « tomber enceinte » devient dangereux pour moi.
La chute peut dont être physique, morale ou symbolique. Je trouve toutes ces situations bouleversantesrenversantes et je suis sidéré.
J’ai peur de tomber de très haut ou « que la mort me tombe dessus.
Je peux aussi me sentir dégradé par quelqu’un d’autre ou j’ai peur de perdre mes grades, une position privilégiée par exemple dans mon travail.
J’ai l’impression de ne plus avoir aucun avenir.
Très souvent, je me juge ou je peux juger les autres très sévèrement, ce qui entraîne un grand sentiment de dépréciation, de dévalorisation et de diminution de ma personne.
Lorsque je me sens diminué, rabaissé, j’ai l’impression que la vie m’écrase et j’ai tendance à ramper au lieu de me tenir droit,
Je peux même m’arrêter, m’immobiliser n’ayant plus la force d’avancer, de me mouvoir.
Ainsi, c’est d’abord par mes jambes que la maladie manifeste ses premiers signes et que je peux avoir l’impression d’être écrasé. Être de moins en moins capable de marcher, de me déplacer, de bouger, peut me donner l’impression que je suis plus en sécurité ainsi.
Le fait de ne plus pouvoir avancer peut m’empêcher de faire face à une situation que je veux éviter à tout prix…
… Quel que soit mon âge, on ne m’autorise pas à avoir des projet, à grandir, à donner mon avis.
Je prends sur mes épaules de réaliser les désirs de ma mère ou de mon père: je deviens « leurs bras et leurs jambes ».
Je me rends vite compte que je suis impuissant à jouer ce rôle. J’en viens à ne pas me trouver assez bon pour eux.
Ma défense à toutes ces peurs qui m’habitent sera de vouloir tout contrôler, de vouloir que tout se passe comme je le veux.
La critique, qui est souvent dirigée vers moi-même, emprisonne ma vie. Je crois que la souffrance fait partie de mon lot de tous les jours et que je ne mérite pas le repos.
Mes efforts pour me dépasser sont constants et, malgré tout, toujours insuffisants.
Mon corps fatigué refuse ainsi de poursuivre cette lutte du plus fort et veut me faire comprendre que je peux aussi avoir besoin des autres et que j’ai à apprendre à faire confiance.
Je résiste au bonheur, à ma valorisation .
Je me renie.
Le fait qu’on m’ait déjà dénigré et abaissé me fait croire que je ne vaux pas grand chose.
Je suis comme un arbre qui plie. Je me sens anéanti.
Je me détruis tellement avec ma pensée que c’est maintenant la maladie qui me détruit.
L’inflammation implique une rage brûlante et très émotionnelle, pouvant affecter toute mon existence. Je peux me questionner : « Est-ce que je souhaite vraiment être libre? »
Je peux inconsciemment, de cette façon, me venger de quelqu’un qui gravite dans mon univers et qui ne m’a pas manifesté suffisemment d’amour!
Cette forme de cage, dans laquelle mon corps se retrouve, me protège peut-être de devoir admettre  mes vrais sentiments!
En me taisant ainsi, je me sens dans l’obligation d’emprunter certaines routes pour faire plaisir aux autres au lieu d’avancer dans la direction que je veux prendre.
Au lieu d’être dans le mouvement et le changement, je suis dans la stagnation, l’inertie.
Puisque je ne veux plus rien sentir, mes nerfs sensitifs sont atteints. La répression émotionnelle peut me conduire à une incapacité d’aller de l’avant dans mes émotions, entraînant ainsi une confusion musculaire et mentale.
Lorsque je suis atteint de sclérose en plaques, je deviens dépendant des autres. Je deviens comme un enfant qui a besoin de quelqu’un pour s’occuper de ses besoins de base. Je dois m’accrocher aux autres, m’agripper pour ne pas tomber, autant physiquement qu’émotionnellement.
Je dois me demander si mes responsabilités en tant qu’adulte sont trop lourdes à porter.
Je préfère peut-être retourner dans un état de dépendance au lieu de toujours avoir à faire les efforts pour acquérir ou garder ce que je possède.
J’étais tellement bien quand ma mère veillait sur moi… Je la trouvais admirable. Mais je ne verrai plus jamais la douceur de ces yeux… J’ai maintenant l’impression que ma vie est sans cesse agitée, en pleine effervescence.
Mon corps me dit de lâcher prise, de me libérer de mes chaînes. La clé se trouve à l’intérieur de moi.
J’accepte de faire confiance à mon guide intérieur et je reconnais en chacun la présence de ce guide, qui amène chaque personne à agir au mieux de sa connaissance. Je manifeste alors plus de flexibilité et de compréhension.

