Article paru dans la revue Weleda / Printemps-Été 2019

La médecine anthropomorphique développe une conception holistique de l’être humain, prenant en compte les niveaux corporel, biologique et physiologique, psychique et spirituel. Elle relie l’homme à la nature, donc aux autres êtres vivants et aux minéraux, sources de ses remèdes. « Son lien à l’homéopathie est particulièrement fort puisqu’elle en partage les principes de dilution et de dynamisation du médicament d’une part et d’individualisation thérapeutique d’autre part. D’ailleurs plus de 80 % des traitements prescrits à nos patients sont des médicaments préparés homéopathiquement », explique le Dr Robert Kempenic, président de la Société Savante de Médecine Anthroposophie (SSMA) et de l’Association pour la Recherche et l’enseignement en Médecine Anthroposophique (AREMA).

En homéopathie, le principe de similitude indique que le patient peut être soigné par une substance diluée qui, si elle était administrée sans dilution à une personne en bonne santé, provoquerait des symptômes. La même substance, hautement diluée, apaise ces symptômes chez une personne malade. La méthodologie anthropomorphique, héritée de Goethe, se fonde sur la loi d’analogie qui considère que l’homme et la nature ont tissé une relation intime au cours de leur évolution commune.

Toute substance naturelle peut influencer la santé de l’homme : que ce soit au niveau moléculaire (comme en médecine conventionnelle), selon son rôle dans la nature et même dans sa dimension culturelle. « Par exemple, le fer pourra être prescrit en raison de ses nombreuses propriétés physicochimiques et biologiques, mais aussi, de son comportement, de son rôle dans l’environnement et de sa place dans l’histoire humaine », illustre le Dr Kempenich. Ces différentes dimensions composent ce que la médecine anthroposophique appelle l »image du médicament.

Les médicaments proviennent de matières premières appelées « souches », tirées des règnes minéral, végétal et animal. Les souches des médicaments anthropomorphiques sont, dans un premier temps, préparées par des procédés pharmaceutiques spécifiques, comme la chaleur par exemple. Puis elles sont diluées par étapes et dynamisées, c’est-à-dire rythmiquement agitées à chaque étape de dilution. « C’est le rôle de la préparation pharmaceutique, en laboratoire, de réorienter la substance de la nature vers un processus intérieur de l’homme : la substance devient alors un médicament », précise le Dr Kempenich.

Enfin, le traitement anthropomorphique correspond à une personne particulière, il est adapté à une situation biographique individualisée.

C’est à ce titre que les patients ont « le sentiment d’avoir doublement choisi l’homéopathie », comme le dit Jessie Delage (APMA) : « La médecine anthroposophique est fondée sur une médication homéopathique dynamisée. Elle partage avec l’homéopathie de nombreux ingrédients et méthodes de préparation, tout en intégrant une vue spirituelle de l’être humain. »

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