J’accepte de donner un sens à ma vie. Je reprends la maîtrise de ma vie en assument pleinement mes sentiments. L’approbation des autres n’est plus nécessaire . J’accueille les sentiments qui m’habitent. Ils font partie de moi. Je laisse derrière moi les commentaires négatifs qu’on a pu avoir à mon sujet, autant de ma famille que de tout mon entourae. Je me donne plus de douceur. Je suis le flot de la vie et de ces douceurs, ce qui me permet d’évoluer harmonieusement. Je laisse mon costume de clown pour laisser transparaître ma lumière intérieure. La paix intérieure grandit chaque jour.

Source:Le grand dictionnaire des malaises et des maladies- Jacques Martel

Zen en soi

D’après Colette d’Hollosy et Josette Sauthier.

Syndrome d’abstinence émotionnelle

Le syndrome d’abstinence émotionnelle : la douleur après une rupture affective

Article paru sur le site nospensees.fr en décembre 2017

Le syndrome d’abstinence émotionnelle surgit après une rupture de couple. Se défaire d’un tel lien affectif n’est pas une tâche aisée. Qui plus est, la souffrance psychologique ressentie est habituellement dévastatrice pour notre cerveau. Ce processus ressemble au syndrome d’abstinence dont souffrent les drogués, une sorte de chaos neurochimique très difficile à surmonter.

Qui connaît personnellement les effets de cette expérience ? Les adolescents, quand ils vivent une rupture pour la première fois. Quand ils font l’expérience de la douleur de la distance ou de la déception d’un rejet. Les adultes, car notre équilibre vital ne sert finalement plus à rien quand l’amour arrive à expiration, quand l’infidélité vient nous jouer un sale tour ou quand nous nous rendons simplement compte qu’il est nécessaire de mettre fin à une relation sans futur ou trop douloureuse.

« Quand je laisse partir ce que je suis, je deviens ce que je pourrais être. Quand je laisse partir ce que j’ai, je reçois ce dont j’ai besoin. »

-Lao Tseu-

Laisser partir quand on aime encore fait du mal. S’habituer à l’absence, assumer la fin définitive et l’obligation de reconstruire notre vie sans cette personne est une chose pour laquelle nous ne sommes pas préparés. Cependant, nous le faisons, et le fait d’y parvenir nous confère des forces internes et des ressources psychologiques adéquates.

Malgré tout, l’authentique problème apparaît quand quelqu’un, au lieu de tourner la page, tombe dans le cercle de l’obsession, dans un cercle vicieux de nouvelles opportunités, dans le besoin de contacter la personne, de mendier pour des attentions, de réclamer un amour impossible ou terminé. Nous parlons d’un profil caractérisé par la dépendance affective. Le syndrome d’abstinence émotionnelle plonge alors cette personne dans un état de vulnérabilité absolue et de souffrance extrême.

Le syndrome d’abstinence émotionnelle ou l’impossibilité de dire au revoir

Charles a 30 ans et cela fait six mois qu’il a rompu avec sa compagne. Il a connu Pauline au lycée, à 16 ans. Ils ont étudié ensemble à l’université et, plus tard, ils ont ouvert un petit commerce ensemble. Les dernières années n’ont pas été faciles : les dettes, une entreprise qui n’a jamais fonctionné et le découragement de Pauline pour ce projet qui n’avançait pas ont fini par affecter leur relation.

Même si Charles insistait pour continuer à aller de l’avant, Pauline a fini par rompre après une conversation où elle lui a clairement et sincèrement expliqué que non, il n’y aurait plus d’autres opportunités. Leur relation s’achevait ici. Malgré tout, et en dépit de ses explications, Charles continue d’essayer de la contacter. Il regarde quotidiennement ses pages sur les réseaux sociaux pour savoir ce qu’elle fait et cherche des façons de coïncider avec elle.

Notre protagoniste n’est pas seulement obsédé par l’idée de reprendre cette relation. Il est désormais incapable de travailler ou d’entreprendre n’importe quelle activité. Son syndrome d’abstinence émotionnelle est si intense qu’il est devenu l’ombre de lui-même, une personne dépendante plongée dans un cercle anxieux et dépressif.

Voyons maintenant quelles sont les caractéristiques associées à ce type de profil.

Les 5 caractéristiques du syndrome d’abstinence émotionnelle

S’il faut bien avoir une chose à l’esprit, c’est que quand une relation affective prend fin, en général, nous pouvons tous souffrir de ce syndrome d’abstinence émotionnelle. Cependant, celui-ci ne constitue qu’une partie du deuil, une étape qui doit nous motiver à mettre en place des stratégies d’affrontement intelligentes et utiles. Une série de ressources qui nous permettront de simplifier notre chemin pour surmonter cette rupture avec maturité.

  • Malgré tout, cette condition psychologique marquée par la stagnation et la souffrance persistante est commune chez les personnes qui ont une faible auto-estime et qui se caractérisent par une haute dépendance émotionnelle au niveau du couple.
  • Un autre aspect caractéristique du syndrome d’abstinence émotionnelle est l’absence de conviction à propos de la fin de la relation. Un clair refus se dégage.
  • Le comportement anxieux et obsessif est une autre clé. Ces personnes sont incapables de respecter le « zéro contact », elles trouveront toujours une excuse pour chercher, contacter, appeler…
  • Par ailleurs, et c’est un fait non négligeable, les personnes dépendantes sont incapables de tolérer la douleur émotionnelle. Elles manquent d’outils pour la gérer, se sentent paralysées et, face à la souffrance, réagissent en cherchant davantage d’opportunités.
  • Enfin, nous ne pouvons pas non plus oublier toute cette complexe symptomatologie, intense et usante, qui affecte clairement la santé de la personne: insomnie, perte de l’appétit, problèmes de concentration, désintérêt pour la vie, découragement…

Comment affronter le syndrome d’abstinence émotionnelle ?

Charles, le personnage de notre exemple, possède tous les traits psychologiques et comportementaux du syndrome d’abstinence émotionnelle. Dans son cas, il a surtout besoin de l’aide d’un professionnel et d’une thérapie psychologique adéquate. Personne ne mérite de vivre dans un tel état de vulnérabilité, personne ne doit cesser de s’aimer au point de rester suspendu dans une existence dépourvue de sens et dans un état de souffrance émotionnelle si destructrice.

Par ailleurs, que nous soyons arrivés à cet extrême ou que nous soyons en train d’affronter une rupture affective, il serait bon de réfléchir aux stratégies suivantes. À ces clés élémentaires qu’il faut garder à l’esprit.

  • Souffrir du syndrome d’abstinence émotionnelle -avec une intensité et une durée limitées- est normal. Cependant, il est nécessaire d’assumer que c’est une chose transitoire, un état qui doit passer pour déboucher sur un état plus équilibré, centré et fort.
  • Nous accepterons les émotions négatives comme la tristesse, la désolation, le doute. Ce sont des états qui, tôt ou tard, se dissiperont pour favoriser l’acceptation et la capacité à surmonter cette épreuve.
  • Le contact « zéro » est un point basique dans ces cas. Il est essentiel de ne pas garder notre ex-compagnon/compagne dans nos contacts ou sur nos réseaux sociaux. C’est le premier pas pour déconnecter de sa vie et pour éviter de tomber dans des dynamiques perverses.
  • Effectuer des changements dans notre vie est gratifiant. Des choses aussi simples que se faire des nouveaux amis ou chercher d’autres hobbies nous seront d’une grande aide pour « libérer notre esprit », pour rompre le cycle de l’obsession.

Tout au long de ce processus, nous ne mettrons pas de côté des aspects aussi précieux que notre auto-estime, notre dignité, nos valeurs ou nos objectifs vitaux. Une rupture affective ne doit jamais être vue comme la fin du monde mais plutôt comme la fin d’une étape et le début obligé de quelque chose qui nous apportera surement de bonnes surprises ainsi qu’une plus belle version de nous-mêmes. Une version plus forte.

« L’amour ne réclame pas de possessions. Il offre la liberté. »

-Rabindranath Tagore-

L’anxiété

Découvrez ce qu’est l’anxiété, et sous quelles formes elle se manifeste

Article paru sur le site Nos pensées.fr en avril 2016

L’anxiété, c’est une des sensations les plus communes, et les plus désagréables que l’on puisse vivre. Le niveau de mécontentement en découlant dépend de l’intensité de l’anxiété ressentie, et du type de contexte dans lequel elle apparaît.

Généralement, lorsque qu’une personne est anxieuse, cela se ressent dans son quotidien, et parfois, elle est même incapable de mener à bien ses activités normalement au cours de la journée.

Dans la suite de cet article, nous allons tenter de vous expliquer quels sont les aspects basiques de l’anxiété, et si vous vous identifiez à ces aspects, alors nous vous conseillons de vous tourner vers un professionnel tel qu’un psychologue clinique spécialiste de l’anxiété.

Qu’est-ce que l’anxiété ?

Les troubles de l’anxiété, ce sont les troubles psychopathologiques les plus répandus de nos jours.

Face à cette propagation, mieux vaut savoir distinguer ses différentes façons de se manifester ; lisez la suite de cet article, et vous découvrirez en quoi l’anxiété se différencie de l’angoisse, de la peur et des phobies.

L’anxiété, c’est une réaction émotionnelle présentant des sentiments tels que la tension, l’appréhension, la nervosité et l’inquiétude qui causent alors une activation du système nerveux autonome. L’angoisse, c’est la même chose, à la différence qu’elle se caractérise également par une prédominance de symptômes physiques, alors que ce qui prédomine dans l’anxiété, ce sont les symptômes psychologiques.

Alors que les peurs sont associées à un stimulus externe identifiable, l’anxiété, elle, apparaît sans qu’on ne puisse noter la présence d’une quelconque source externe de menace reconnaissable. Les phobies seraient alors des peurs irrationnelles et disproportionnées conduisant nécessairement à l’évitement.

L’anxiété apparaît de manière anticipée par rapport aux événements, ce qui génère alors chez la personne anxieuse une sensation gênante et invasive. La nature de l’anxiété est cognitive et orientée vers le futur, c’est pourquoi elle est susceptible d’apparaître à tout moment.

Mise à part la nature cognitive propre à chacun, il existe un facteur d’apprentissage favorisant l’apparition de l’anxiété. En effet, entre également en jeu un composant biologique, puisque du fait de l’anxiété, le locus coerleus est hyperactif, et le neurotransmetteur GABA ainsi que la voie nerveuse reliant le thalamus et l’amygdale sont altérés.

Comment l’anxiété fonctionne-t-elle ?

L’anxiété n’est pas un système unitaire ; elle se compose d’un triple système de réponse : le système subjectif, le système physiologique et le système moteur. Chacun de ses systèmes peuvent apparaître simultanément, ou bien indépendamment les uns des autres.

Lorsqu’on est anxieux, on est envahi par des pensées désagréables (système subjectif) qui se répercutent alors dans notre corps et provoquent une accélération de notre rythme cardiaque, une dilatation de nos pupilles et des tremblements (système physiologique). D’autre part, du fait de l’anxiété, notre expression faciale, nos gestes et notre manière d’éviter changent (système moteur).

Découvrons les symptômes de l’anxiété

L’anxiété se caractérise par deux sensations prédominantes :

  • Le manque de défense : sensation de perte de contrôle, impression que l’on ne peut rien faire pour éviter les événements internes et externes désagréables imminents.
  • L’incertitude : sensation de méconnaissance du futur, lequel se présente de manière déconcertante face à nous, générant mal-être et trouble psychologique.

De plus, l‘anxiété présente une grande variété de symptômes communs à la dépression, ainsi qu’une autre toute aussi grande variété de symptômes qu’en revanche, la dépression ne présente pas.

Certains des symptômes communs à la dépression sont caractérisés par un grand impact négatif, se traduisant alors par l’inquiétude, la faible concentration, l’irritabilité, l’insomnie, la fatigue, l’agitation psychomotrice, les pleurs, le sentiments d’infériorité, la culpabilité ou la faible estime de soi.

Au contraire, les symptômes propres à l’anxiété sont les peurs, la panique, la nervosité, l’évitement, l’instabilité, l’hyper-vigilance, la perception de menace de danger, la haute activité sympathique, etc.

D’un autre côté, les divers syndromes liés à l’anxiété se manifestent différemment en fonction des symptômes ressentis ; ainsi, on peut noter la présence de crises d’angoisse et/ou de panique, d’agoraphobie, de phobies spécifiques, de phobie sociale, du trouble d’anxiété généralisée, ou du mutisme sélectif.

Les différents traitements envisageables

Il existe une grande quantité de traitements en fonction du trouble d’anxiété que l’on présente, mais certains sont plus efficaces que d’autres. Tout dépend du type de spécialiste que vous allez voir, et de celui qui vous aidera le mieux à surmonter votre anxiété.

Pour lutter contre le trouble d’anxiété généralisée, le traitement le plus utilisé est la Thérapie Cognitivo-Comportementale (TCC), qui comprend relaxation, thérapie cognitive, exposition et prévention de rechutes. De plus, les médicaments sont également un traitement efficace, même si l’hypnose se trouve dans sa phase expérimentale.

En ce qui concerne d’autres troubles d’anxiété également très fréquents tels que les phobies spécifiques, le traitement de choix est l’exposition. Pour ce qui est de la phobie sociale, le traitement de choix, cette fois, est la Thérapie Cognitivo-Comportementale (TCC) couplée à la Restructuration Cognitive(RC) et l’Entraînement aux Habilités Sociales (EHS).

Pour faire face à l’anxiété, il est préférable de la connaître, de se connaître soi, et de trouver un professionnel compétent qui puisse nous aider à la contrôler, puisque les traitements sont très variés et qu’ils doivent être ajustés à la personne qui en souffre, mais également au type d’anxiété ressenti. Si elle est traitée de façon adéquate, alors l’anxiété ne présente généralement pas une haute résistance face à ces traitements.

La réflexologie plantaire

La réflexologie plantaire, qu’est-ce que c’est ?

Article paru sur le site Passeport Santé, Avril 2017

La réflexologie est une technique manuelle pratiquée depuis l’Antiquité qui fait partie des médecines naturelles, réputée depuis des millénaires pour avoir la capacité d’agir sur l’ensemble de l’organisme, cette discipline a donné naissance à la réflexologie plantaire.

La réflexologie plantaire est l’utilisation de techniques de massage et d’acupression sur l’ensemble des pieds, elle étudie l’activité réflexe physique et pathologique précédant une maladie. Cette méthode d’accompagnement est fondée sur l’existence de zones réflexes au niveau des pieds, qui représentent chaque organe du corps humain.

En effet, le pied est la représentation miniaturisée du corps humain : à chaque zone réflexe correspond un organe, une glande ou une partie du corps. Ce système ostéo-articulaire est maintenu et fonctionne grâce à un ensemble de muscles et de ligaments afin de maintenir en équilibre la masse totale du corps. La boucle réflexe va envoyer des signaux au niveau du système nerveux central qui lui, va renvoyer des signaux au niveau de l’organe ou de la glande, de la région en dysfonction. Un toucher spécifique appliqué sur les zones réflexes permet de localiser des tensions et autres dysfonctionnements. L’activation de certains points par simple pression permet d’agir sur les organes en déséquilibre ou encrassés afin d’améliorer leur état ou les redynamiser.

Le travail du réflexologue va permettre à l’organisme de se réguler et d’atteindre un état d’équilibre appelé homéostasie. Afin de connaître la cause de ses maux, le réflexologue va procéder à un interrogatoire très précis de la personne. Dans la plupart des cas, les maux sont dûs au stress ou à des problèmes familiaux. Ils peuvent également trouver leur origine dans des problèmes liés à l’environnement dans lequel évolue la personne, et qui font que l’organisme réagit en conséquence. La réflexologie permet de soulager les maux à distance, c’est pourquoi le réflexologue doit connaître précisément l’anatomie du corps et les points réflexes au niveau du pied afin de soulager les douleurs et traiter la problématique de la personne.

L’objectif du thérapeute est donc d’accompagner l’organisme pour obtenir une autorégulation et une autoguérison.

Petite histoire de la réflexologie

La réflexologie est pratiquée par différents peuples et ce, depuis l’Antiquité. On reconnaît que la première forme de réflexologie est originaire de Chine et remonterait à plus de 5000 ans. Un livre de médecine chinoise daté entre 1000 et 400 ans avant notre ère relate des passages sur la réflexologie. Les Chinois ont toujours accordé au pied une place importante dans le corps humain et l’étymologie du mot « pied » en chinois signifie pour eux « partie du corps qui sauvegarde la santé ». Certaines preuves laissent penser que les civilisations indienne, inca et maya utilisaient également la réflexologie des pieds. Ils attachaient une très grande importance aux pieds pour maintenir un équilibre physique mental et spirituel. Les pieds, en contact avec la Terre, recevaient des énergies positives. En Egypte, des fresques tombales datant de près de 2 300 ans avant notre ère représentant des personnages manipulant des pieds. L’initiateur de la podoréflexologie moderne fut le Docteur William Fitzgerald au début du XXème siècle aux Etats-Unis. Il est le fondateur de ce qu’il a appelé la « Thérapie des zones » et intègre au fur et à mesure cette thérapie à sa pratique. Ainsi, il imagine une première localisation des zones réflexes en divisant le corps humain en dix zones égales et chacune de ces zones correspond à un doigt ou un orteil. Elles sont reliées entre elles par la circulation de flux énergétiques. C’est le Dr Eunice Ingham, physiothérapeute américaine et assistante du Dr Fitzgerald, qui a diffusé cette méthode. Séduite par les théories du Dr Fitzgerald, elle a mis au point au début des années 1930 la réflexologie telle qu’on la connaît aujourd’hui. Elle est l’auteure du premier traité de réflexologie moderne dans lequel l’ensemble du corps est littéralement « cartographié » sur les mains et les pieds. De nos jours, Guy BOITOUT et Jean-Pierre VALADA, deux Français Kinésithérapeute et Ostéopathe ont révolutionné la cartographie initiale par une cartographie plus précise et détaillée qui a donné naissance à la réflexologie occipito-podale plus dynamique, plus juste et plus efficace.

Les bienfaits de la réflexologie plantaire

Les bienfaits de la réflexologie plantaire : Physiques, psychiques et émotionnels

La méthode se suffit à elle-même pour un grand nombre de pathologies mineures toujours avec un esprit de complémentarité au traitement médical.

La liste des possibilités thérapeutiques est vaste :

  • Appareil locomoteur : traumatologie et rhumatismale Torticolis, épicondylite, tendinites, dorsalgie ,lumbago, sciatique, cruralgie ,arthrose mineure etc…
  • Système hormonal : puberté, ménopause, problèmes thyroïdiens, diabète non insulino dépendant.
  • Système cardio vasculaire : tachycardie, œdème de stase, hypertension artérielle Mineure
  • Système ORL : sinusite, bronchite, asthme laryngite rhino pharyngite
  • Système nerveux cerebrospinal : traumatisme des nerfs crâniens et des nerfs périphériques.
  • Système digestif : hernie hiatale, constipation spasmodique, gastrite.
  • Système urinaire : rétention, incontinence.
  • La peau : eczéma, acné, psoriasis.
  • Système genital : infertilité fonctionnelle, trouble prostatique, dysménorrhée
  • Perturbations des organes des sens : trouble oculomoteur, acouphènes unilatéraux vertiges.
  • Céphalées de tensions, migraines.
  • Maladies psycho fonctionnelles ou psycho somatiques
  • Pathologie des nouveaux nés et de la petite enfance : régurgitations gastro œsophagiennes pharyngite colite agitations ou apathie.

Qui la pratique ?

Aujourd’hui, de plus en plus de professionnels de la santé et de thérapeutes s’intéressent à la réflexologie et se forment. C’est le cas de certains podologues, infirmiers(ères), aides-soignants(es), médecins ou bien psychologues. La plupart des réflexologues confirmés viennent d’un milieu professionnel différent et ont choisi de se reconvertir dans une profession plus manuelle, tournée vers l’humain et le bien-être. Pour pouvoir pratiquer il suffit tout simplement d’être certifié en réflexologie.

Plusieurs écoles en France proposent des formations complètes en réflexologie plantaire, mais aussi auriculaire, palmaire et endonasale. Si l’on est curieux, patient et que l’on aime masser, il est tout à fait possible et même conseillé de prendre en mains ses pieds et ceux de ses proches. En prenant le temps de masser ses pieds, tout en essayant de stimuler certains points de réflexologie, on peut découvrir et ressentir une sensation très agréable d’être reconnecté à soi-même, de prendre soin de soi, même si certains points peuvent être douloureux sur le moment. Avec des gestes simples, précis et doux, vous pouvez faire le bonheur de vos enfants ou de votre conjoint, et créer d’autres liens, parfois plus forts et apaisants.

Bien entendu, cela ne remplace pas le savoir-faire d’un réflexologue qui aura l’expérience et le ressenti nécessaire pour vous guider vers un rééquilibrage et une autorégulation de l’ensemble de votre organisme.

Pour qui ?

La réflexologie plantaire est recommandée pour :

  • Renforcer l’action des traitements médicaux et atténuer les effets secondaires grâce à une meilleure élimination des toxines
  • En post-chirurgie pour diminuer les effets secondaires de l’anesthésie:
  • Dans les cas de troubles fonctionnels lorsque les systèmes neuro endocriniens, vasculaire et énergétique ont un rôle majeur, les réflexologies sont efficaces à 80%
  • Dans les cas d’affections aigues ou chroniques le réflexologue adaptera le soin avec précaution
  • Dans les cas d’allergies ou infections hivernales pour rééquilibrer le terrain organique
  • Pour une relaxation, une détente profonde pour éliminer le stress.

Une séance peut varier selon les personnes et elle sera, par exemple, douce pour les enfants et les personnes très malades, fragiles, âgées ou même en burn-out. La séance pourra être plus dynamique pour celles qui sont très fatiguées. Le processus de guérison repose également sur la participation active du patient à sa prise en charge. Le praticien soigne mais c’est le patient qui se guérit. Celui-ci ne doit donc pas être un simple spectateur, il doit être acteur de sa santé pour que cela fonctionne.

Comment se déroule une séance de réflexologie plantaire ?

Lors de la première séance, le praticien procède à un entretien précis, appelé anamnèse, au cours duquel la personne énonce ses maux et symptômes. Le réflexologue réalise une synthèse et un diagnostic, puis il adapte le protocole thérapeutique. L’individu enlève ses chaussures et s’installe confortablement dans un fauteuil ou sur une table de massage, la tête légèrement relevée. Le praticien est assis, au niveau des pieds de la personne. La première intention est de détendre et de mettre en confiance le patient.

Le thérapeute peut effectuer certaines manipulations sur des points spécifiques du pied afin de détendre la personne. Il indique à l’individu les points précis sur lesquels il travaille et celui-ci peut lui donner son ressenti. Pendant le soin, la personne peut avoir des endormissements. Les effets peuvent être accompagnés immédiatement ou dans les heures qui suivent par une série de signes de type parasympathique comme somnolence, bâillement, toux, faim, soif, envie d’uriner, sudation, pâleur, maux de tête…

Certains symptômes peuvent apparaître dans les deux ou trois jours après le soin comme des courbatures, une amélioration du transit intestinal, une augmentation du volume urinaire, une transpiration plus abondante et malodorante… Ce sont les signes d’élimination des toxines. Ces réactions sont salutaires car elles sont des crises d’élimination aiguë curative. Elles sont souhaitables mais non systématiques, propres à chaque personne et régies par la loi de Hering qui postule que le mal part de l’intérieur vers l’extérieur. Le suivi se fait en trois à quatre séances espacées de trois semaines selon la nature de la problématique, puis le thérapeute et la personne font un bilan. Une séance dure environ une heure.

La séance est vécue comme un moment privilégié de détente, de communication en confidentialité.

La réflexologie plantaire est un art ancestral de dépistage de préventions et de traitements provoqués par des réflexes, Vous découvrirez ce qu’est cette pratique, son histoire, qui l’exerce et à qui elle s’adresse, ainsi que les nombreux bienfaits qu’elle procure, le déroulement d’une séance et les contre-indications.

Quelles sont les contre-indications ?

Il existe peu de contre-indications.

Si le réflexologue prend certaines précautions seule la période aiguë de thrombose veineuse phlébite, et les cas d’infections graves avec risque de propagation sont à considérer comme contre-indication absolue. Il faut éviter le massage localisé à la zone du cœur en cas de décompensation cardiale, de troubles du rythme ou d’hypertension artérielle grave.

Dans le cas de grossesse on ne massera pas les zones glandulaires et génitales durant les trois premiers mois. Lors des mois suivants le réflexologue observera une grande prudence.

Au niveau des pieds dans les cas d’enflures suspectes, de fractures, d’entorses, de rhumatismes hyperalgiques la réflexologie est contre indiquée.

L’avis des spécialistes

Virginie Gigon, Réflexologue

Dans notre société occidentale, nos pieds sont trop souvent malmenés. Enfermés et serrés dans des chaussures étroites et peu confortables, ils étouffent et se crispent. Nous oublions que grâce eux, nous marchons, courons, sautons, dansons, et même glissons. Ils nous stabilisent, nous recentrent, nous ancrent dans le moment présent et nous relient à la Terre. Ils nous portent et nous supportent tout au long de notre vie.

Lorsque nous décidons de prendre soin de nos pieds, c’est en réalité tout notre organisme que nous réharmonisons et renforçons. La réflexologie plantaire offre aux pieds cette légèreté, souplesse et douceur dont ils ont besoin, et aide votre organisme à se nettoyer afin de retrouver une bonne énergie. J’ai pu observer, durant mes quelques années de pratique en cabinet et en service hospitalier, qu’une séance de réflexologie plantaire pouvait, dès le début, améliorer l’état psychique, physique et émotionnel du receveur. Elle ne remplace pas les traitements médicamenteux ou les avis médicaux, mais accompagne la personne vers un mieux-être et une guérison. Pour la plupart des personnes atteintes d’un cancer, ce soin soulage la douleur par son action relaxante et rééquilibrante des systèmes ortho et parasympathique. La réflexologie plantaire aide aussi à supporter le poids de la maladie et des traitements lourds, en redonnant au corps l’énergie nécessaire pour combattre le cancer. La podoréflexologie devrait être reconnue, appréciée et intégrée quotidiennement dans notre monde occidental et médical. Cette thérapie est essentielle pour se remettre sur pied en douceur.

Danièle Marlasca Chevallier, Réflexologue

La réflexologie est une excellente méthode de prévention et de dépistage de zones pathologiques Elle est malheureusement encore peu connue en France. Le pied est le corps humain en miniature ! Tout est dans les pieds et tout est accessible sous nos doigts Si l’action du thérapeute est déterminante, la réaction liée aux capacités propres à la personne est prédominante. Que ce soit en milieu hospitalier ou en cabinet le traitement thérapeutique procure dans la majorité des cas une détente, un soulagement, un drainage et une relaxation générale.

Le réflexologue doit faire preuve d’humilité de discernement et de bon sens devant son patient. Il doit être humble car il ne pourra pas tout régler, mais son intention est de faire retrouver l’équilibre physique, psychique et émotionnel à son patient. Le réflexologue a également un très grand rôle de conseil et d’orientation du patient vers son médecin si cela est nécessaire. Après plusieurs années de pratique, je suis toujours surprise des réactions et bienfaits des techniques. La connaissance approfondie de l’anatomie est impérative et permet d’agir avec une grande précision. C’est une véritable passion pour moi.

Rédaction : Virginie Gigon , Réflexologue
Retrouvez Virginie Gigon sur Medoucine.com

Rédaction : Danièle Marlasca Chevallier, Réflexologue
Retrouvez Danièle Marlasca Chevallier sur Medoucine.com

Avril 2017

Bibliographie

Boitout, G., & Valada, J. P. (2015). Réflexothérapie occipito-podale. Elsevier Masson.

Dougans, I., & Ellis, S. (1992). La réflexologie, théorie et pratique. Éditions Médicis-Entrelacs.

Faure-Alderson, M. (2011). Réflexologie thérapie totale : du réflexe à la conscience. Éditions Trédaniel.

Pasche, J., & Zingg, A. L. (2012). La réflexologie et ses effets sur la douleur, la fatigue et l’anxiété chez les patients souffrant de cancer (Doctoral dissertation, Haute Ecole de Santé Vaud).

Siegler, M. (2014). La réflexologie plantaire, une approche complémentaire pour les patients atteints de cancer (Doctoral dissertation, Haute Ecole de Santé Vaud).

Références

Site Réflexologie.fr. (Consulté le 16 avril 2017). http://www.reflexologie.fr/documents/LePointReflexeN06.pdf

La morphologie-psychologie

La morpho-psychologie, technique de bilan naturopathique

Posted on 2 février 2019 by Corinne Dewandre sur son site Synergie Naturopathie Rhone-Alpes

Nous pratiquons tous la morpho-psychologie de façon intuitive. Chaque personne rencontrée nous laisse une impression ; nous scannons rapidement et sans y prêter attention son apparence, sa morphologie, la forme de son visage, de son nez, yeux ou pommettes. Notre intuition nous livre des indices, mais ils sont souvent rapidement relayés par le mental, qui juge.

La morpho-psychologie que pratique le naturopathe lui permet d’observer certains indices sans porter de jugement. Il s’agit d’apprendre à découvrir l’autre, de dépister le langage qu’exprime son corps, pour l’aider à mieux se connaître et à lui proposer des conseils adaptés à son cas unique.

Cette discipline n’est pas récente : Pythagore (500 avant JC) trace des liens entre morphologie et comportements. Hippocrate identifie quatre humeurs en lien avec la morphologie. Galien reprend ces humeurs et en dégage quatre tempéraments. Léonard de Vinci étudie les proportions du visage.

Plus récemment, divers auteurs ont proposé des typologies basées sur l’étude du crâne, des différents étages du visage (Dr Léon Vannier) en lien avec l’homéopathie. Louis Corman est considéré comme l’auteur de référence de la morpho-psychologie moderne. Il a repris les points de départ des tempéraments d’Hippocrate et a créé les concepts de dilatation et rétractation.

Marchessseau, considéré comme le fondateur de la naturopathie française, se sert d’une typologie binaire, sanguino-pléthorique et neuro-arthritique pour établir des lignes de conduite adaptées.

A l’heure actuelle, cette discipline s’est développée et est utilisée dans de nombreux domaines. En ce qui nous concerne, il s’agit d’une technique de bilan (observation du visage et du corps) sur laquelle s’appuie le naturopathe.

Il existe plusieurs techniques de bilan :
 L’iridologie (observation de l’iris) permet d’interpréter les signes iriens et de servir de pistes aux conseils personnalisés
– Le bilan oriental (observation de certaines couleurs de peau, ongles,…) indique aussi des pistes de travail. Ce bilan est inspiré de la médecine traditionnelle chinoise.
– La réflexologie (plantaire, palmaire, auriculaire ou vertébrale) : la palpation de différentes zones réflexes apparaissant sur le pied, la main, l’oreille ou la colonne vertébrale permet de déceler certaines faiblesses des organes qui y sont associés.
– La chromothérapie : l’observation des couleurs choisies par le client permet de fournir quelques pistes intéressantes.
– La morpho-psychologie : l’observation de la morphologie du visage et du corps est également riche en enseignements tant sur le plan physique que sur le plan psychologique. Ce bilan permet d’affiner les conseils personnalisés que le naturopathe prodiguera à son client.

Les trois formes de psycho-morphologie étudiées par Synergie Naturopathie :

– Les étages du visage (cérébral, affectif et instinctif) ;

– Les lois de la dilatation et rétractation, permettant de faire des liens avec les tempéraments d’Hippocrate ainsi que de dégager d’autres pistes psychologiques. Les travaux de Louis Corman et de Marchesseau permettent de repérer les signes de rétractation frontale, latérale, de tonicité et d’atonie,…

Une personne dilatée atone sera de tempérament lymphatique selon les tempéraments d’Hippocrate.

On notera la forme du visage très dilatée, les récepteurs sensoriels en courbe, les yeux qui évoquent ceux d’un basset artésien.

Parmi les dilatés, on peut aussi trouver des personnes dilatées toniques. Leur visage est également rond, mais les récepteurs sensoriels sont plus alertes. En général, elles sont de tempérament sanguin selon les tempéraments d’Hippocrate.

On peut ensuite distinguer les rétractés. Parmi eux, on observera les signes des rétractés frontaux, qui correspondent au type bilieux en tempérament d’Hippocrate.

Leur profil forme une inclinaison, contrairement à celui des rétractés frontaux, dont le profil est assez droit. Ces derniers correspondent au type nerveux des tempéraments d’Hippocrate.

Illustration : Patrice Ras, morphopsychologie.

On peut aussi reconnaître les tempéraments bilieux à la forme souvent rectangulaire de leur visage, comme pour Bradley Cooper, alors que les tempéraments nerveux ont plutôt un visage en forme de triangle, comme Sara Jessica Parker.

– La typologie planétaire, permet de faire des liens avec les huit types planétaires identifiés et d’en tirer quelques conclusions intéressantes.

Ces différentes observations permettent d’affiner les conseils en matière d’alimentation, d’hygiène de vie et de pistes naturopathiques (phytothérapie, Fleurs de Bach,…).

Sources :

Louis Corman
Patrice Ras

Jean-Marie Lepeltier